mercredi 23 mars 2011

"Annahj Achchoumouli" ou la Voie totalitaire


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ANNAHJ ADDIMOKRATI
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(La voie démocratique ):
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ORGANISATION
TOTALITAIRE
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Lorsque de retour au Maroc, Abraham Serfaty, co - fondateur de l'organisation "marxiste léniniste" Ilal Amam ( En Avant ), avec Abdellatif Laabi, le martyr Abdellatif Zeroual ainsi que feu Driss Benzekri, fut approché fin des années 1990, par les camarades d'Annahj Addimokrati, usurpateur des structures de l'organisation maoisto gauchiste des années 1970 , les leaders historiques de ce courant refusèrent net l'invitation des pseudo démocrates d'Annahj, en constitution à cette époque

Serfaty et ses amis signifièrent à Al Harif, Amine et d'autres que les repreneurs des débris de l'extrême gauche marocaine n'avaient rien compris aux erreurs du passé ayant conduit à l'échec idéologique et politique de l'extrême gauche particulièrement active durant les années de plomb.

De fait,
n'étant nullement conscients de la nécessité de réaliser leur autocritique, les néo gauchistes d'Annahj n'avaient et n'ont à ce jour, rien compris à ces graves errements ayant conduit de très nombreux camarades à la prison et à la mort

Et partant, la fuite en avant opérée par les héritiers illégitimes du mouvement frontiste ( Front entre les 3 organisations d'extrême gauche, Ilal Amam, 23 Mars et Servir le peuple ) des années 1970, reproduisirent et continuent de reproduire les mêmes erreurs graves ayant conduit à la débâcle de ce mouvement très actif durant les années de plomb.


Mais de quels errements les camardes "révolutionnaires" des années BASRI se sont rendus coupables et persistent à entériner aujourd'hui?:

Le gauchisme qui est, comme le disait Lénine, la maladie enfantile du communisme, a été pour beaucoup dans l'irresponsabilité de ce mouvement.

Par gauchisme, j'entends les pratiques triomphalistes et les discours utopistes présentant la situation du Maroc des années 1970 comme une situation révolutionnaire prête à sonner le glas du pouvoir réactionnaire et féodal.

La classe ouvrière quasi inexistante à cette époque au Maroc et peu structurée, fut alors encensée, sacralisée et présentée par les gauchistes d'Ilal Amam comme étant prête au soulèvement final, tirant derrière elle, les masses paysannes et étudiantes sous la direction du parti du prolétariat, entendez Ilal Amam.


Par gauchisme, j'entends ces pratiques des camarades faisant violence à l'indépendance des organisations de masses estudiantines (UNEM, Union nationale des étudiants du Maroc) comme ouvrières, leur imposant par la terreur du verbe , le terrorisme intellectuel et la force physique, les mots d'ordre d'ILAL AMAM.

Sachant que l'essentiel de la direction d'Ilal Amam fut constitué d'étudiants de la gauche extrême et de quelques intellectuels dont une bonne partie étaient issue de la moyenne et petite bourgeoisie, les leaders n'avaient que peu de conscience de la réalité des classes opprimées, car ne s'étant jamais donné la peine de les côtoyer.

Ainsi tout leur discours était "Tobaoui" ( utopique ) et plein de rêves s'inspirant de l'idéologie réactionnaire de Mao Tse Toung.

Par gauchisme, j'entends l'incapacité chronique des camarades "révolutionnaires" à discerner les données objectives liées aux rapports des forces entre eux et le pouvoir en place.

Leur lecture erronée de ces rapports largement au désavantage de l'idéal révolutionnaire a conduit des centaines de militants, encouragés par la direction de l'organisation, à commettre de graves imprudences ayant conduit à l'emprisonnement de la majeure partie d'entre eux et à permettre à la police du régime de Hassan II, de briser l'ossature de cette organisation.


La lecture des rapports des forces au niveau international présentant le système capitaliste et impérialiste comme étant aux abois, attendant le coup de grâce des révolutionnaires au travers de la planète, fut également l'une des maladies de ce gauchisme dont les leçons n'ont à aucun moment été retenues.

Le refus de toute alliance avec les forces démocratiques opposées à la répression et à la dictature fut l'une des erreurs graves ayant achevé d'isoler les tenants de l'idéologie extrémiste d'Ilal Amam.

Ces forces démocratiques de la gauche ou de la démocratie bourgeoise furent placées sur le même pied que le régime féodal et répressif de l'époque. Ils n'ont pas lu Lénine.


L'on peut durant de longues pages tracer en long et en large, les errements politiques de cette organisation dont le substrat est repris aujourd'hui par Annahj Addimokrati et évoquer les alliances d'hier et d'aujourd'hui des camarades, à l'instar de celles établies avec le Front Polisario ( Front de tribus basé sur l'allégeance au Sheikh ) totalement contrôlé et financé par le régime des généraux mafieux algériens.

Cette alliance contre nature d'Annahj avec une organisation sans ligne idéologique ou politique n'a eu et n'a encore aujourd'hui pour seul justificatif que l'opposition de ces deux courants totalitaires au pouvoir monarchique régnant au Maroc. Trop peu pour aboutir à un changement révolutionnaire

Aujourd'hui, persévérant sur sa lancée, Annahj continue de violenter les organisations indépendantes des masses marocaines et leur impose d'épouser ses positions et attitudes "révolutionnaires".

Sa mainmise sur les instances de l'Association marocaine des droits humains présidée et animée par les camarades d'Annahj, khadija Ryadi et Abdelhamid Amine a fini par vider cette association de sa substance démocratique, la transformant en un instrument docile de propagande et une courroie de transmission des positions politiques ultra extrémistes de cette organisation totalitaire.


L'alignement de l'AMDH sur les positions pro Polisario d'Annahj a chassé des rangs de cette organisation droitdelhommiste, tous les militants démocrates défendant la marocanité du Sahara.

Aujourd'hui, Annahj fait semblant de soutenir les revendications de la jeunesse du 20 février en tentant de phagocyter ce mouvement éminemment réformateur et démocratique.

Mais son agenda est tout autre, car Annahj rêve tout haut de l'avènement du Grand soir qui transformera le mouvement du 20 février plein de fraîcheur et jaloux de son indépendance, en un simple outil dont la mission serait d'enfin conduire au renversement du régime actuel pour lui substituer une république "socialiste" à l'image de celle bâtie jadis par les Amis de Pierre Galand au Cambodge et qui a causé un génocide des plus affreux.


NON MERCI !!!

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L'appel à DEGAGER s'approche de l'entourage immédiat du roi










Dégage !!!!

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Le dimanche 20 mars, à Rabat, le nouveau "Collectif des Marocains du monde" dont votre serviteur fait partie, défilait parmi les milliers de manifestants ( 4000 selon la police, le double selon les organisateurs ).

Qu'importe le nombre exact, l'essentiel réside ailleurs, à savoir: la jeunesse marocaine qui a défié les appels à la démobilisation venant des états majors des partis politiques traditionnels, les intimidations de la police et l'appel à la contre manifestation des jeunes pro - discours du roi, ne craint plus la répression ou les intimidations.

Une chose est désormais acquise au Maroc: la jeunesse n'a plus peur. Contrairement à la majeure partie des Marocains de l'étranger qui tremblent lorsqu'on leur parle du Makhzen. Du Makhzen de là bas et de ses subalternes ici qui veulent nous faire taire par le coup de poing ou la caméra cachée.

Aux slogans de : "Al himma, Dégage", "Moataassim ( conseiller de Mohammed VI ), dégage", "El Majidi ( Autre conseiller Mohammes VI ), Dégage" et "Abbas El Fassi ( premier ministre) dégage"...., cette jeunesse admirable, disciplinée et pacifique a arpenté, sur quatre kilomètres, les rues et avenues de Rabat allant de Bab El Hadd au siège du parlement de Rabat.



Le génie et l'imagination étaient au pouvoir. Admirez les slogans et les appels scandés par les jeunes :

-" Face book, lay ghelbouk " traduction : "Facebook, ils ne te vaincront pas" ( allusion à "San3at bouk, may ghelbouk", traduction " Au métier de ton père, tu seras imbattable";
- " 2M ( chaîne makhzenienne ) kat chta7, Al jazeera kat fda7" , traduction : "2M danse, aljazeera dénonce".

D'autres appels, un peu moins politisés, à la limite antidémocratiques et prêtant à confusion, comme "la dissolution des partis politiques", montraient le manque de maturité politique chez cette jeunesse qui a obligé le système, à annoncer, toutes affaires cessantes, une modification de la constitution pour le mois de juin prochain ( référendum en septembre ).

Chose qu'aucun parti politique de la place n'osait, par peur de perdre ses privilèges, réclamer à la monarchie.

C'est dire que cette jeunesse qui ne se contente pas de s'adresser au pouvoir monarchique pour lui demander de dégager ses courtisans et ses affidés, a eu l'audace de réclamer et de répéter à haute voix ses attentes légitimes.

Ces partis reprochent aujourd'hui à cette jeunesse du 20 février de se laisser embrigader par les islamistes et les maoistes de la Voie démocratique.

"Mais,répondent en choeur les jeunes : " La rue est à tout le monde, et si vous êtes en phase avec nos revendications,vous n'avez qu'à venir fouler le macadam au lieu de jeter l'anathème sur notre mouvement et d'interdire à "vos jeunes" de se joindre à notre manifestation". Et toc

Sauf que les vieux "dirigeants" des partis traditionnels n'ont qu'un mot à la bouche " Le roi a promis, inutile de continuer à manifester ".

Les jeunes ne veulent pas croire que le résultat de la modification de la constitution promis par le roi soit du même cru que les modifications bidon des constitutions passées.

D'autant que les jeunes du 20 février savent "qui est qui". Et la présence au sein de leurs manifestations de troupes musclées du mouvement islamiste Al Adl Wal Ihssan ou des maoisto- gauchistes d'Annahj Addimokrati, ne leur fait pas peur.

Chacun dans cet agora a sa place et chaque groupe, parti ou groupement exprime ses attentes et son programme. In fine, c'est au peuple de choisir.

Les jeunes déclarent qu'ils ne font le jeu de personne et qu'ils ne cherchent nullement à prendre le pouvoir.

Ils se positionnent en tant que force de propositions, de pression et de vigilance.

Malgré les coups de la flicaille ramassés, le 13 mars passé à Casablanca, ils refusent de recourir à la violence ou de répondre aux provocations. Et cela est salué unanimement par les forces vives du Maroc.

Notre délégation, dès son entrée dans la manif, a reçu une ovation soutenue de la foule.

Des avocats manifestant pour que cessent les instructions aux magistrats, venant " d'en haut " sont venus nous serrer la main et se solidariser avec nos revendications.

Des jeunes sont venus nous demander le communiqué que nous distribuons à la presse et nous aider à porter nos immenses calicots des Marocains du Monde.

El Yazami, le vice roi du Maroc, a ramassé pour son grade et la presse a été très intéressée par nos revendications.

A l'unanimité, la foule demandait la démission de l'actuel gouvernement où siègent neuf ministres liés par les liens du sang Fassi. EXCUSEZ DU PEU!!!

C'est une honte.
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lundi 21 mars 2011

Ce fut admirable de dignité chez les jeunes marocains ....

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VENANT DE bruxelles,
.Le Collectif des Marocains du Monde
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a manifesté dans les rues de Rabat, le 20 mars 2011, pour soutenir la lutte des jeunes du 20 février, pour plus de démocratie et pour une monarchie constitionnelle.
IL A PORTE LES REVENDICATIONS DES MAROCAINS DU MONDE
UN REPORTAGE PLUS COMPLET AVEC DIAPORAMA, INFORMATIONS ET ANALYSES SERA PUBLIE SUR "BRUXELLOIS, SUREMENT" CE MERCREDI 23 MARS 2011
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CALICOT DES MAROXELLOIS A RABAT

Abdellah Boussouf, secrétaire général du CCME s'est joint au cortège des Maroxellois à RABAT



Une partie de délégation des MAROXELLOIS à Rabat


En route pour BAB EL HADD, lieu du départ de la manifestation du 20 mars
Ce fut aux cris de : "El Yazami, dégage" et de "Ameur ( plein ou rempli ) Rak khawi" -traduction: "Ameur, t'es vide", entre autres slogans que les MAROXELLOIS ont défilé à Rabat


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Nous manifesterons au MAROC, chaque fois qu'il le faudra pour réclamer plus de justice, plus de démocratie, moins d'arbitraire et pour l'abolition de la corruption et de la répression contre les forces vives du peuple marocain.
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Le PS a la mémoire courte...

 . Il oublie son agression contre les Enseignants en 1996. Onkelinx, fossoyeuse PS de l'enseignement francophone En descendant dans les ...