BRUXELLOIS, SUREMENT !
Tout va très bien Madame la Marquise. Le ciel est bleu. Pour vivre heureux, vivons cachés. Pour faire une Khoubza, il faut du blé, de l'eau et de la levure....
Militaire marocain occupé à massacrer un jeune cherchant à rallier la ville de Ceuta
Nous avons, pour répondre à cette question, l'embarras du choix.
A commencer par le duo d'extrême droite génocidaire Trump - Netanyahoo.
Les deux suprémacistes n'ont pas caché leur satisfaction hier, face à l'invasion de Ceuta par un flux ininterrompu de "Sans dents" provenant du Maroc.
Une véritable invasion de l'enclave dont seules les autorités marocaines doivent assumer l'entière responsabilité.
D'autant plus que le dernier bilan relatif aux personnes décédées en mer, dépasse les 100 âmes
Tapant dans le tas, Trump qui ne pardonne pas à Sanchez ses positions favorables à la cause palestinienne, a qualifié le premier ministre espagnol de pantin, incapable de défendre les frontières de son pays.
Dans la foulée, celui dont le roi du Maroc vient d'emprunter le nom pour le donner à un tronçon routier, n'a pas hésité à accabler Mohammed VI, le traitant d'incapable.
Penser ne serait - ce qu'un instant, que l'invasion de Ceuta fut l'œuvre de simples miséreux fuyant le despotisme d'un roi malade, découle d'une ignorance totale et élémentaire des manœuvres israélo - marocaines visant à déstabiliser Pedro Sanchez.
Mais comment appréhender et comprendre l'implication du régime monarchiste marocain dans une entreprise conçue et imposée au Maroc par Israël, alors que le royaume chérifien aurait tout intérêt à ménager sa marionnette espagnole qui fut l'un des premiers leaders européens à reconnaître la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental ?
La réponse est d'une simplicité déconcertante, à savoir que la monarchie marocaine est devenue aujourd'hui, un régime fonctionnel qui obéit au doigt et à l'œil à ses maîtres sionistes.
Sinon, comment expliquer l'implication de Mohammed VI dans la très vaste opération d'espionnage menée via le logiciel israélien Pegasus, dans le but de mettre sur écoute, aussi bien les opposants marocains que de nombreux chefs d'états, ministres et journalistes étrangers?
Sanchez comprend enfin
En visite à Ceuta pour assister de visu à l'invasion de la ville espagnole par des dizaines de milliers de va - nu - pieds marocains, Sanchez a tardivement compris que l'agent du Mossad Mohammed VI fera tout ce que lui dictera Netanyahoo, quand bien même, ce faisant, le monarque marocain prend le risque de pousser Sanchez dans les bras des dirigeants algériens
Pour ne pas mécontenter le despote marocain, le premier ministre espagnol attribua lors de sa conférence de presse qu'il donna à Ceuta, les événements actuels aux mafias de l'immigration.
Évitant ainsi de pointer du doigt le véritable parrain de cette mafia malfaisante qui n'est autre que le roi prédateur Mohammed VI.
Quant à Sanchez qui subit actuellement les foudres de certains gouvernements de l'UE favorables à Israël, bien malin celui qui pourrait dire comment il se relèvera de cette épreuve.
...dénonciateurs de la normalisation avec Israël sont systématiquement arrêtés et condamnés
Source Mediapart
Le rappeur El Mahdi Lyoubi, détenu au Maroc et symbole de la répression des artistes
30 juillet 2026 | Par Omar Brouksy
Très attendue, l’audience du rappeur et réalisateur marocain El Mahdi Lyoubi, dit Mehdi Black Wind, prévue pour le 31 juillet au tribunal de Casablanca, s’annonce déterminante pour la suite d’une affaire aux allures kafkaïennes.
Rabat (Maroc).– En arrivant, le 13 juillet, à l’aéroport de Casablanca pour prendre l’avion qui devait le ramener à Marseille, où il vit depuis près de dix ans, à aucun moment le rappeur et réalisateur marocain El Mahdi Lyoubi, connu sous le nom d’artiste de Mehdi Black Wind (MBW), n’imaginait ce qu’il allait vivre quelques heures plus tard.
Toutes les procédures précédant l’embarquement se sont déroulées le plus normalement du monde. Après avoir enregistré son bagage, il se dirige vers la police aux frontières. Son passeport est tamponné : il peut donc embarquer.
Mais au moment où il pose son pied dans l’avion, deux hommes l’abordent. Ils se présentent comme des policiers et l’invitent à les suivre.
«Est-ce que je peux savoir pourquoi ? », leur demande-t-il, d’après les éléments recueillis par Mediapart. « On ne sait pas exactement. Nous exécutons les instructions. Tout ce qu’on sait, c’est que vous êtes interdit de quitter le territoire national. Les motifs, on ne les connaît pas. »
Il est conduit en dehors de l’aéroport par les deux hommes et… libéré. Mais avant de prendre congé de lui, ils lui recommandent de se rendre au commissariat de son quartier à Salé, une ville voisine de Rabat où El Mahdi Lyoubi, 34 ans, a vu le jour et vécu avant de s’installer à Marseille.
Manifestation en soutien au rappeur marocain Mehdi Black Wind, devant le tribunal de première instance d’Aïn Sebaâ, à Casablanca, le 22 juillet 2026.
Il décide aussitôt d’appeler son ami le plus proche, Hamza Mahfoud, un ancien militant du Mouvement du 20-Février, né dans le sillage du Printemps arabe et, lui aussi, installé dans la cité phocéenne.
Il lui raconte tout ce qu’il vient de vivre à l’aéroport de Casablanca avant de prendre la route vers Salé, où vivent ses parents.
Au commissariat de son quartier, les policiers n’ont aucune information fiable à lui fournir.
« Ils n’étaient même pas au courant de son interdiction de quitter le territoire », raconte Hamza Mahfoud à Mediapart, joint par téléphone.
Après avoir passé quelques coups de fil, ils lui recommandent, à leur tour, de retourner à Casablanca, au siège de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ).
« Outrage à une institution constitutionnelle »
Mercredi 15 juillet, El Mahdi Lyoubi est placé en garde à vue à la BNPJ, avant d’être présenté le même jour devant le procureur, qui décide de le placer en état d’arrestation pour « outrage à une institution constitutionnelle ».
Depuis, il est détenu à la prison Oukacha à Casablanca en attendant la première audience devant le tribunal de la même ville, vendredi 31 juillet.
Né à Salé en 1992, El Mahdi Lyoubi a effectué l’essentiel de sa formation artistique au Maroc, à l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel et du cinéma à Rabat, avant de s’envoler en 2017 pour Marseille, où il a obtenu un master en documentaire à l’université Aix-Marseille.
Le rap, il a commencé à le chanter dès 2010 à Salé. Les paroles, en darija, le dialecte marocain, évoquent les problèmes d’une jeunesse urbaine sans perspectives, baignant dans les inégalités et les injustices sociales.
Dans le tourbillon des premières manifestations de la GenZ 212, un mouvement de jeunes revendiquant des réformes politiques et sociales né fin septembre 2025, MBW politise ses textes et adhère aux thématiques défendues par le mouvement.
Début juillet 2026, il décide de passer une dizaine de jours au Maroc pour un repérage lié à son prochain film, un dialogue entre deux jeunes artistes, l’un vivant au Maroc, l’autre en France.
Il devait également se produire à L’Uzine, un centre culturel alternatif fondé à Casablanca par l’industriel Karim Tazi, où se produisent généralement de jeunes talents aussi bien dans le théâtre que le rap ou encore la danse.
« Il voulait aussi voir en famille le match de foot entre le Maroc et la France. Heureusement qu’il l’a vu avant d’être arrêté », ironise Hamza Mahfoud.
Son arrestation a suscité une forte mobilisation au Maroc, mais aussi à l’étranger, notamment en France, parmi les artistes et les militant·es des droits humains.
Une pétition demandant sa libération et appelant les autorités marocaines à mettre un terme au harcèlement des chanteurs, publiée par Mediapart, a été signée par plus de 500 artistes, parmi lesquels l’écrivain marocain Abdellah Taïa, les cinéastes Faouzi Bensaïdi et Simone Bitton ou encore le chanteur marocain Younès Megri.
« Cette arrestation n’est pas un cas isolé. Depuis plusieurs années, et de manière intensifiée depuis le mouvement GenZ, les autorités marocaines répriment les voix critiques : plus de 1 000 personnes incarcérées, certaines condamnées à des peines allant jusqu’à quinze ans de prison,précise la pétition.
Militant·es, journalistes, artistes : la même logique répressive vise particulièrement celles et ceux qui dénoncent les abus du gouvernement. La liberté de créer, de contester et de critiquer est indispensable au rôle social et politique de l’art. »
« Il savait qu’il prenait des risques en rentrant »
Outre les militants rifains et sahraouis, condamnés à de lourdes peines de prison ferme, la justice marocaine a souvent la main lourde sur la nouvelle génération de jeunes artistes, adeptes d’une culture de la contestation et influencés par le Mouvement du 20-Février.
Pour la plupart, très connectés, ils bénéficient d’une certaine visibilité sur les réseaux sociaux, aussi bien au Maroc qu’à l’étranger.
L’un des premiers rappeurs à avoir subi les foudres de la justice du royaume est Mouad Belghouat, surnommé « El Haqed », souvent orthographié L7a9ed selon l’orthographie arabe Web/SMS, qui signifie le « rancunier ».
Il fut incontestablement le chanteur patenté du Mouvement du 20-Février. Entre 2011 et 2014, il a été arrêté trois fois et accusé, notamment, « d’outrage à fonctionnaires ».
Mahdi n’est pas radical. Il s’exprime avec l’art et par l’art.
Une amie du réalisateur et rappeur
Plus tard, en 2018, un autre rappeur, Mohamed Mounir, plus connu sous son nom de scène Gnawi, est surtout célèbre pour son singleAâcha châab (« vive le peuple »).
Il a été lui aussi accusé d’« outrage à fonctionnaires » et condamné, la même année, à un an de prison ferme. En décembre 2025, Jawad Asradi, nom de scène Pause Flow, qui rappe en darija et en tamazight (la langue berbère), a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour « outrage à agent public », après avoir passé un mois en détention provisoire.
Très attendue, l’audience du 31 juillet au tribunal de Casablanca sera sans doute déterminante pour la suite de ce procès.
El Mahdi Lyoubi sera présenté à un tribunal sans avocats, ces derniers étant en grève depuis plusieurs jours. Les amis du rappeur espèrent que le juge « va enfin dire ce qu’on reproche à Mahdi ». « On ne sait pas exactement à ce jour,s’insurge l’une des ami·es proches du rappeur. Sa famille n’a pas accédé au procès-verbal et les avocats sont en grève. Qu’est-ce qu’il a dit, ou écrit, pour mériter ce qu’on lui fait subir ? On ne sait pas plus que ce qui a été publié par les médias. »
Savait-il qu’il allait être arrêté, puis détenu, en rentrant au Maroc, après une absence de plus de sept ans ?
Ses ami·es assurent qu’il voulait surtout revoir ses parents. « C’est sûr qu’il savait qu’en rentrant au Maroc, après sept ans d’absence, il prenait des risques, mais il ne s’attendait pas à tout ça,poursuit cette proche. Il est vrai aussi que ses textes et ses chansons sont engagés. Ils évoquent les injustices sociales et les problèmes de la jeunesse, mais Mahdi n’est pas radical. Il s’exprime avec l’art et par l’art.
C'est bien parce que le roi Mohammed VI a procédé à l'espionnage de ces deux dirigeants européens via le logiciel israélien Pegasus. Et dispose d'enregistrements compromettants touchant leur intimité
...Selon de nouvelles révélations de 16 médias internationaux, dont Le Monde, Radio France ou encore Die Zeit, de nouvelles preuves impliquent le Maroc dans le scandale d’espionnage Pegasus.
Ce logiciel espion israélien a été utilisé par le Maroc en 2021 pour espionner les plus hautes sphères politiques françaises, dont Emmanuel Macron, mais également des leaders espagnols, algériens et du Front Polisario.
Le Maroc avait nié les accusations, mais le consortium Forbidden Stories apporte de nouvelles preuves avec des documents pointant directement le Maroc, ainsi qu’une source au sein du renseignement marocain.
En 2024, Macron a changé la position de la France sur le Sahara occidental en reconnaissant la souveraineté du Maroc sur le territoire, provoquant la surprise des observateurs.
عندما كانت فرنسا تفكر في شراء بيغاسوس، كانت المغرب تتجسس على وزرائها.
لأشهر عديدة، فكرت فرنسا في اقتناء برنامج التجسس الأكثر شهرة في العالم. تكشف معلومات جديدة حصل عليها موقع "فوربيدن ستوريز" تفاصيل هذا المشروع، الذي كان قيد التطوير في اللحظة التي زُعم فيها أن المغرب كان يستهدف سراً أعضاءً في الحكومة الفرنسية باستخدام برنامج "بيغاسوس". وفي نهاية المطاف، رفض قصر الإليزيه الصفقة. هذه قصة انقلاب كامل.
حقوق الصورة: ميلودي دا فونسيكا
اكتشافاتنافي جلسة استماع "قصص محظورة" كشف الموزع الرسمي لشركة NSO في فرنسا عن تفاصيل اجتماعاته مع أجهزة المخابرات وذكر مبلغ " 60/80 مليون " يورو لشراء البرنامج.
استسلم قصر الإليزيه في نهاية عام 2020 بسبب المخاطر المتعلقة بالسمعة وأشار إلى خطر فقدان السيادة.
تم تقديم طلب الحصول على ترخيص لبيع شركة بيغاسوس في فرنسا مرة أخرى إلى لجنة الوكالة الوطنية لأمن نظم المعلومات (ANSSI) بعد أن رفضت الرئاسة عملية الاستحواذ على شركة بيغاسوس.
أظهرت سبعة هواتف تابعة لوزراء في ذلك الوقت " آثار اختراق " من قبل منظمة بيغاسوس. جميعها كانت تحمل علامات تم العثور عليها على أهداف أخرى مرتبطة بالمغرب.
بقلم الويز ليان وهشام منصوري وغيوم فينيتيتاي
16 يوليو 2026
حتى الرهبان المحاربون لديهم أسرار. اختار سيباستيان ليكورنو نفسه لقب "التابع" ليُعلن ولاءه لإيمانويل ماكرون عند تعيينه رئيسًا للوزراء. وراء هذا التعبير تكمن صورة زاهد، يكاد يكون متواضعًا.
مع ذلك، وجدت دولة واحدة حياة سيباستيان ليكورنو وأنشطته مثيرة للاهتمام: المغرب. ففي يوليو/تموز 2019، بينما كان النورماندي لا يزال وزيراً للجماعات الإقليمية، يُزعم أن المملكة المغربية استهدفت هاتفه ببرنامج التجسس بيغاسوس، الذي تسوقه شركة NSO الإسرائيلية.
سيباستيان لوكورنو في مدرسة البوليتكنيك في أكتوبر 2022 (مصدر الصورة: Ecole Polytechnique / J.Barande / CC BY-SA 2.0).
من الواضح أن رئيس بلدية فيرنون السابق وفرنسا لا يحملان أي ضغينة. سيسافر سيباستيان ليكورنو إلى الرباط يومي 15 و16 يوليو/تموز، برفقة اثني عشر وزيرًا، لحضور "اجتماع رفيع المستوى" يهدف إلى توطيد المصالحة بين فرنسا والمغرب. ويأتي هذا في الوقت الذي تنشر فيه "فوربيدن ستوريز" وشركاؤها معلومات جديدة حول عمليات المراقبة الجماعية التي نفذها المغرب، بما في ذلك إصابة هواتف سبعة وزراء فرنسيين في عامي 2019 و2020 ببرمجية بيغاسوس الخبيثة.
تكشف وثائق جديدة، تمكن الكونسورتيوم من الاطلاع عليها، عن قصة أكثر إثارة للدهشة: قصة برامج التجسس التي فكرت فرنسا في اقتنائها لعدة أشهر، بينما كان كبار المسؤولين في الدولة ضحايا لها بالفعل، دون أن يدركوا ذلك.
"60/80 مليون يورو" لبيغاسوس
لا داعي للذهاب إلى مقر شركة NSO في هرتسليا، على بُعد 10 كيلومترات شمال تل أبيب، لفهم كيف انجذبت أجهزة الاستخبارات الفرنسية إلى اقتناء برنامج بيغاسوس. يكفي القيام برحلة إلى أنغوليم (شارنت). هناك يعيش جيروم س.، البالغ من العمر 52 عامًا، في منزلٍ منعزل في شارعٍ هادئ. يرأس جيروم شركة سيانس، التي كان يعمل بها خمسة موظفين عام 2022، والتي تُزوّد أجهزة الاستخبارات الفرنسية، بما في ذلك المديرية العامة للأمن الداخلي (DGSI)، "منذ سنوات ". كما أن سيانس هي الموزع الحصري لمنتجات NSO في فرنسا.
في إطار التحقيق الذي فُتح في فرنسا إثر شكاوى من ضحايا برنامج بيغاسوس الخبيث، استجوب المحققون جيروم س. خلال استجوابه، الذي اطلعت عليه المجموعة، كشف عن عدد من الخصائص المصممة خصيصًا للعملاء الفرنسيين المحتملين. من بين هذه الخصائص، أن البرنامج الخبيث يتميز بعمر افتراضي محدود وقدرة على التدمير الذاتي لتجنب اكتشافه في حال تحليل الهاتف. ومما يدل على المناقشات المطولة، أن رئيس شركة سيانس ذكر عمولته عن أي عملية بيع لبرنامج بيغاسوس - والتي تتراوح بين 50,000 و65,000 يورو - بل وذكر مبلغًا محددًا للصفقة: " أعتقد أن السعر الذي عرضته مجموعة NSO في فرنسا يتراوح بين 60 و80 مليون يورو". وعند التواصل معه، رفض جيروم س. التعليق حرصًا على حماية مصالحه التجارية.
"كانت العديد من الإدارات الحكومية تضغط لصالح بيغاسوس."
مع مطلع عام 2020، أشارت وثائق اطلعت عليها "فوربيدن ستوريز" إلى أن المديرية العامة للأمن الداخلي (DGSI) ومديرية الاستخبارات العسكرية (DRM) كانتا من بين العملاء المحتملين. كما لفتت الأداة انتباه وزارة العدل. وكانت ساحة فاندوم (مقر وزارة العدل) تراقب برنامج التجسس هذا باهتمام، إذ يمكن استخدامه في التحقيقات المتعلقة بتهريب المخدرات أو الإرهاب، ولم يكن هناك ما يشير إلى أن استخدامات البرنامج المقصودة في فرنسا غير قانونية. وأكد أحد أعضاء المخابرات الفرنسية : " كانت عدة جهات حكومية تسعى للحصول على برنامج بيغاسوس، بما في ذلك وزارة العدل " .
عبّر آخرون عن حماسهم لهذا النوع من البرامج بكلمات دقيقة. مثل جان دومينيك نوليه، وهو طالب سابق في مدرسة سان سير، قضى حياته في الجيش ثم في الدرك . التقى هذا الرجل ذو النظارات الرقيقة بشركة NSO في براغ "حوالي عامي 2016/2017" ، ثم في مقر الشركة الرئيسي، أثناء انتدابه إلى يوروبول، وكالة إنفاذ القانون التابعة للاتحاد الأوروبي.
في يوروبول، "أُعجبنا جميعًا بشدة بأداء الأداة، سواءً من حيث النشر أو جمع البيانات. [...] بمجرد تزويدنا برقم الهاتف، تمكنت شركة NSO من إصابة الهاتف في غضون 20 ثانية تقريبًا"، هذا ما ذكره الرجل، الذي يعمل الآن لدى شركة توتال إنيرجيز ، في إفادته للمحققين . وفي هرتسليا، كافح لإخفاء افتتانه بـ " غرفة مساحتها حوالي 15 مترًا مربعًا مليئة بجميع أنواع هواتف iOS وأندرويد في العالم، والتي كانت تخضع لاختبارات مستمرة للكشف عن الإصابة ونشر برامجها الخبيثة".
بالنسبة للوزراء الفرنسيين الذين تم التجسس عليهم، توجد آثار مرتبطة بالمغرب
تتخبط الوزارات في حالة من الارتباك، غير مدركة أنها فوجئت بالأمر. على الجانب الآخر من البحر الأبيض المتوسط، يستخدم المغرب برنامج بيغاسوس منذ نهاية عام 2017. وفي ردٍّ من المديرية العامة للأمن الخارجي على طلب قضائي مؤرخ في 8 نوفمبر/تشرين الثاني 2022، أكدت المديرية أن "الإمارات العربية المتحدة والمغرب استخدمتا منتجات مكتب الأمن القومي على الأقل منذ عام 2017". وقد نفت المملكة هذا الأمر باستمرار . كان للكشف عن مشروع بيغاسوس في صيف عام 2021 أثرٌ مدوٍّ: فقد عُثر على أرقام هواتف إيمانويل ماكرون وخمسة عشر عضوًا في الحكومة على قائمة المغرب للأهداف المحتملة. وصرح مسؤول استخباراتي فرنسي رفيع المستوى: "لم أُبلغ قط بنتائج تحليل هاتف ماكرون؛ فقد تولى قصر الإليزيه الأمر مباشرةً، مع الحفاظ على سرية تامة" .
La procédure judiciaire qui a suivi nos révélations montre aussi une certaine légèreté chez des personnalités concernées par un possible piratage. L’audition de Florence Parly, ex-ministre des Armées, est une succession de « je ne me souviens pas ». Elle assure n’avoir « aucun soupçon sur le service ou l’Etat qui aurait pu être à l’origine [du] ciblage ». La ministre ne se rappelle pas non plus des détails de sa rencontre avec Benny Gantz, ministre israélien de la Défense, qui lui aurait remis, selon Shalev Hulio, l’un des cofondateurs de NSO, un rapport certifiant qu’aucune personnalité politique française n’avait été ciblée par Pegasus.
تُظهر حالات ضعف الذاكرة والنسيان مدى الإحراج الذي تشعر به فرنسا على أعلى المستويات. علاوة على ذلك، فإن فرنسا سعيدة للغاية بعدم تورطها مع البرمجيات الإسرائيلية. والدليل على ذلك هو أن قصر الإليزيه أعلن رفضه شراء برنامج بيغاسوس بسرعة أكبر من إعلانه نتائج تحليل هاتف إيمانويل ماكرون. وقد اتُخذ القرار في نهاية عام 2020، كما كشفت صحيفة لوموند . وأكد مصدر مطلع لموقع فوربيدن ستوريز أن "إيمانويل ماكرون أعلن ذلك خلال اجتماع لمجلس الدفاع، مُشيرًا إلى أسباب تتعلق بالسيادة والمخاطر التي تُهدد السمعة؛ إذ كانت أنظمة استبدادية تستخدم برامج التجسس بالفعل
لا يزال لغز فرنسي قائماً. ففي يونيو/حزيران 2021، وبعد ستة أشهر من رفض قصر الإليزيه، قدّم جيروم س.، بائع برامج التجسس في فرنسا، طلباً بموجب المادة R226 - وهي إجراءات تسويق تقنيات التنصت أو التجسس - باسم شركة سيانس، بحجة أن "المديرية العامة لأمن الاستخبارات الفرنسية (DGSI) أرادت الحصول على البرنامج ". ووفقاً لرجل الأعمال المقيم في شارنت، فقد "تمت الموافقة على الميزانية على المستوى الوزاري"، بل وكان المشروع "يسير وفق الخطة" مع الحكومة في نهاية عام 2020. فلماذا قُدّم طلب ترخيص بيع برنامج بيغاسوس في فرنسا في ذلك الوقت؟ هل كان ذلك محاولة من أجهزة الاستخبارات للاستحواذ على السلطة؟ يعتقد مدير الدائرة الفنية الوطنية للاعتراض القضائي (STNCJ)، التابعة للمديرية العامة للأمن الداخلي (DGSI)، أن ممثل شركة NSO في أوروبا، الهولندي روجييه ر.، تصرف بشكل منفرد، إذ أقر برفض فرنسا بينما اتخذ في الوقت نفسه "خطوات لتقديم قضية أخرى إلى لجنة R226 " . لماذا هذا الإصرار الشديد في حين بدت النتيجة محسومة سلفًا؟ هل كانت NSO تأمل في انقلاب سياسي، أم أن هذا يعكس ازدواجية في المعايير على أعلى مستويات الحكومة؟
لغز آخر يواجه المحققين، الذين لم يتمكنوا من الاعتماد على تعاون المغرب، إذ رفضت البلاد منح لجنة تحقيق، وفقًا لما أفاد به القضاة. وقبل الزيارة الوزارية هذا الأسبوع، بعث الملك محمد السادس، بحسب الصحافة الموالية للمملكة، بأحرّ تحياته إلى إيمانويل ماكرون بروح من " الصداقة والثقة والتفاؤل ". من جانبه، سيحضر سيباستيان ليكورنو مأدبة غداء يقيمها الملك يوم الخميس المقبل.