samedi 7 mai 2016

Où va le CCME ?

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...Le conseil de la communauté marocaine à l'étranger



Crée par décret royal en 2007, ce conseil dont la mise en place fut décidée par le roi Mohammed VI, reçut pour mission d'émettre à son initiative ou à la demande du souverain marocain, des avis susceptibles d'aider Mohammed VI à élaborer sa stratégie en matière de politique à l'attention des Marocains du monde

Un dosage savant avait présidé à la constitution de ce conseil:

Si le nombre des membres devant le constituer avait été fixé à 50 marocains du monde, ce nombre ne dépassera jamais les 37 personnes qui en font partie depuis sa création.

D'autre part, ce dosage a donné lieu à la désignation au sein de ce conseil de personnes émanant de plusieurs pays, européens en majorité, mais également d'acteurs synthétisant les divers courants philosophiques du Maroc: Majoritairement musulmans mais impliquant aussi des personnes de confession juive et des laïques...

Le CCME était nommé en 2007 pour siéger pour une durée de 4 ans. Autrement dit, il devait remettre son mandat ou espérer renouveler les fonctions de ses membres, en 2013.

Nous sommes aujourd'hui à la mi 2016. Le conseil continue comme si de rien n'était à exercer sa mission, sans se soucier de la légitimité qu'il a perdue depuis la fin de son mandat officiel.

Depuis 2011, l'adoption de la nouvelle constitution marocaine voulue par le roi Mohamed VI, a inscrit dans ses articles l'aspect constitutionnel de ce conseil

Depuis, aucun débat quant à la la mise en pratique sous formes de lois, des dispositions constitutionnelles relatives à ce conseil ne soient débattues au sein des institutions législatives.

Depuis deux ans, le président de ce conseil, Monsieur Driss El Yazami, est nommé par le roi Mohammed VI comme président du conseil national des droits de l'homme au Maroc...

Monsieur El Yazami conservera néanmoins la présidence du CCME sans pour autant songer un jour à y mettre les pieds ...tout en gardant le mandat plantureux qu'il perçoit en raison de sa présidence du CCME.

L'année passée, le directeur de ce conseil Monsieur Driss Ajbali, décide de prendre ses distances avec cet organisme...

Les deux Driss sont identifiés de manière on ne peut plus claire, comme émargeant au courant laïque et moderniste...

Seul le secrétaire général de ce conseil Monsieur Abdellah Boussouf, ancien recteur de la mosquée de Strasbourg et personnalité connue pour son statut religieux, demeure aux commandes du CCME, brisant ainsi le montage savant ayant présidé à l'origine, à la mise en place de ce conseil.

On peut dire que le CCME est aujourd'hui dirigé par le seul secrétaire général de cet organisme, dont la formation et le statut donnent à cette instance, une connotation religieuse très marquée, le vidant de toute sa substance politique, économique ou citoyenne 

Aujourd'hui, outre le fait que le CCME a, et depuis plus de cinq ans, terminé son mandat, cet organisme est totalement à l'arrêt et ne produit que du vent (avec mes excuses pour Eole), si ce ne sont quelques communiqués d'un creux phénoménal, commentant les informations émises par certains réseaux sociaux ou débiter des lapalissades émanant de la plume de son secrétaire général 

Certains médias sociaux semblent avoir "réservé" des espaces permanents à cette prose ... 

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