dimanche 18 octobre 2026

La normalisation au Maroc avec Israel...

 


... est-elle une nouvelle forme de "protectorat"?








Par le journaliste  Ali Anouzla


La question posée peut paraître provocatrice, mais elle se justifie pleinement au vu de la pénétration rapide et profonde de la normalisation des relations avec Israël au cœur même de l'État et de la société marocains, et de la répression concomitante des voix dissidentes, allant parfois jusqu'à des violences excessives contre des manifestants pacifiques. 


Si la normalisation est une décision d'État, elle se heurte néanmoins à un large rejet populaire et social. 


S'il s'agit simplement d'une relation normale avec un pays étranger, comment expliquer cette expansion rapide et cette ouverture exceptionnelle à son égard, alors que le Maroc entretient des relations plus étroites et plus importantes avec d'autres pays qui ne bénéficient pas des mêmes privilèges ? 


Et si la normalisation, telle que présentée par le ministre marocain des Affaires étrangères, n'est qu'une reprise des relations antérieures, pourquoi une telle sensibilité officielle face aux critiques et une telle répression envers ses opposants ?


Alors, à qui cela profite-t-il réellement ?


 Si les accords conclus au nom du peuple marocain sont présentés comme servant ses intérêts, pourquoi ne lui permet-on pas d’exprimer librement son opinion à leur sujet ?


 Un référendum libre révélerait très probablement l’ampleur du rejet populaire.


 Inversement, comment expliquer que la voix d’une minorité scandant « Nous sommes tous Israéliens » soit davantage protégée et entendue, compte tenu des ressources médiatiques, politiques et économiques dont elle dispose, tandis que la majorité dissidente se retrouve marginalisée, opprimée ou incapable d’exprimer son point de vue sans s’exposer à du harcèlement, à des violences, à des arrestations et à l’emprisonnement ?


Ces questions mettent à rude épreuve le discours officiel entourant la reprise des relations avec Israël, dont le temps a révélé la fausseté. 


La normalisation a été présentée comme une restauration des liens historiques et sociaux avec les Marocains vivant au sein de l'État sioniste, malgré leur émigration volontaire de leur patrie vers une entité coloniale, leur intégration à une société raciste et leur service dans l'armée d'occupation. 


Elle a également été justifiée comme permettant au Maroc de renforcer son rôle officiel de médiateur en faveur des Palestiniens, avec l'assurance que cela ne se ferait pas au détriment de la cause palestinienne, qui a toujours occupé une place particulière dans la conscience publique et le discours officiel marocains. 


Or, nous avons constaté un soutien à l'occupation israélienne, un silence face à ses crimes et une intensification des relations avec Israël, notamment dans les domaines de la sécurité, de la défense, du renseignement et de l'économie. 


Cela soulève des questions légitimes quant aux limites, aux objectifs et aux conséquences à long terme de ces relations.


Pour comprendre ces mutations, il peut être utile d'évoquer une expérience historique du Maroc contemporain : celle du Protectorat au début du siècle dernier. 


Ce régime fut précédé d'accords de coopération et aboutit à une colonisation qui ne prit fin qu'au terme d'une résistance à la fois armée et politique.


Cette comparaison ne suggère pas une identité parfaite entre deux situations distinctes par leur nature juridique et politique ainsi que par leur contexte historique ; elle vise plutôt à mettre en lumière des similitudes quant aux mécanismes de pénétration de l'influence étrangère, à la création d'intérêts qui y sont liés et à l'impact de ce processus sur l'indépendance de la décision nationale.


Le Protectorat français s'est instauré dans un contexte marqué par l'imbrication d'ambitions coloniales, de crises internes profondes et de mutations socio-économiques ayant affaibli la capacité de l'État marocain à préserver sa souveraineté. 


À ses débuts, ce régime ne fut pas présenté comme un projet colonial, mais plutôt comme un moyen de protéger le sultan, de préserver sa légitimité, de réformer les institutions de l'État et de moderniser son économie. 


Il a toutefois fini par se transformer en un système colonial qui a accaparé le pouvoir et les richesses, assujetti le pays et ses habitants à ses propres intérêts et engendré des groupes locaux dont l'influence et les privilèges dépendaient de sa pérennité, et dont les intérêts étaient liés à l'approfondissement de son emprise et à la consolidation de son hégémonie.


Quiconque justifie aujourd'hui la normalisation par des impératifs géopolitiques et des rapports de force régionaux et internationaux doit se rappeler que ces mêmes arguments ـ bien que dans un contexte historique différent ـ avaient été invoqués pour légitimer le régime du Protectorat


En effet, le déséquilibre des rapports de force, la faiblesse de l'État ainsi que le besoin de stabilité et de réforme figuraient parmi les principaux motifs ayant conduit le Maroc, par étapes, à perdre son indépendance au début du siècle dernier. 


Sur le plan socio-économique, les puissances coloniales ont tiré parti de la couverture juridique conférée par les traités de protectorat à leur présence dans le pays, ainsi que de la fragilité des structures locales, pour s'implanter dans les secteurs de l'économie, du commerce, de l'agriculture et de la finance. 


Au fil du temps, des réseaux d'intérêts locaux se sont constitués, dont la prospérité était liée au nouveau pouvoir, au point que la pérennité de ce dernier devint le garant de leurs privilèges.


En revanche, la majorité des Marocains a dû supporter le coût de ce protectorat ـ qui a fini par se muer en une véritable colonisation ـ, subissant confiscations de terres, exploitation, appauvrissement, répression et déplacements forcés ; parallèlement, l'institution monarchique elle-même a vu ses pouvoirs réduits jusqu'à n'être plus qu'une façade symbolique, avant que les autorités du Protectorat ne tentent de remplacer le sultan légitime par un autre qui leur était inféodé.


La leçon majeure de cette expérience est que l'influence extérieure ne tire pas sa force uniquement de sa présence directe, mais aussi des intérêts internes qu'elle génère et des élites dont la survie devient liée à sa pérennité.


C'est précisément ici que la comparaison avec la normalisation prend tout son sens politique, surtout lorsque les relations dépassent le cadre de la représentation diplomatique et des échanges commerciaux pour englober la coopération sécuritaire et militaire ainsi qu'une influence sur des secteurs stratégiques. 


Le danger ne réside pas seulement dans l'existence de relations avec une entité occupante criminelle, mais aussi dans l'émergence probable d'un ensemble d'intérêts rendant toute remise en question future plus ardue, y compris pour les parties qui les parrainent aujourd'hui.


En effet, des relations asymétriques peuvent, avec le temps, engendrer des dépendances qui échappent à la volonté des décideurs eux-mêmes, conférant à la partie la plus puissante une capacité croissante à peser sur les choix souverains.


Dès lors, la question soulevée par l'évocation de l'histoire du Protectorat ne porte pas seulement sur la perte d'indépendance du Maroc en 1912, mais plutôt sur la manière dont le colonialisme a réussi à créer des élites économiques, politiques et sociales défendant ses intérêts et sa perpétuation, même lorsque ces intérêts entraient en conflit avec l'intérêt national.


C'est cette question qu'il convient de se poser aujourd'hui au sujet de la normalisation, sans exagération ni application mécanique de l'histoire au présent.




 L'expérience historique ne prouve pas que la normalisation mènera inévitablement à un nouveau protectorat, mais elle met en lumière les risques de dépendance lorsque des intérêts extérieurs s'entremêlent avec des centres d'influence internes, que l'espace réservé à la critique populaire se réduit et que les voix dissidentes et protestataires sont réduites au silence et réprimées.


La légitimité de ces craintes est sans doute renforcée par la nature même du projet politique et colonialiste sioniste, par l'histoire de ses politiques à l'égard des Palestiniens, ainsi que par l'ampleur de la coopération établie avec lui, en dépit du rejet de la population marocaine.


Dès lors, la préservation de la souveraineté nationale ne saurait se limiter à une simple affirmation officielle de l'indépendance de la décision ; elle exige de soumettre les relations extérieures au contrôle citoyen, de garantir le droit des citoyens de s'y opposer et d'en réclamer l'annulation, et d'empêcher qu'elles ne se muent en intérêts puissants, difficiles à soumettre à la volonté nationale populaire. 


En effet, l'atteinte à la souveraineté ne commence pas nécessairement par la présence de soldats étrangers sur le sol national ; elle peut survenir lorsque la décision nationale devient l'otage d'intérêts nés hors des frontières, mais trouvant, à l'intérieur même du pays, des acteurs pour les protéger et en défendre la pérennité.



mercredi 7 octobre 2026

Le magouilleur Driss .A..

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...est à la base des soucis du joueur brésilien Lucas Ribeiro






En 2017, le jeune Lucas Ribeiro a 17 ans, lorsqu'il entame sa très jeune carrière au sein du club brésilien Pinheros. 


Mais son séjour chez Pinheros ne dure guère longtemps, puisque la  même année, cet attaquant droitier atterrit en France où il adhère au club de première division Valenciennes (nord de l'Hexagone). 


Comme il a la bougeotte, le voilà déjà en 2019, au club belge de seconde division le RE Virton où il passe un an.


En 2020, le jeune footballeur arrive à Charleroi grâce à son agent Driss A. qui voit en Lucas, une intéressante opportunité financière. 


Le Montois Driss était à cette époque un glandeur professionnel, un tchacheur comme pas deux et un apprenti arnaqueur.


Driss tient en laisse  le jeune qui s'exprimait difficilement en français comme on tient un petit roquet et le traîne derrière lui pour le présenter à divers clubs belges. 


Et ce fut Driss qui négociait les conditions de recrutement du Brésilien et empochait une bonne partie du fric des contrats qu'il passait avec les clubs qui engageaient le jeune joueur.


Certains commerçants marocains bruxellois ayant pignon sur rue, avouent avoir été contactés par Driss.A qui les avait invités à s'associer à lui pour la "vente de ce joueur",  en lui versant de l'argent, leur promettant des parts dans les bénéfices de l'après - vente


Ainsi, après Charleroi, Driss parvient à décrocher un contrat en faveur de Lucas à Moucron en 2020.


En 2022, Driss retire le joueur brésilien de Mouscron pour l'incorporer à Waasland Beveren où il restera jusqu'en 2023.


En 2023, l'agent du footballeur embarque avec son "toutou" vers l'Afrique du Sud où il réussit à le placer au sein du club Mamelodi Sundowns. 


Sur le conseil de son patron Driss, Lucas rompt en 2025, de manière unilatérale,  le contrat qui le liait encore pour deux années, à Sundowns et suit son mentor vers le Maroc 


Comme Driss.A est d'origine marocaine et casablancaise, il contacte les dirigeants du prestigieux club le Raja pour vanter les qualités de son poulain.


Méfiant, le Raja décline l'offre. 


De retour en Belgique, Driss prend contact avec un homme d'affaires tunisien, propriétaire d'une radio libre bruxelloise. 


Ce dernier prend contact avec la direction du club "Espérance Tunis - Attarajji" qui a recruté récemment Ribeiro, toujours sous tutelle de Driss A.


Sauf que Sundowns qui avait porté l'affaire devant les instances disciplinaires de LA FIFA, obtient un jugement en sa faveur qui condamne le joueur à payer à ce club sud africain, le montant faramineux de 4 millions de dollars.


Qui va payer ce montant ? Driss A ou Lucas R. ?


On peut dire que Driss A. a super bien réussi son parcours d'intégration en Belgique 

Affaire à suivre 



mardi 6 octobre 2026

Pourquoi la visite du président Tebboune...

  ...à Madrid a-t-elle été reportée ?





Une interprétation de ce report, venant des inconditionnels du regime marocain , suggère que le Maroc est un acteur dur, rusé et redoutable en politique et en diplomatie, et que Bourita, sur ordre du roi Mohammed VI, est celui qui a provoqué ce report et en a convaincu Sanchez afin de ne pas embarrasser le monarque marocain en recevant le président algérien.


Quelle stupidité ! 


La vérité est que le président algérien est celui qui a initié ce report, et ce pour plusieurs raisons:


la première réside dans l'initiative de Sánchez de dissoudre le Parlement espagnol et d'organiser des élections anticipées.


Cette question a été analysée par les autorités algériennes, qui ont conclu ce qui suit : 


Premièrement : la visite de Tebboune, à un moment caractérisé par l'instabilité d'un gouvernement intérimaire en affaires courantes, n'est pas bénéfique pour l'Algérie. 


Deuxièmement, les dirigeants algériens estimaient que la visite de Tebboune à ce moment précis ne donnerait aucun résultat à la hauteur de leurs attentes; Sánchez étant absorbé par la préparation de son parti en vue de ces élections anticipées. 


Par conséquent, il ne pourrait consacrer suffisamment de temps et d'énergie à discuter avec Tebboune de questions cruciales, telles que l'approvisionnement de l'Europe en gaz naturel via l'Espagne et la gestion du conflit du Sahara occidental d'une manière conforme aux souhaits de l'Algérie, notamment au vu des tensions actuelles entre l'Espagne et le Maroc suite à l'incursion de Ceuta.


Troisièmement : l’Algérie, après une analyse approfondie de la décision de Sánchez de dissoudre le gouvernement et le Parlement espagnols, a conclu que les résultats de ces élections etaient incertaines et que la montée de la droite suite à ce scrutins était une possibilité à ne pas négliger. 


Par conséquent, fonder tous ses espoirs sur Sánchez dans ces circonstances et miser uniquement sur le Premier ministre espagnol pourrait s’avérer une stratégie perdante si l’opposition de droite devait obtenir la majorité des sièges au Parlement espagnol, ce qui lupermettrait ainsi de former un nouveau gouvernement. 


Cependant, les fanatiques marocains pensent – ​​si tant est qu’ils pensent – ​​avec leur derrière, se sont jetés sur la nouvelle du report pour applaudir le génie de leur dieu malade et son règne déclinant et bientôt achevé.


Ces mêmes ignares marocains n'ont toujours pas accepté la décision du roi d'Espagne de se rendre dans les villes espagnoles de Ceuta et Melilla les 13 et 14 de ce mois, et ils n'ont rien trouvé à dire face à la prochaine visite du roi Felipe sexto, qu'il effectuera à Ceuta en uniforme militaire  et probablement accompagné d'officiers espagnols de haut rang.


Que se passera-t-il après les élections espagnoles de novembre prochain concernant les relations algéro-espagnoles ?


Si Sanchez l'emporte cette fois-ci, une nouvelle date sera fixée pour la visite de Tebboune en Espagne et sa rencontre avec Sanchez sera programmée afin de discuter des points convenus.


Si l'opposition de droite réussit en Espagne, l'Algérie, qui entretient de bonnes relations avec  l'Alliance Populaire n'aura certainement aucune difficulté à continuer à améliorer ces relations en fournissant à l'Espagne davantage de gaz naturel.


Pour rappel : n'oublions pas qu'après la reconnaissance par Sánchez de la souveraineté marocaine sur le Sahara en 2022 lors de sa rencontre avec le roi du Maroc à Rabat, et la crise qui s'en est suivie entre l'Algérie et l'Espagne, un rapprochement significatif s'était produit entre les forces de droite ibériques et les dirigeants politiques algériens. 


À cet égard, il convient de prendre en considération les points suivants :  


Le Parti populaire d'opposition insiste sur la nécessité de rétablir une relation équilibrée et pragmatique avec l'Algérie, décrite comme un partenaire stratégique clé, notamment en ce qui concerne les approvisionnements en gaz naturel et la stabilité en Méditerranée. 


Les dirigeants du Parti populaire ont exprimé à maintes reprises et régulièrement leur volonté de réparer les dommages économiques infligés aux exportateurs et aux entreprises d'infrastructures espagnoles en raison des restrictions imposées par l'Algérie


Autre hypothèse probable: se sentant attaqué de toutes part, par le duo Netanyahoo - Trump, par sa droite nationaliste et par le roi Mohammed VI qui maintient l'épée de Damocles "Pegasus" au dessus de sa tête,  Sanchez fatigué et écœuré, pourrait avoir provoqué la destitution de son parlement pour pouvoir passer à autre chose.





 l'Algérie.

samedi 3 octobre 2026

Dossier brûlant à venir: La Fifa condamne le footballeur bresilien et ...

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son agent belgo - marocain a payer 4 millions d'€ ...


pour rupture unilatérale de contrat avec un club sud africain



Mercredi prochain, sera publié un dossier complet au sujet de l'arnaque dont fut victime le club da la part du joueur et de son agent


samedi 19 septembre 2026

Le ministre bruxellois des Arabes

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...Ahmed Laaouej est rejeté par les Bruxellois.





Il paie ainsi le scandale de la nomination de son larbin Moustapha Budchich, pour lequel il a pompé des millions afin de le nommer comme représentant de commerce auprès de son pays d'origine, le Maroc.


Ceci alors que les finances de la Région bruxelloise rasent le pavé et que  les centres d'asile à Bruxelles tirent le diable par la queue.


Il commence par nommer cet illustre inconnu ( dont l'essentiel du boulot a toujours consisté à booster les campagnes électorales de Laaouej auprès des "Arabes" à Bruxelles) comme chef de cabinet au sein de son ministère avant de découvrir que le gars, présenté par Bx1 comme sherpa !!!!!  est un petit animateur de maisons de jeunes à Molenbeek et à Koekelberg, sans aucun bagout politique.


Voilà que le récent baromètre politique belge place Laaouej dans les profondeurs des positions des personnalités appréciées par les Belges et les Bruxellois.


Celui qui s'est indigné recemment devant une mosquee molenbeekoise agressée par des fascistes ne figure même pas dans les 10 premières places de ce baromètre dont la seconde est  occupée par son patron Magnette et la 3eme par le PTB Raoul Hedebouw.


Ceci alors que ses "ennemis" jurés, style Bouchez et autre Francken se trouvent parmi les 10 personnalités les plus appréciées par les Belges: Chouha !



jeudi 17 septembre 2026

Par la volonté de son roi, le Maroc

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...est devenu une entité sioniste





(Article écrit par le journaliste marocain Ali Anouzla. Les titres sont de la rédaction du blog "Bruxellois, sûrement)


Bourita ( Ndlr: ministre marocain des affaires etrangeres) n’est apparu à aucun moment durant toute la tragédie de Ceuta et ses conséquences désastreuses, qui continuent de produire leurs effets depuis plus de 45 jours. 


Il est pourtant apparu soudainement à Washington, dans une photographie publiée par des médias israéliens, accompagnée d’un communiqué annonçant l’élévation du niveau des relations entre le Maroc et l’État d’Israël au rang d’ambassades, en remplacement des bureaux de représentation.


L’information a été rapportée par la presse israélienne, sans qu’aucune confirmation officielle n’ait, à ce jour, été apportée par la partie marocaine. 


Comme si le peuple marocain n’était pas concerné par une décision prise par son gouvernement visant à rehausser le niveau de ses relations avec un État accusé de commettre un génocide à Gaza.


 Comme si une décision de cette portée ne méritait même pas que les Marocains en connaissent les détails de la bouche de leur propre gouvernement, mais qu’ils devaient les découvrir dans les médias israéliens.


Il est impossible de dissocier le moment choisi pour cette décision de son contexte politique. 


Elle intervient à un moment où elle peut servir les intérêts du criminel de guerre Netanyahou et de son gouvernement extrémiste, à l’approche des élections israéliennes décisives pour son avenir, prévues le 27 octobre prochain. 


Elle intervient également à un moment où elle peut servir son partenaire dans les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité, le président américain Donald Trump, qui doit lui aussi affronter l’épreuve des élections de renouvellement de la Chambre des représentants et du Sénat, prévues le 3 novembre prochain.


La décision, en elle-même, n’est pas nouvelle. Le représentant de l’État d’Israël à Rabat se comportait déjà, depuis des années, comme l’ambassadeur de son pays au Maroc.


 Cette décision ne modifiera donc rien de fondamental dans la nature des relations entre les deux pays, lesquelles ont depuis longtemps dépassé le stade de la normalisation pour entrer dans celui de la sionisation de l’État et de l’infiltration de la société.


Mais l’importance de cette décision ne réside pas dans sa forme diplomatique, mais dans le message politique qu’elle véhicule. 


Un message qui révèle l’ampleur du mépris et de l’humiliation que celui qui l’a prise voue au peuple marocain. 


Non pas simplement parce que celui-ci est le dernier informé — ce qui est devenu une habitude à laquelle les Marocains se sont résignés, même lorsqu’il s’agit des questions les plus élémentaires de leur vie —, mais parce qu’il y a une volonté persistante de les humilier et de défier leur volonté, malgré les marches, les manifestations et les rassemblements qui n’ont cessé de se succéder pendant six années consécutives pour exprimer le rejet, par de larges pans de la société marocaine, de la normalisation avec un État accusé de commettre un génocide.


Cette décision révèle également une autre réalité, plus amère encore : l’ampleur de l’indifférence et du désintérêt officiels marocains à l’égard de la tragédie du peuple palestinien, anéanti à Gaza et quotidiennement tué et maltraité en Cisjordanie. 


Une réalité qui contraste violemment avec le discours officiel affirmant que le Maroc demeure attaché au droit du peuple palestinien à établir son État indépendant sur sa terre historique.


 Une contradiction que les campagnes de propagande politique menées par l’institution Bayt Mal Al-Quds (Fonds d'aide á Jerusalem) tentent de masquer, tandis que se poursuit, dans le même temps, le processus de consolidation des relations de normalisation entre le Maroc et Israël.


Il est douloureux qu’une décision de cette nature soit prise précisément à ce moment par un État dont le souverain préside le Comité Al-Qods, alors que plusieurs pays européens, qui entretiennent avec Israël des relations économiques et politiques plus étroites que celles du Maroc avec cet État, ont annoncé des mesures visant le commerce des produits issus des colonies israéliennes en Cisjordanie.


Le paradoxe ne réside pas seulement dans la divergence des positions. 


Il tient surtout au fait que des pays européens commencent à prendre des mesures à l’encontre de politiques israéliennes liées à l’occupation et à la colonisation, tandis que le Maroc, qui assume officiellement la présidence du Comité Al-Qods, choisit d’élever ses relations diplomatiques avec Israël au rang d’ambassades.


Celui qui a pris cette décision (ndlr: le roi Mohammed VI) ne respecte pas le peuple marocain, méprise le peuple palestinien et se place lui-même, entraînant avec lui tout un peuple, du mauvais côté et au mauvais moment de notre temps. 


Car s’allier à un État occupant  agresseur accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, au cœur d’une guerre d’extermination qui se poursuit sous les yeux du monde entier, ne peut conduire qu’à se retrouver du mauvais côté de l’Histoire.



jeudi 10 septembre 2026

Algerie: Rupture totale des relations avec les Emirats

 

,,,Arabes Unis





....L’Algérie a décidé, jeudi 10 septembre courant, de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats, et ce après avoir épuisé toutes les voies permettant de préserver les relations bilatérales, indique un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères.


 « Face à la multiplication des agissements provocateurs ou hostiles de la part des Emirats Arabes Unis, l’Algérie a fait montre d’une grande retenue et d’un sens élevé des responsabilités. Elle n’a cessé, dans un esprit de respect des principes qui régissent les relations entre Etats, d’appeler leur attention et de les mettre en garde contre les graves conséquences de leur comportement regrettable et injustifiable », note la même source.


« En dépit de ces nombreuses mises en garde, les Emirats Arabes Unis ont persisté dans leurs agissements qui ont malheureusement atteint les limites de ce qui est admissible ou tolérable dans le cadre de relations entre deux Etats souverains et ne sauraient rester sans réponse ».


 « En conséquence, et après avoir épuisé toutes les voies permettant de préserver les relations bilatérales, le Gouvernement algérien a pris, ce jour, la décision de procéder à la rupture des relations diplomatiques avec les Emirats Arabes Unis », souligne le communiqué.


« L’ambassadeur des Emirats Arabes Unis a été reçu ce jeudi, 10 septembre 2026, au siège du ministère des Affaires étrangères, où cette décision lui a été formellement notifiée. Il lui a été signifié qu’un délai de 48 heures lui a été accordé pour se conformer à cette décision », conclut la même source.

La normalisation au Maroc avec Israel...

  ... est-elle une nouvelle forme de "protectorat"? Par le journaliste  Ali Anouzla La question posée peut paraître provocatrice, ...