mardi 31 mai 2016

Le roi, homme d'affaires et entrepreneur ...

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...Ca vous dérange ?  

Les Marocains pas !!!



La  démission des partis politiques sabota la révision constitutionnelle


Lorsque le roi Mohammed VI décida en 2011, suite aux marches populaires du 20 février, de céder de larges prérogatives, qui lui étaient dévolues par la constitution marocaine de 1996, il proposa que ces cessions soient inscrites dans les pages de la constitution du pays.

Il chargea une commission ad hoc d'experts en matière constitutionnelle, pour procéder à un large toilettage du texte "sacré" de la nation.

Déjà lors des discussions initiées par cette commission pour la révision des textes constitutionnels, de nombreux membres de la commission El Mannouni furent étonnés de la tiédeur dont firent preuve les partis politiques marocains, toutes tendances et obédiences confondues.

Ces formations, et paradoxalement celles de la "gauche" marocaine, freinèrent des quatre fers pour que les pouvoirs de la monarchie inscrits dans la constitution,  soient le moins possible écornés

Moins que les structures de la société civile qui se montrèrent assez volontaristes dans les rues et lors de leur présence au sein de la commission de la révision constitutionnelle, les partis politiques ne voulaient manifestement pas adhérer à la volonté populaire et à celle du roi, pour approfondir les acquis du changement accumulés des décennies durant, pas les luttes du peuple marocain.

Ils firent fortement montre de leur attachement à leur petit statut peu ambitieux, de courtier du Makhzen tel que l'avait crée l'ancien régime et plaidèrent pour un quasi statut quo en cette matière

A l'arrivée et malgré cette petitesse et cette mesquinerie dont avaient fait preuve les partis politiques marocains, la constitution de 1996 modifiée, révéla de grandes modifications dans de nombreux domaines...

Les prérogatives jusque là détenues par la monarchie ne furent pas en reste pour ce qui se rapportait aux modifications intervenues dans les textes de la constitution.

Mais une fois de plus, les partis politiques qui prirent part aux élections d'après révision constitutionnelle, refusèrent de s'inscrire dans la volonté de changement exprimée par les textes de la constitution marocaine.

Le nouveau gouvernement sorti des urnes de septembre 2011, fera preuve d'une étonnante démission , pour ce qui se rapportait à la mise en oeuvre et à l'application des modifications apportées dans la nouvelle constitution.

Chacun de ces partis, majorité comme opposition, fera montre d'une grande servilité quant à sa soumission légendaire à la monarchie, alors que l'institution royale avait manifesté quelques mois auparavant, son désir de responsabiliser les forces politiques du pays et avait concrétisé cette volonté dans les changements intervenues au sein de la constitution du pays.

Habitués à la soumission et aux courbettes, ces partis politiques renverront à l'expéditeur, l'ensemble des prérogatives issues des réformes constitutionnelles, préférant continuer à jouer le rôle d'exécutants des hautes instructions royales, qui fut toujours le leur et à applaudir à tout rompre, les contenus des discours royaux, les qualifiant de "fondateurs" et d'"historiques".

Ce qui les a toujours intéressé réside dans l'occupation des places au parlement du pays et le placement des pléthores de familiers, proches et connaissances à divers fonctions administratives et politiques (4 ans de gouvernement, cela passe vite pour ne pas en profiter)

A son corps défendant, le roi qui n'avait pas insisté pour conserver les prérogatives cédées au gouvernement se trouva confronté à cette situation de démission en rase campagne des politiques marocains.

Ceux ci allant jusqu'à adresser des doléances au roi pour solliciter son arbitrage dans leurs propres différends. Un peu comme le petit peuple, qui profite du passage du souverain pour lui quémander, qui une Grima, qui un appartement ou un emplacement dans un souk.. 

Nous en sommes là aujourd'hui, loin de toute volonté des formations politiques marocaines, de contribuer à l'instauration d'un régime monarchique constitutionnel 


Le roi entrepreneur


C'est un système unique en son genre dans le fonctionnement des monarchies du monde.

Un système où, contrairement aux sultans, émirs et autres princes enturbannés du Golfe, qui entassent leur argent dans des organismes bancaires internationaux où les investissent dans des affaires extra territoriales foireuses, le roi Mohamed VI a préféré placer sa fortune dans des méga projets économiques pour la plupart marocains.

Des réalisations qui procurent des centaines de milliers d'emplois aux jeunes marocains des villes et des campagnes.

Chacun, comme les journalistes de France 3, ou ceux de leurs confrères qui tentèrent de faire chanter le souverain marocain, a le droit de ne pas aimer ce système, mais force est de relever que les investissements du roi et de son entourage dans des secteurs nationaux d'importance vitale pour les Marocains (agroalimentaire, banques, assurances, agriculture, pêche, transport etc) permettent, au moins, de protéger ces secteurs de la  voracité des multinationales et des investisseurs extra nationaux dont le but premier est d'exproprier dare dare leurs bénéfices vers l'étranger.

Les bénéfices générés par les affaires du roi, eux, sont généralement réinvestis dans les secteurs qui garantissent l'indépendance du pays vis à vis des influences étrangères, tels que le secteur de l'énergie solaire et autres sources d'énergies renouvelables.

Ceux qui bénéficient par centaines millions des retombées de ces investissements royaux par l'emploi ou le maintien des prix des denrées de première nécessité à un niveau très supportable pour les couches populaires,  ne sont pas prêts aujourd'hui, à se soulever contre ce système économique au sein duquel le roi représente un acteur de taille.

Seul bémol à un tel système: le jeu de la concurrence entre investisseurs privés risque de se trouver avantageux aux projets royaux et consorts 

Il revient aux victimes de cette concurrence - s'il trouvent leurs projets défavorisés par ceux de l'entourage du souverain marocain -, de se manifester par les voies du droit et par d'autres moyens reconnus dans les textes légaux marocains afin de faire valoir leurs droits.... 


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