vendredi 4 janvier 2013

La religion doit revenir à la stricte sphère du privé

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Dans les pays musulmans, le cultuel doit relever du privé et de l'intime

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Basta des mesures et autres lois émargeant à la religion qui confinent la femme dans un rôle d'éternelle subalterne de l'homme.

Ceux des hommes et même des femmes qui prétendent que l'islam a constitué une aubaine et une chance pour la libération de la femme, devraient revoir leurs classiques.

Dans les pays islamiques, il n'existe aucune législation s'inspirant de l'islam (La Charia), qui reconnaisse ses pleins droits à la femme, en tant qu'adulte et responsable.

A commencer par la Moudawana marocaine, présentée comme le texte le plus élaboré et le plus avancé en la matière. 

Partout, les textes en vigueur reconnaissent toujours au frère ou au père, voire au "tuteur" mâle, le droit de marier sa soeur ou sa fille.

Des mineures d'âge sont toujours mariées au Maroc, avec l'aval d'un juge.

Concernant l'héritage qui octroie à la veuve 1/8 de la fortune laissée par le défunt mari, au moment où le fils  hérite de la moitié de cette fortune, et lorsque la fille, elle, obtient la moitié de la part dévolue à son frère.

Dans nombre de pays musulmans, la femme ne peut effectuer un long déplacement à l'étranger, que si elle est accompagnée de son frère ou de son mari

Cela se passe aujourd'hui alors que de plus en plus de femmes, sur qui l'homme exerce sa tutelle, sont officières de police ou de la gendarmerie, médecins, colonelles dans l'armée, pilotes de ligne, enseignantes, prof d'unifs, juges ou avocats, parlementaires, conseillères municipales, journalistes, chauffeures de taxi ou de cars, infirmières, guides touristiques ...etc.

Des textes obsolètes et trop décalés par rapport à la réalité quotidienne vécue par les femmes, continuent. au nom de l'islam, de régir la vie intime de la femme.

Sur le plan  des libertés individuelles, je m'étonne toujours de m'entendre réclamer par le réceptionniste de l'hôtel tangérois ou Casablancais, mon acte de mariage lorsque je me présente avec mon épouse, pour louer une chambre d'hôtel.

Ceci au moment où les non musulmans sont exemptés de cette exigence. Le même réceptionniste me "conseillant" de louer deux chambres séparées - une pour mon épouse et l'autre pour moi même - et de faire ce que je veux, une fois à l'étage.

Rayon relations sexuelles hors mariage, la plupart des hommes marocains et arabes par extension, enfreignent l'interdiction religieuse et légale, d'avoir recours à ses relations, tout en exigeant de la fille qu'ils élisent comme future épouse d'avoir un hymen intact.

Beaucoup de filles recourent d'ailleurs à la réfection de leur hymen "défloré" lors de relations sexuelles avec leur petit ami.

Les médecins marocains le reconnaissent : le recours à la réfection de l'hymen constitue une tendance en constante progression. 

Des produits chinois inondent le marché marocain en cette matière.

Sur un plan politique, les régimes arabo musulmans qui proclament que leur pouvoir est inspiré des lois divines, ne pourront, à terme, gagner le bras de fer que leur engagent les religieux islamistes.

Car, il se trouvera toujours, en l'absence d'une autorité suprême reconnue par tous, comme l'est le Vatican, des forces islamistes hostiles à ces régimes, pour contester les pouvoirs en place au nom de l'ijtihad et de l'effort permis en islam.

L'arrivée au pouvoir des Frères musulmans en Egypte, en Lybie et en Tunisie est l'illustration de la prédominance des mouvements islamistes, dans leur opposition, au nom de leur islam, contre des pouvoirs, présentés comme faussement islamiques.

Au Maroc, l'hostilité de nombreux groupes et mouvements islamistes, à la prédominance d'Imarat Al Mouminine, découle de cette logique autorisant toutes les expressions et les surenchères au nom d'un islam forcément multiple et diversifié.

Tous ceux qui comme l'Egyptien Sadate avaient flirté avec les courants musulmans en pensant les amadouer et les dompter ont été éliminés par ceux la mêmes qu'ils prétendaient pouvoir amadouer. .

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