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Ils n ' y sont pas et ne regarderont le Mondial que par effraction.
Voilà le Maroc qui prétendait il y a quelques années, remporter haut la main l'organisation chez lui de la Coupe du monde 2010, relégué aux oubliettes.
Non seulement, les Marocains n'ont pas décroché ce "privilége" mais ils n'ont même pas l'opportunité de suivre sur leur petit écran le déroulement de cette coupe qu'accueille le pays de Mandela.
Sur 22 pays dits arabes, un seul qui n'est même pas arabe à 100 % ", a réussi à passer le cap des éléminatoires de cette prestigieuse manifestation.
L'Amérique Latine compte de loin, moins de pays que ceux se proclamant de ce monde arabe mais a réussi à aligner un nombre plus qu'honorable de nations à ce rendez vous planétaire.
Elle aligne avec fierté le Paraguay, le Chili, le Mexique, l'Argentine, le Honduras, le Brésil et l'Uruguay
Quant à l'Afrique dite noire, elle ne compte pas moins de 5 nations présentes en Afrique du Sud: le Pays organisateur, le Ghana, la cote d'Ivoire, le Nigeria et le Cameroun.
Aux jeux olympiques d'été ou d'hiver, les Arabes ne marquent jamais de telles rencontres internationales par une présence honorable.
A peine si un coureur de fonds marocain ou un autre ayant bradé sa nationalité d'origine par celle du Qatar, parvient à décrocher une misérable médaille lors des grandes rencontres olympiques.
A part cela, nous, Arabes ou prétendus tels, sommes les plus rusés de la planète, les plus virils ( Ne prétend t on pas niquer dix fois chaque jour ? ) et les plus entêtés.
On a toujours raison quand on a toujours tort. Nous savons tout et n'avons besoin d'écouter personne.
Nous réfléchissons toujours à partir d'une opinion collective; C'est à dire que nous ne pouvons jamais en tant qu'individus, avoir, chacun, sa propre opinion sur tel ou tel événement.
Il nous faut toujours nous référer à " Vu à la télévision " ou " Rapporté par Abou Hourayra ".
Ce mode de pensée qui nous empêche de nous donner la peine d'analyser à titre personnel, un événement ou un fait historique ou d'actualité, nous aliène.
Nous nous sentons rassurés quand nous devons, pour forger une opinion, nous référer à Al Qaradaoui, à Hassan Al Banna, à Ramadan, à Ben Barka, Ben Laden ou à Nasrallah.
Nous pleurons les dictateurs et jurons de les venger " par notre âme et par notre sang ". Birroh, Biddam, nafdika ya Saddam "!
Nous nous projetons sans cesse et en permanence dans le passé " glorieux " de l'Andalousie et des Foutouhat ( conquêtes arabes ). Et nous en appelons toujours à Saladin et à Tariq Ibn Ziyyad pour nous libérer.
Ce mode de pensée infantilisant et déresponsabilisant est pour l'essentiel dans notre arriération.
Nous n'existons pas en tant qu'individus...Nous avançons... ou reculons, c'est comme on veut, d'abord comme une communauté qui suit....des illuminés.
Et pour autant que ces illuminés se trompent, ce qui est très souvent le cas, nous règlons leurs factures.
Les nationalistes despotiques se sont trompés et nous ont fait payer leurs erreurs, les islamistes militants sont occupés à se casser la figure et nous entraînent avec eux dans l'abîme de leur folie.
Il nous est difficile aujourd'hui de nous avouer vaincus et terrassés par les progrès de la science, par les prouesses de la technologie avancée et par notre propre incapacité à nous voir tels que nous sommes: défaits, tyrraniques, intolérants, anti-démocratiques, bafouant les droits des plus faibles que nous, illettrés, aspirant à l'exil, ...
Nous avons atteint le fonds et nous creusons encore.
Parce qu'en tant qu'individus, nous n'existons que pour emboîter le pas aux pseudo - savants et et aux faux prophètes.
La plus grande révolution dont nous avons besoin est celle de nous reconnaître, en tant qu'individus, chacun livré à lui même, le droit de penser et de proposer.
Car, si l'on se donne la peine d'observer et d'enregistrer les quelques réussites émergées de notre milieu, ce sont des réussites d'abord individuelles qui ne doivent rien à la collectivité bloquante et aliénante et ô combien stressante et culpabilisante.
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