dimanche 25 septembre 2016

Le PJD et l'état profond marocain....

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...finiront ils par s'affronter dans la violence?

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En Mussolini triomphant, Benkirane osera t il jouer le tout pour le tout après le 7 octobre prochain?




Dans l'un de ses éditoriaux du mois d'août passé, monsieur Tawfiq Bouachrine, rédacteur en chef du quotidien Akhbar Al Yaoum, et proche de la direction du parti islamiste du premier ministre marocain, avait clairement évoqué un possible, voire probable affrontement entre le Makhzen marocain et le parti islamiste de la Justice et du développement, dont le patron n'est autre que l'actuel premier ministre marocain, Abdelilah Benkirane


Bouachrine avait dans cet édito, dévoilé une partie de la stratégie de l'état profond marocain, visant à exclure du pouvoir le parti islamiste lors de la prochaine législature.

L'une des cartes ayant été arrêtées par le Makhzen, selon Bouachrine, n'était autre que la mobilisation prévue par le Palais, des autres partis composant le paysage politique marocain, pour refuser toute alliance avec le PJD, après le scrutin du 7 octobre prochain.

Ajoutant que ces partis, déjà bien remontés contre le PJD, par l'arrogance et le mépris qu'affiche à leur encontre le premier ministre islamiste, ne rechigneraient point à répondre présents à l'appel du Makhzen visant à isoler le PJD et à rendre son accession à la primature, de l'ordre de l'impossible

Le Palais dispose bien entendu d'autres cartes par lesquelles il peut contraindre le PJD à renoncer par lui même à prendre en charge la direction du futur gouvernement

Le roi fera ce lui dicte la constitution et chargera probablement Benkirane, dont le parti arrivera sans doute en tête le 7 octobre prochain, de former le futur exécutif, mais la mobilisation des autres partis pour faire échouer le secrétaire général du PJD dans cette mission, est aussi prévue comme carte, pour obliger Benkirane à passer la main à une autre personnalité politique - pas forcément Pjdiste - pour tenter de former un gouvernement

Mais le PJD a averti à maintes reprises : 

"Si les élections devaient être truquées ou si la volonté du peuple n'est pas respectée, seul le Makhzen portera la responsabilité face à la révolution prévisible du peuple contre Attahakoum" (l'autoritarisme)

En conséquence, le parti islamiste, qui se sent de plus en plus puissant face au Makhzen, n'hésite pas à menacer sans ambages ce dernier d'une "révolte du peuple spolié de ses droits"

De nombreux militants de ce parti, échaudés par l'exemple turc, n'hésitent pas de temps à autre, à menacer de couper têtes et bras de leurs adversaires.....

Face à cette outrecuidance du PJD et à ce que le Makhzen perçoit comme de l'arrogance de la part des islamistes, les agents de l'état profond n'hésitent pas à mobiliser leurs troupes et leurs services pour tenter de saper la crédibilité du PJD

Ainsi, la très étrange affaire des deux muftis Omar Bahammad et Fatima Nejjar, coincés par une légion d'agents de la police judiciaire au moment où ils se contaient fleurette à 7 heurs du matin dans une voiture stationnée près de Bouzniqa, de même que la fameuse manifestation "spontanée" de Casablanca, montée de toutes pièces par les services makhzaniens, et enfin la récente cabale contre un gros dirigeant du PJD Abdellah Bouanou, que les services accusent de forniquer en cachette avec une très jeune parlementaire PJD à l'insu de sa femme, constituent des manoeuvres flagrantes visant à déstabiliser les islamistes en vue de préparer le terrain pour leur éviction du pouvoir après les élections d'octobre 2016

Ceci sans oublier les casseroles de Choubani, député et ex ministre PJD présentement maire de la Région du Tafilalet, casseroles sans arrêt exhibées par les agents du Makhzen..

Nous sommes sans conteste dans une période politique très sensible au Maroc, où le Makhzen, après avoir exploité la popularité des islamistes en 2011 pour passer sans dégâts le cap du printemps arabe, conclut aujourd'hui, que le PJD a joué son rôle de tampon contre la colère populaire et opté pour des mesures sociales très impopulaires...

Et que partant, sa mission est désormais achevée

Sauf que les troupes aguerries de Benkirane ne semblent pas l'entendre de cette oreille et défient l'autorité du Makhzen, allant jusqu'à menacer de passer à l'action violente pour faire triompher l'état du peuple - le leur - sur l'état profond, celui du roi

Le souverain ne s'est pas trompé à ce sujet le 20 août passé lorsqu'il a senti ce danger...


Démonstration de force, à qui de droit "ila man yahoummouhoum Al Amr"


Il n'a pas hésité à dénoncer ceux qui se revendiquent de la thèse des deux états, affirmant qu'il est le roi de tous et que son parti est le Maroc

Si le PJD arrive en tête des prochaines élections, ce qui est plus que prévisible, celui ci n'acceptera d'autre mission que celle consistant à former à ses conditions, le prochain exécutif.....

Chose que le Makhzen refuse d'ores et déjà tout net....

Forts de leur popularité plus que provocante, les islamistes se sentent ils prêts à engager un bras de fer décisif avec la monarchie au lendemain du 7 octobre prochain?

Nombreux au sein du PJD appuient cette option, qui, si elle est plébiscitée, serait de nature à conduire à un scénario proche de Rabéa Al Adawiya en Egypte...

le Maroc est assis sur un baril de poudre.....

  











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