vendredi 22 avril 2016

Au Maroc il y a le roi qui bosse et il y a les politiciens ...

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...qui sont payés pour applaudir le roi



Dans l'affaire du Sahara comme dans tout ce qui se passe au Maroc comme avancées économiques, politiques ou d'ouverture, il y a deux acteurs :  Un acteur actif - le seul - et c'est le roi Mohamed VI et les "applaudisseurs" passifs du roi, que sont les politiciens marocains, toutes obédiences confondues



N'est il pas honteux qu'après plus de 60 d'indépendance du Maroc, les partis politiques présentent leur listes en faisant appel à des animaux ou à des objets artisanaux, entérinant le fait que 60 % des Marocains ne savent pas lire et écrire


A aucun moment, les partis membres du gouvernement marocain n'ont amené vers le Maroc le moindre sous vaillant en matière d'investissement provenant de l'étranger,

A aucun moment, ces partis politiques n'ont attiré vers le pays le moindre centime provenant de l'aide internationale - arabe ou occidentale -,

A aucun moment, ces partis politiques n'ont engrangé le moindre soutien sur le plan international en faveur de la marocanité du Sahara,

Et si dans la salle, il y a quelqu'un qui conteste mes affirmations, qu'il se lève et qu'il produit des preuves du contraire

Pire encore, ces partis profitent de toutes les mannes financières et de toutes les aides que le roi Mohamed VI réussit à amener vers le Maroc, grâce à son aura sur la scène internationale et à la crédibilité dont il bénéficie de la part des grandes capitales arabes ou occidentales, pour se sucrer au passage et dilapider les moyens ainsi engrangés par le souverain marocain.

La seule posture dans laquelle ces partis et ces hommes politiques tiennent est celle qui a toujours été la leur: faire l'éloge du roi, proclamer à chaque discours que les propos du roi sont "fondateurs et historiques" et tenir le rôle que tenaient les anciens courtisans des princes et des rois en Europe et du temps de l'âge d'or de la civilisation arabo - musulmane...

Leurs courbettes et leurs applaudissements deviennent lassants et pathétiques...Ils ne produisent que du vent

Pas plus tard qu'avant hier, le "chef" du gouvernement marocain, l'islamiste Abdelilah Benkirane, a encore et pour la millième fois, déclaré qu'il est derrière le roi et qu'il salue le discours que Mohamed VI a prononcé devant les chefs d'états arabes à Ryad.

Idem pour le ministre des affaires étrangères, qui avait "fait trembler" son alter égo suédois - sans gêne le gars - lors d'une rencontre qu'il eut avec cette personnalité à la suite de l'affaire liée à la reconnaissance du Polisario par le gouvernement suédois

Au Maroc, à l'occasion de décès, des familles quelque peu aisées font appel à des "Bekkayates" ou pleureuses professionnelles, qui, payées par ces familles, prestent une ou deux heures, en se griffant les joues et en pleurant le défunt de la famille qui paie leurs exploits.

Et au Maroc, le Makhzen, c'est à dire l'Etat profond, seul réel décideur, a engagé des partis et des hommes politiques, sous couvert d'une prétendue démocratie institutionnelle, pour applaudir les réalisations du roi et les commenter en termes élogieux et souvent déplacés et mesquins...

Ceux qui avaient cru que ces partis politiques avaient compris le message de la rue en février 2011, relayé par le souverain marocain, lorsque la jeunesse marocaine avait marché pour exiger des réformes profondes tendant à équilibrer les pouvoirs du Palais et ceux devant être dévolus aux instances élues, en sont aujourd'hui pour leur frais

Et, sans démagogie, je l'affirme haut et forme: ce n'est pas le roi qui empêche ou bloque les partis politiques sur la voie de cet équilibrage des pouvoirs et des prérogatives, mais ce sont les partis politiques qui refusent d'assumer ce que la nouvelle constitution leur a reconnu comme pouvoirs.

Ils préfèrent déléguer ces prérogatives au roi, qui n'arrête pas de les appeler à les assumer et à les exercer

Le Maroc est malade de ses partis politiques, improductifs et léthargiques, des partis politiques, il est vrai, fabriqués pour la majeure partis d'entre eux, dans les arrières cuisines du tout puissant Makhzen




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