samedi 20 novembre 2010

Personne n'est responsable....C'est la fatalité qui prévaut au Maroc

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Dans un pays qui se respecte, de nombreux ministres auraient sauté...!!
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En Belgique, il y a dix ans, le ministre de l'intérieur, Louis Toback, avait présenté sa démission suite à la mort d'une jeune subsaharienne, Semira Admu, étouffée par un coussin placé sur sa bouche par des gendarmes belges lors d'une opération d'expulsion particulièrement musclée.

En France, en Grande Bretagne et dans d'autres pays démocratiques, la démission de responsables politiques fait partie de la culture de la " responsabilité ".

Dans le mot "responsabilité " il y a le terme " réponse ". Or, un responsable politique doit en permanence être prêt à " Répondre " de ses actes et de ses décisions si ces décisions provoquent de graves erreurs, fautes ou dérives.

Cette culture n'existe pas dans les pays du tiers monde. Au Maroc non plus....

L'actuel premier ministre Abbas El Fassi, fut il y a 6 ans, ministre de l'emploi et du travail au Maroc lorsque l'affaire dite " Annajat " éclata.
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Cette affaire fut celle de cette "société " bidon khalijia ( du Golf ) de navigation qui installa ses bureaux au Maroc pour procéder au "recrutement" de centaines de jeunes marocains.
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Elle obtint sans vérification aucune du ministre de l'emploi, la certification nécessaire et l'aval lui permettant d'exercer au Maroc.

Des mois durant et après avoir grugé des milliers de jeunes marocains lui ayant fait confiance, cette société disparaît de l'espace marocain.

Or, ces jeunes s'étant inscrits dans les registres de recrutement de cette société tout ce qu'il y avait de fictif, avaient versé l'équivalent de deux à trois mille euros chacun, aux "employés" de cette société dont les bureaux étaient installés à Casablanca.

L'aval donné par le ministre de l'emploi à ladite société mafieuse avait encouragé ces jeunes à procéder à de tels versements. Nombreux parmi ces jeunes avaient abandonné leur travail suite à l'"acceptataion" de leur candidature par la société Annajat.

D'autres avaient opéré des empunts auprès de leurs familles pour s'aquitter du versement exigé par la société Annajat.

Lorsque les bureaux d'Annajat furent découverts vides, la presse marocaine avait en son temps, exigé la démission de ce ministre.

On le rertouve aujourd'hui à la tête du gouvernement du plus beau pays du monde. C'est le surréalisme à la marocaine..

De nombreux scandales de même nature et de même ampleur eurent lieu au Maroc et furent dénoncés par les médias. Ce furent souvent ces médias qui reçurent le retour de manivelle.

Aujourd'hui, tous ont failli au Sahara marocain... Le ministre de l'Intérieur en tête.

Ce dernier n'a rien vu venir alors que des milices armées de couteaux, de sabres et dotées de dizaines de Land Rover et de camionnettes légères sévissaient durant des semaines dans un camps de résidents près d'El Ayoun.

Lorsqu'il s'agit de casser la gueule à des hauts diplômés chômeurs manifestant devant le parlement à Rabat pour réclamer du travail, l'intervention de la police et de la gendarmerie est autrement plus musclée et " efficace ".

On nous prend pour des imbéciles lorsqu'on essaie de nous faire croire que la ville d'El Ayoun a été saccagée durant toute la journée du 8 novembre par ces mêmes milices dont des membres étaient dotés de treillis militaires, sans que l'autorité ait pu faire quoi que se soit pour contrer la prise en main de la capitale du Sud marocain par ces milices.

Tant le ministre de l'intérieur responsable du maintien de l'ordre que le gouverneur et le Wali sans oublier les hauts gradés de l'armée et de la police ont failli à leur mission puisqu'ils n'ont pas assumé leur devoir qui consiste à protéger les biens tant publics que privés au sein d'une ville tombée aux mains des bandes armées rôdées à l'action para militaire.

Beaucoup d'entre ces responsables étaient probablement occupés à "gérer " leurs propriétés agricoles ou à faire fructifier leurs juteuses "affaires" oubliant qu'ils sont grassement payés pour assumer la défense des intérêts des citoyens

Ils doivent tout de suite démissionner et faire l'objet d'une enquête approfondie liée à leurs manquements plus que manifestes dans l'exercice de leurs missions. Pour ensuite être traduits devant les juridictions adaptées à ce genre d'affaires.



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vendredi 19 novembre 2010

Plusieurs fois interdit, saisi, censuré, le magazine Tel quel ne peut être soupçonné de partialité pro marocaine

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Exclusif. Laâyoune à feu et à sang
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Apocalypse now.
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Enquête du magazine Tel Quel
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Lundi 8 novembre, un épais nuage de fumée noire enveloppe la capitale du Sahara.

Onze morts dont dix éléments des forces de l’ordre, plus de 100 véhicules brûlés, des édifices publics, des commerces et des banques saccagés, des sabres et des explosifs saisis…
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Laâyoune a vécu des heures noires, lundi 8 novembre.
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Récit.
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Laâyoune, c’est généralement à l’aéroport que l’on prend la température de la ville.
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Et de toute évidence, le chef-lieu du Sahara bouillonne en ce mardi 9 novembre.
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Sur le tarmac, plusieurs dizaines de treillis kaki s’activent énergiquement autour de deux gros porteurs militaires, tandis qu’un hélicoptère de la Gendarmerie royale s’apprête à décoller.
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A l’extérieur, sept véhicules des FAR gardent l’entrée du parking, étonnamment vide ce jour-là.
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Les militaires, postés aux barrages de contrôle, ont sorti l’armada des grands jours : gilets pare-balles, casques avec visière, masques anti-gaz et boucliers anti-émeutes.
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Au centre-ville, le défilé des camions militaires et des estafettes de police est incessant. Les policiers postés autour des édifices publics ou sur les grands carrefours arborent d’impressionnants fusils à pompe.
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L’ambiance est lourde, oppressante.Pour ne rien arranger, Laâyoune reste désespérément déserte en ce milieu d’après-midi, pourtant ensoleillé.
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Les commerces sont fermés, tout comme les banques, les administrations, les écoles ou les cafés. La ville ne s’est décidément pas encore remise de son “lundi noir”.
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Pendant plus de cinq heures, peu après le démantèlement du camp Agdim Izik, plusieurs centaines de manifestants ont mis le feu dans plusieurs quartiers de la ville, brûlé des dizaines de voitures et saccagé plusieurs commerces, cafés et édifices publics.
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“C’est du jamais vu", rapporte un témoin sur place. Nous n’avons jamais atteint un tel niveau de violence au Sahara. La situation était totalement incontrôlée.
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Il a fallu attendre l’arrivée de l’armée pour que l’ordre soit enfin rétabli”.
Les dégâts sont bien visibles.
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Des véhicules, totalement calcinés, bloquent encore le passage dans certaines ruelles de la ville. Des immeubles entiers ont été évacués. Des guichets bancaires sont éventrés, des débris de verre et des pierres (beaucoup de pierres) jonchent l’asphalte.
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Les confrontations ont été particulièrement violentes et le bilan est très lourd. Onze personnes (dont dix éléments des forces de l’ordre) ont perdu la vie pendant les dernières 48 heures.
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L’apocalypse était pourtant prévisible.
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Chronologie.
Jeudi 4 novembre :
les signes annonciateursTout commence donc le
jeudi 4 novembre.
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Trois semaines après l’installation du camp d’Agdim Izik à l’est de Laâyoune, les officiels marocains n’ont plus qu’une idée en tête : obtenir l’évacuation du campement sauvage avant le samedi 6 novembre, date anniversaire de la Marche Verte.
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Au siège de la wilaya, les réunions s’enchaînent. Le ministre de l’Intérieur y assiste en personne et fait preuve, selon nos sources, d’un “grand sens de l’écoute et de beaucoup de sang-froid”.
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En fin de journée, un accord est enfin trouvé. Un PV officiel est même conjointement signé par le wali de la région et les représentants des habitants du camp.
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C’est le dénouement… ou presque. “Lors de cette réunion, rapporte notre source, les négociateurs d’Agdim Izik ont refusé la présence d’officiels sahraouis dans la salle et ont effectivement obtenu le départ de Khelli Henna Ould Errachid et quelques autres walis de l’administration centrale.
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Cela ne présageait rien de bon”. Vers 22h30, les représentants du camp reviennent au siège de la wilaya. Ils affichent une mine des mauvais jours.
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Les habitants du camp ont, semble-t-il, refusé les termes de l’accord. Ils exigent que le PV soit signé par le ministre de l’Intérieur en personne.
“Impossible, cela reviendrait à fragiliser davantage l’autorité locale”, répondent les directeurs centraux à l’Intérieur.
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Au terme de nouvelles réunions marathoniennes, la wilaya de Laâyoune s’engage enfin à installer un bureau dans le camp, afin de faciliter les opérations d’enregistrement des habitants souhaitant bénéficier de terrains et de pensions de l’Entraide nationale.
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Les deux parties se quittent très tard dans la soirée.
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Vendredi 5 novembre :
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les négociations ne mènent nulle part. En début de matinée, une délégation officielle menée par le wali de la région débarque au camp d’Agdim Izik.
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“Elle était censée, conformément aux accords passés la veille, préparer le terrain pour l’installation du bureau d’enregistrement et s’assurer que tout se passe bien”, explique un cadre à la wilaya de Laâyoune.
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Une formalité, en somme. Mais l’accueil que lui réservent les responsables du camp est loin d’être amical.
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Des dizaines de jeunes, à pied ou à bord de véhicules tout-terrain, forment une chaîne humaine tout autour des tentes dressées en plein désert.
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Les slogans sont particulièrement virulents, voire menaçants. Les officiels ne sont visiblement pas les bienvenus.
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Qu’est-ce qui explique ce changement d’attitude ?
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“Les négociateurs du camp auraient ainsi voulu protester contre la présence de chioukh parmi la délégation officielle. Mais ce n’est qu’un prétexte, affirme une source associative à Laâyoune.
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La vérité est que le démantèlement du camp va à l’encontre des intérêts personnels ou politiques de certains responsables d’Agdim Izik”.
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Après quelques heures d’attente, le wali et ses accompagnateurs rebroussent chemin. Ils sont particulièrement remontés contre les meneurs du camp.
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Une réunion de crise est improvisée à Laâyoune. “Ces gens ne cherchent pas vraiment une solution. Ils veulent, au contraire, faire durer la crise”, conclut un haut responsable au ministère de l’Intérieur.
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Samedi,
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la célébration du 35ème anniversaire de la Marche Verte se passe donc dans une ambiance assez tendue dans les principales villes du Sahara.
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Dans son discours, le roi ne fait aucune référence à la situation à Agdim Izik. Il s’adresse plutôt aux Sahraouis de Tindouf et les assure de sa protection et de sa bienveillance.
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“C’est une manière, explique cet observateur local, de ne pas donner une dimension nationale aux évènements de Laâyoune”. Mais, sur place, le changement de ton n’échappe à personne.
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La ville retient son souffle. L’intervention militaire est imminente. Reste à trouver le prétexte.
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Dimanche 7 novembre :
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la riposte se prépare. Au courant de la journée, le procureur général de Laâyoune déclare que “des vieillards, des femmes et des enfants sont à présent considérés comme séquestrés dans le camp d’Agdim Izik”.
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La ficelle n’est-elle pas trop grosse ? Pas vraiment, répond cet avocat à Laâyoune. “Des personnes qui avaient de réelles revendications sociales ont tenté de démonter leurs tentes après avoir reçu des terrains et des pensions mensuelles, mais elles en ont été empêchées.
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Leur nombre n’était pas très important, mais l’Etat avait là une justification légale pour démonter le camp par la force”, explique notre avocat.
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En milieu de matinée, la route vers le camp est désormais coupée et des centaines de voitures sont redirigées vers Laâyoune.
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A 17 heures, quelques véhicules tentent de forcer un barrage de la Gendarmerie royale.
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Les forces de l’ordre ripostent par des tirs de bombes lacrymogènes. La tension est à son comble.
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Dans la soirée, quelques dizaines de personnes finissent quand même par accéder au campement.
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Mais personne ne fermera l’œil cette nuit-là. “Nous essayions encore de calmer les esprits à l’intérieur du camp, quand des officiels nous ont demandé de quitter les lieux en début de soirée.
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Les négociations étaient terminées, disaient-ils”, raconte une source associative.
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Lundi 8 novembre :
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le jour le plus long. L’assaut est donné à 6 heures 30.
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Le dispositif sécuritaire mobilisé est impressionnant.
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Des camions militaires, des centaines de gendarmes, de policiers et d’éléments des Forces auxiliaires sont à présent stationnés aux abords du camp.
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Des haut-parleurs demandent aux habitants de quitter leurs tentes et de se diriger vers les bus mis à leur disposition sur la route de Smara.
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C’est le cafouillage. Le mouvement de la foule est désordonné. Des véhicules tout-terrain filent à toute vitesse vers différentes directions.
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“Au moment où les premières personnes ont commencé à quitter le camp, d’autres ont attaqué les forces de l’ordre avec des cocktails Molotov et des jets de pierre”, raconte un témoin qui a assisté aux opérations d’évacuation.
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Deux camions-citerne militaires ripostent par des jets d’eau chaude. Sans véritable résultat. Le camp s’étale sur plusieurs hectares, il est donc difficilement maîtrisable.
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Les tentes sont progressivement démontées, mais les militaires avancent en terrain miné.
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Certains tombent dans de véritables embuscades. “Ils se sont rendu compte qu’en face ils avaient affaire à de véritables milices rodées au combat”, analyse un observateur sur place.
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A 8 heures, deux heures à peine après le début de l’opération, 80 membres des forces de sécurité sont admis en urgence à l’hôpital militaire de Laâyoune.
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Ils souffrent de traumatismes crâniens et de blessures à l’arme blanche.
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Sur le terrain, certains sont même froidement (et atrocement) tués.
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“A un certain moment, raconte ce policier, un gendarme s’est retrouvé seul au milieu des tentes.
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Il a alors été encerclé par une vingtaine de personnes. Après l’avoir roué de coups, l’un des assaillants l’a éventré à l’aide d’une arme blanche et a uriné sur son cadavre”.
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Un autre militaire, appartenant aux Forces auxiliaires cette fois, a été pris à partie par des jeunes à bord d’une Jeep.
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“Ces derniers l’ont d’abord mis par terre avant de lui briser le crâne à l’aide d’une grosse pierre. Et comme si cela n’était pas suffisant, ils l’ont défiguré en lui assénant plusieurs coups au visage.
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Il était donc déjà mort quand ils l’ont, enfin, intentionnellement écrasé sous les roues de leurs véhicules”, raconte le père de Yassine
Bouguettaya, inhumé à Laâyoune, le mercredi 10 novembre.
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Finalement, 10 éléments (au moins) des forces de l’ordre perdront la vie au cours de ces confrontations.
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Comment expliquer un bilan aussi lourd ?
“Les militaires avaient reçu l’ordre strict de ne pas utiliser leurs armes à feu. Le démantèlement du camp se voulait pacifique, sans aucune victime civile”, explique, sous couvert d’anonymat, cet officier.
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Soit, mais comment ne pas tirer lorsque sa propre vie est menacée ? “La discipline des militaires engagés dans cette opération est étonnante, limite surhumaine, affirme un responsable de l’administration territoriale à Laâyoune.
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S’ils avaient eu recours à leurs armes à feu, on aurait assisté à une véritable tuerie, au vu de la densité de la population dans le camp et de la complexité du terrain d’intervention”.
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Horreur sur la ville. Peu avant 9 heures, la situation se détériore dangereusement.
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Les insurgés forcent les barrages de sécurité et foncent en direction de la ville. Ils y accèdent par la route de Smara.
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Des dizaines de Land-Rover, transportant chacun une dizaine de jeunes cagoulés, armés de sabres ou de gourdins, sèment la terreur à Laâyoune.
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“Tous ne sont pas venus du camp, rapporte ce journaliste local. Certains se sont joints au mouvement à partir de leurs maisons au centre-ville”.
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En milieu de matinée, l’avenue Smara (l’une des plus importantes à Laâyoune) tombe entre les mains des insurgés. Ils installent des barrages de fortune et saccagent, tour à tour, le CRI, la Cour d’Appel, le siège de l’Anapec, le siège de la Région ainsi que plusieurs arrondissements et annexes administratives.
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Ils mettent le feu à des dizaines de voitures et détruisent plusieurs commerces, appartenant pour la plupart à des habitants originaires du nord du pays.
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A quelques centaines de mètres de la place Dchira, les manifestants mettent le feu à un dépôt de peinture au rez-de-chaussée d’un immeuble de quatre étages.
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La déflagration est assourdissante. L’immeuble est immédiatement enveloppé d’une épaisse couche noire. Il est évacué en catastrophe.
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Les insurgés marchent à présent sur la ville. Ils installent des drapeaux du Polisario sur les devantures de certains immeubles, en criant frénétiquement Allah Akbar.
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Les banques sont également prises pour cibles. Les coffres-forts de deux guichets automatiques, pourtant solidement encastrés dans le mur, sont littéralement arrachés par les manifestants.
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Laâyoune vit ses pires heures depuis les émeutes de 1999.
Dans le chaos, un membre des Forces auxiliaires est froidement égorgé par l’un des insurgés, au beau milieu de la foule.
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Les manifestants forment un cercle de pierres autour de la dépouille et l’exhibent comme un trophée de guerre.
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Un autre fonctionnaire de la ville est également écrasé par un Land-Rover, qui tentait de prendre la fuite, après avoir mis le feu dans une administration publique.
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“La rapidité d’exécution et l’organisation de ces groupes est effrayante, rapporte cette source qui a assisté à ces actes de vandalisme.
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Chaque groupe d’insurgés était composé d’une trentaine de personnes à pied, suivies de quatre véhicules remplis de sabres, de cocktails Molotov et de pierres.
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Devant chaque groupe, un guide indiquait les sites à attaquer et ceux à épargner”.
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Que faisait la police pendant ce temps ?
“L’essentiel des forces de sécurité était encore bloqué au niveau du camp.
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Au centre-ville, les rares policiers présents se contentaient de pourchasser quelques groupes puis battaient en retraite en attendant des renforts”, raconte un témoin.
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En fin de matinée, les insurgés contrôlaient plusieurs quartiers de la ville. D’épais nuages de fumée noire flottent dans le ciel de Laâyoune.
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A l’assaut de Laâyoune TVA 11 heures 30, des groupes d’insurgés forcent la barrière de sécurité de la télévision régionale de Laâyoune.
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Plus de vingt personnes s’introduisent dans les locaux de la chaîne.
“Ils voulaient brûler le studio et cherchaient à mettre la main sur le directeur de la station. A leurs yeux, Laâyoune TV était un outil de propagande marocaine qu’il fallait à tout prix détruire”, confie un journaliste présent lors de l’attaque.
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Le préfet de police débarque en catastrophe, en même temps qu’un bataillon militaire.
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Les insurgés prennent la fuite mais brûlent deux véhicules et embarquent un agent de sécurité de la chaîne.
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Ce dernier sera relâché quelques heures plus tard.
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“Cette insurrection n’est pas improvisée, explique un responsable sécuritaire. Les émeutiers avaient des messages à faire passer. Ils se sont attaqués aux biens des gens du Dakhil pour les terroriser et les pousser à quitter le territoire.
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En brûlant des édifices et des véhicules publics, ils entendaient ainsi contester la souveraineté marocaine au Sahara. En tuant des militaires tout en épargnant les civils, ils empruntent des méthodes de milices et déclarent une guerre ouverte aux autorités”.
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Un nouveau cap est décidément franchi. Peu avant midi, la riposte des habitants originaires du nord du pays s’organise. Des groupes de jeunes et de moins jeunes investissent les rues, décidés à défendre leurs commerces et leurs biens.
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Eux aussi s’attaquent presque exclusivement aux intérêts d’habitants sahraouis et participent à plusieurs actes de vandalisme.
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“Certains ont même improvisé des barrages où il fallait scander ‘Vive le Roi’ pour passer sans être inquiété”, raconte ce témoin.
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A 13 heures, l’armée investit la ville. Les militaires sont accueillis en véritables sauveurs (ou libérateurs ?), au son de youyous et de slogans nationalistes.
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Certains “habitants unionistes” montent carrément sur les véhicules militaires et brandissent nerveusement les drapeaux marocains.
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L’opération de démantèlement du camp prend fin presque au même moment. 65 personnes sont interpellées.
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On dénombre des centaines de blessés, essentiellement parmi les forces de l’ordre (en plus des décès).
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En début d’après-midi, la ville est totalement méconnaissable. Les troupes prennent position aux principaux carrefours.
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Les militaires investissent violemment certaines maisons à la recherche de fugitifs.
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En soirée, des voitures équipées de haut-parleurs “recommandent” aux gens de rentrer chez eux. Laâyoune panse silencieusement ses plaies.
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Mardi 9 novembre :
ce n’est plus Laâyoune…Aux premières lueurs de la journée, la ville offre un spectacle désolant.
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“En traversant l’avenue Smara, je me suis senti à Bagdad ou à Gaza sous les bombes. Jamais nous ne croyions vivre cela”, affirme un militant associatif à Laâyoune.
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Les écoles restent fermées, tout comme les commerces de la ville, les cafés, les banques et les administrations.
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A midi, une file interminable se forme devant l’une des rares boulangeries en service de la ville. Dans les maisons, plusieurs questions reviennent sans cesse : qui sont les auteurs de ces troubles ?
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Que souhaitaient-ils obtenir ? Comment expliquer une telle violence ? “Laâyoune a d’abord vécu un dérapage sécuritaire dangereux, tonne cet observateur.
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L’Etat a peut-être eu raison de démanteler le camp, de ne pas recourir aux armes, mais pourquoi n’a-t-il pas sécurisé la ville ?
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Les officiels savaient pourtant que des milliers de personnes, mécontentes pour la plupart, allaient se déverser sur Laâyoune, qu’elles risquaient de causer des troubles.
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L’attitude des autorités est inexplicable”. Malgré nos tentatives répétées, aucun officiel sur place ni aucun représentant du ministère de l’Intérieur n’a souhaité répondre à nos questions dans ce sens.
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.L’identité des fauteurs de troubles reste une grande énigme également.
“Les militants indépendantistes n’ont jamais tué personne. Des habitants mécontents ne peuvent pas spontanément mettre la ville à feu et à sang.
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En fait, tente d’analyser cet observateur, nous nous sommes retrouvés en face de véritables milices entraînées à ce genre d’opérations. Une sorte de cellules dormantes qui ont profité de la conjoncture pour passer à l’action”.
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Une autre source, proche des milieux judiciaires, explique que “plusieurs franges de la population se sont en fait liguées pour mener cette insurrection”.
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Il y a bien sûr les activistes indépendantistes extrémistes, habitués aux cocktails Molotov et aux confrontations avec les forces de l’ordre.
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Ces derniers ont certainement été rejoints par des habitants et des responsables du camp Agdim Izik, enragés suite au démantèlement de leur “petit royaume”, sans oublier les quelques désœuvrés, exaltés par le chaos généralisé.
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Mais dans le lot, prévient notre source, “il existe également des gens avec un agenda bien précis et des méthodes criminelles importées, comme celle consistant à égorger les militaires”.
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La référence à l’Algérie est à peine voilée. “Plusieurs fauteurs de troubles font partie de ces jeunes qui ont massivement rallié le Maroc l’été dernier depuis les camps de Tindouf, sans aucun contrôle d’identité, rapporte notre source sécuritaire.
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Ils ont été épaulés par des mafias de la contrebande, en cessation d’activité depuis que le Maroc a verrouillé ses frontières au sud”.
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Aux dernières nouvelles, des Algériens auraient également été arrêtés cette semaine à Laâyoune.
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Qu’y faisaient-ils ? Sont-ils impliqués dans les actes de violence qui ont secoué la ville ? Mystère.
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“On sait par contre que plusieurs personnes interpellées pourraient être poursuivies pour des actes de terrorisme, devant les tribunaux compétents, à Rabat et à Salé”, confie une source judiciaire.
Une première.
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Mercredi 10 novembre :
le temps des rumeurs. La ville se réveille sur une rumeur inquiétante. Les insurgés, encore en liberté, se seraient lancés dans des rapts d’enfants.
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Fausse alerte. Certains militants et journalistes reçoivent des menaces de mort par téléphone.
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Beaucoup ont choisi de quitter momentanément leurs domiciles et de s’installer dans des hôtels, ou chez différents parents et amis.
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“C’est dire que ce n’est pas encore terminé, soupire notre militant associatif.
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L’ordre est peut-être rétabli, mais la panique gagne tous les habitants de la ville”.
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A partir de midi, la vie reprend doucement sur les principales avenues de Laâyoune. De temps à autre, des camions chargés de véhicules calcinés apparaissent ici et là.
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“Il faudra au moins deux semaines avant de tout nettoyer, et pas moins d’un an pour que les immeubles et les administrations saccagés redeviennent vraiment opérationnels”, affirme un élu local à Laâyoune.
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En début d’après-midi, le ministre de l’Intérieur et le directeur général de la DGSN arrivent sur place, mais s’enferment au siège de la wilaya.
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Peu après la prière d’Al Asr, l’un des militaires tués lors des confrontations du lundi est inhumé au cimetière du quartier industriel de Laâyoune.
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Seul un gouverneur local a finalement fait le déplacement. Les obsèques officielles (peut-on les appeler ainsi d’ailleurs ?) sont expédiées en quelques minutes.
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Le père du défunt reçoit le drapeau dans lequel était enveloppée la dépouille de son fils. Il écrase une larme, en jetant un dernier regard sur la tombe encore fraîche, sans doute désappointé par le peu d’égards réservés à un soldat tombé pour la patrie.
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mardi 16 novembre 2010

Les amitiés dangereuses et suspectes d'un sénateur belge

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Pierre Galand ne soutient pas que le Polisario et ses protecteurs algériens....
Il ne parle pas des viols de femmes congolaises...Et pour causes...
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Extraits d'un article publié sur le site MAI-MAI
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(...) Le pouvoir de Joseph Kabila repose maintenant sur trois faisceaux de cercles nationaux, africains et occidentaux.
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Dans le faisceau de ses appuis nationaux, on retrouve les trois cercles suivants :
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Un premier cercle formé des frères katangais Au niveau national, ce cercle est celui qui détient l’essentiel du pouvoir. Il est composé des 4 principales personnalités ci-après :
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- le professeur Samba Kaputo, conseiller en matière de sécurité, qui est en fait le vrai patron des services de renseignement au pays et le principal conseiller politique du président Kabila;
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- Katumbwe Mwanke, ambassadeur itinérant, c’est l’homme des missions secrètes et délicates et un autre principal conseiller politique de Joseph Kabila ;
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- Le pasteur Ngoy Mulunda, ce tout puissant conseiller agit dans l’ombre et est également un homme qui est souvent chargé de missions secrètes.
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C’est l’homme qui, se référant à des passages bibliques, a su bien rouler ses interlocuteurs "frères en Christ" du RCD-Goma, lors du long processus du dialogue inter congolais.
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- Le général John Numbi, chef d’état-major des forces aériennes congolaises, mais surtout le véritable patron de la très efficace administration parallèle au sein de l’armée congolaise.
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Sur le plan politique national, les trois premiers sont les véritables décideurs et Joseph Kabila n’est que le signataire officiel.
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Un deuxième cercle formé des oncles "Kambelembele"(originaires du Maniema).
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Comme on le sait, ou comme on aime à le répéter dans certains milieux kinois, la mère de Joseph est originaire de la province du Maniema dont les habitants sont connus sous le sobriquet de "Kambalembele".
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C’est ainsi qu’une place de choix est accordée à quelques personnes que nous qualifions ici « d’oncles maternels ».
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Actuellement, trois personnalités ont eu cette chance :
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- Kudura Kasongo, porte-parole du président et ancien Mobutiste au verbe proche de l’idéologie extrémiste de l’est du Congo ;
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- Le général Denis Kalume, conseiller militaire, un ex-FAZ qui avait eu des ennuis avec le régime Mobutu dans les années 70 ;
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- Pierre Lumbi, l’adjoint de Samba Kaputo à la sécurité, un ancien de la "société si vile" du Kivu qui est à la têt d’un parti politique alimentaire du PPRD mais déguisé en ASBL, le Mouvement social.
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Un troisième cercle formé de deux catégories d’individus : les "agents électoraux" du Sud-Kivu et les membres du M17 Les "agents électoraux" proviennent essentiellement du Sud-Kivu (province sur laquelle Joseph Kabila fonde de grands espoirs pour le renouvellement officiel de son mandat présidentiel) où le gros des troupes est fourni par la fameuse société civile (dite aussi "si vile") qui est une branche politique de l’Église catholique de Bukavu et qui est peu visible dans les structures des institutions de la transition.
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Les têtes d’affiche des "agents électoraux" sont :
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- Vital Kamerhe, secrétaire général du PPRD et l’un des idéologues de la haine ethnique, qui a été imposé à ce poste par le trio décideur du premier cercle cité ci-haut, et ce contre le gré de Joseph ;
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- Kuye wa Mulemera, président de la Commission Vérité et Réconciliation, une structure qui ne fonctionne pas du tout, au point où, au vu de l’incompétence de son président, la MONUC a décidé depuis février 2004 de bloquer ses activités jusqu’à la fin de la transition, quand d’autres dirigeants plus sérieux seront nommés.
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Mr. Kuye est en fait téléguidé par les services de renseignement et rend compte de ses « activités» à Samba Kaputo ou à Pierre Lumbi.
Il faut souligner ici que tous les membres de la "société si vile" qui occupent des postes au sein des institutions de la transition ont été nommés par ces mêmes services de renseignement de Kabila en récompense des activités menées contre le RCD-Goma avant et pendant le dialogue inter congolais ;
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- Gervais Chira, sénateur, et l’un des ténors de l’idéologie de la haine ethnique au Sud-Kivu, actuel vice-président de la "société si vile" du Sud-Kivu ;
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- Marcelin Cishambo, conseiller politique de Joseph, mais qui sert d’étiquette car ses fonctions sont en fait remplies par Samba et Mwanke.
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La preuve en est que pour rencontrer Samba Kaputo, Cishambo doit demander audience comme toute personne extérieure au pouvoir.
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On peut imaginer qu’il ne rencontre que rarement son patron, Joseph Kabila ;

- Aurelie Bitondo Mulungula, ancienne députée et récemment nommée vice-gouverneur du Sud-Kivu en charge des questions administratives et politiques.
Une autre extrémiste pure et dure que l’équipe de l’Obsac a croisé en 2004 à Paris lors d'une mission "parlementaire" en France ;
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- Rigobert Minani, jésuite basé à Kinshasa et qui est le véritable patron de la "société si vile" du Sud-Kivu, via le truchement de l’Église catholique de Bukavu, et aussi le principal théoricien de la haine ethnique ; on dit d’ailleurs de lui que c’est un Hutu rwandais qui se fait passer pour un Mushi, comme Vital Kamerhe…et tant d’autres.
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- Le M17, quant à lui, est formé des anciens proches de Mzee écartés du pouvoir lors de l’arrivée de Joseph.
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Les principaux représentants de ce groupe sont Kakudji, Mwenze Kongolo, Mpoyo Célestin Lwangi. On peut même y ajouter Yerodia qui lui, conserve toujours une certaine place au soleil du pouvoir.
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Au plan Africain, le pouvoir de Joseph demeure toujours placé sous le parapluie de son voisin pétrolier angolais et du Zimbabwe du très controversé Robert Mugabe, qui jouit pourtant encore du respect de ses pairs du continent, souvent dictateurs comme lui.
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Dans le monde occidental, deux cercles se dessinent :
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- Le premier est occupé par la Françafrique (ou la Chiracquie) qui assure un soutient militaire à Kabila contre ses voisins rwandais et ougandais ainsi que le renforcement des capacités sur le terrain des Interahamwe (FDLR), sans compter le soutient politique que la France accorde à la RDC au niveau du Conseil de sécurité de l'ONU et au sein de l’Union Européenne.
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- Le deuxième cercles est celui des "Nokos" (les gentils oncles) belges représentés notamment par :

Louis Michel, nouveau Léopold II du 21 siècle, qui, après son renvoi du gouvernement par les électeurs wallons, opère maintenant sous la couverture humanitaire de l’Union Européenne ; le gouvernement fédéral au sein duquel les ministres wallons (André Flahaut et Armand De Decker) affichent un activisme politique débordant.
Disons que les Flamands (Guy Verhofstadt et Karel De Gucht) laissent la main à leurs « nègres wallons » de service... ; le sénat belge, notamment la commission des affaires étrangères présidée par la Flamande Sabine De Bethume, au sein de laquelle on trouve des appuis importants : le plus actif politiquement est le sénateur coopté (Parti socialiste, Wallon) Pierre Galand, grand défenseur et ami personnel de Joseph Kabila.
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Ce sénateur est aussi l’un des parrains des dirigeants civils des FDLR et autres opposants au régime de Paul Kagame, qui ont presque tous élu domicile dans les bureaux de cette chambre du parlement belge.
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Une boutade circule dans les milieux rwandais en Belgique, selon laquelle si tu veux rencontrer les dirigeants des FDLR, il faut juste te rendre dans les locaux du sénat à Bruxelles ;

Ludo Martens : ce dernier s’est presque installé à Kinshasa où il a même ouvert un "deuxième bureau" (au sens congolais du terme!). M. Martens travaille officiellement pour la Fondation Mzee qui n’est autre chose, comme tout le monde le sait, qu’une des planques des services de renseignement congolais, comme l’avait si bien souligné (ou dénoncé) dans le passé l’ancien ministre des transports, Joseph Olengankoy ; des ONG, notamment celle connue sous le nom un peu bizarre de "11 11".
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Cette ONG belge agit comme pourvoyeuse de fonds pour des opérations politiques clandestines menées au profit de la mouvance présidentielle; des Médias belges, avec en tête Le Soir de Bruxelles qui est en passe de devenir (pour sa rubrique Afrique) l’équivalent du quotidien L’Avenir à Kinshasa et du site web Digitalcongo.net, les deux principales caisses de résonance journalistique du régime Kabila.
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En guise de conclusion, il serait utile, au vu de ce qui précède, de signaler l'ordre d’importance relatif des différents cercles constituant le pouvoir de Joseph Kabila.
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Le premier, bien que Le deuxième, quant à lui, est en perte de « vitesse » depuis la mise en place des institutions de la transition et surtout depuis la mise sous tutelle onusienne de la RDC, signalée par l'arrivée en grande pompe des force de la MONUC.
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C’est donc sur le troisième cercle que repose actuellement l’essentiel du pouvoir du jeune président congolais, car il dispose d'une ascendance politique sur les deux premiers et sur la mission onusienne déployée au Congo.
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Ce qui, en termes clairs, revient à dire que la RDC est dirigée à partir de Paris et Bruxelles, et non pas à partir de Kinshasa la poubelle, comme beaucoup de Congolais s’imaginent.

Source: l'OBSAC.
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Attachée au cabinet de Ahmed Laaouej

de Ahmed Laaouej  Cellule citoyenne   La nana est marocaine. Plus communautariste qu'elle tu clamses. Et elle est fière de reconnaître q...