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jeudi 19 janvier 2012

Benkirane est un premier ministre de paille

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Des jeunes diplomés chômeurs marocains s'immolent hier, à Rabat
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Personnes sensibles, s'abstenir de visionner les vidéos
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COMMENTAIRE DE BRUXELLOIS, SUREMENT


De l'avis quasi général, rien n'a vraiment changé au Maroc, depuis la promulgation, en juillet dernier, de la nouvelle constitution et surtout depuis les élections législatives du 25 novembre 2011.


Malgré le succès relatif des islamistes du PJD, c'est toujours le souverain marocain et ses conseillers qui décident de tout.


Selon le journal Akhbar Al youm d'hier, la déclaration devant être présentée au parlement, par le chef du futur gouvernement, Abdelilah Benkirane, est prête de puis plusieurs jours et elle attend, avant d'être adoptée ou rejetée par les élus de la nation, la signature du souverain.


Et donc, Abdelilah Benkirane et son équipe restent suspendus à la bénédiction royale, pour présenter leur document au parlement, en vue de son adoption.


Mohamed Bakkali, directeur du journal Al Alam, organe de l'Istiqlal, a déclaré à la presse marocaine, que le secrtaire général de ce parti, le sieur Abbas El Fassi, l'a informé, que le roi Mohammed VI a émis un refus catégorique pour la nomination comme ministre, du même Bakkali.


Le motif: Bakkali a écrit dans les pages d'Al Alam qu'il était opposé à ce que l'on fasse descendre des milliers de Marocains pauvres, de leurs villages, situés à des dizaines de kilomètres, du lieu du passage du cortège royal, pour les mettre en rangs, durant de longues heures, afin de montrer au souverain que son peuple l'aime.


Du coup, le véto royal n'a pas tardé à diaboliser Bakkali et à lui barrer la route du gouvernement en formation.


De l'avis de nombreux éditorialites marocains, c'est toujours Fouad Ali Al Himma qui dirige le gouvernement et personne d'autre.


Les diplomés chômeurs savent que la marge de manoeuvre de Benkirane est plus qu'étroite et que les promesses faites par le chef du gouvernement vont se confronter à la réalité du pouvoir marocain, détenu par le Palais.


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