BRUXELLOIS, SUREMENT !
Tout va très bien Madame la Marquise. Le ciel est bleu. Pour vivre heureux, vivons cachés. Pour faire une Khoubza, il faut du blé, de l'eau et de la levure....
...suscite moult remous dans une région financièrement exsangue
Sous Laaouej, le PS est devenu un parti arabo - musulman ripou
...La nomination de Moustapha Budchich, chef de cabinet du ministre Ahmed Laaouej (PS), comme représentant de la Région de Bruxelles-Capitale au Maroc à partir du 1er septembre 2026, suscite une vive polémique au sein de la classe politique.
L'opposition dénonce une procédure opaque et un « parachutage » politique, intervenu sans appel à candidatures ouvert, alors même que l'agence hub.brussels applique des restrictions budgétaires.
Les raisons de la polémique: Absence de concours ouvert : le MR complice
La désignation de Moustapha Budchich pour ce mandat de cinq ans s'est faite sur proposition du gouvernement régional, sans passer par une procédure de recrutement transparente.
Contexte budgétaire paradoxal :
Cette nomination intervient au moment où l'agence régionale hub.brussels doit restreindre ses dépenses et ferme des bureaux à l'étranger, tandis que le poste à Rabat est revalorisé au niveau A5 (avec un salaire brut annuel estimé entre 115 000 et 150 000 euros).
Critiques de l'opposition : Des formations politiques comme Ecolo ont publiquement dénoncé un compromis entre partis (soutenu par le MR et le PS) visant à placer un proche dirigeant à un poste stratégique.
Les précisions apportées
Fin du cumul potentiel : Un temps évoqué pour cumuler cette fonction avec la vice-présidence de la STIB, il a été clarifié que Moustapha Budchich ne sera pas candidat à ce poste au sein de la société de transport, un autre nom devant être proposé par le PS.
Probablement qu'un autre arabe occupera cette fonction !
...du Sahara marocain. On vous apporte les tenants et les aboutissants de l'axe du mal maroco - colombien
Le fameux baron de la drogue, le Pablo escobar du Sahara, vient d'écoper d'une peine de 12 ans de prison fermes
Le trafic de drogue entre le Maroc et la Colombie repose sur une alliance stratégique entre les cartels sud-américains et les réseaux criminels marocains (souvent liés à la "Mocro Maffia"), transformant l'axe Afrique de l'Ouest-Maghreb en une autoroute majeure pour l'acheminement de la cocaïne vers l'Europe.
Voici les dynamiques et les événements récents qui caractérisent cet axe criminel :
🤝 Le pacte "Cannabis contre Cocaïne"
Échange direct : Les réseaux marocains n'agissent plus seulement comme de simples passeurs. Ils négocient en direct avec les cartels colombiens. Le Maroc exporte sa résine de cannabis (haschich) vers l'Afrique de l'Ouest ou l'Europe, et utilise ces flux économiques et logistiques pour acheter de la cocaïne colombienne à bas prix, maximisant les profits en Europe.
Conteneurs et voies maritimes : La drogue voyage principalement par voie maritime via des conteneurs commerciaux légitimes partant d'Amérique du Sud vers les grands ports marocains (comme Tanger Med) ou d'Afrique de l'Ouest, avant de remonter vers l'Espagne et le reste de l'Europe.
⚖️ Arrestations majeures de barons de la drogue
Mounir Namoussi : L'arrestation de ce grand baron de la drogue marocain en Colombie a été publiquement saluée par le président colombien Gustavo Petro, illustrant le niveau d'infiltration des trafiquants maghrébins directement à la source de production.
Arrestations à Medellín : Plusieurs ressortissants marocains recherchés par Interpol ont été interpellés à l'aéroport international José María Córdova, près de Medellín, confirmant la présence physique de coordinateurs marocains sur le sol colombien pour superviser les expéditions.
🗺️ Le Maroc comme base logistique de la mafia colombienne
Infrastructures dédiées : Les enquêtes de la police marocaine (notamment le BCIJ) ont révélé que les cartels colombiens tentaient d'installer des bases permanentes et des structures logistiques dans le sud du Maroc (comme dans la région de Dakhla - Sahara occidental)
Saisies techniques : Lors de perquisitions conjointes impliquant des suspects colombiens et espagnols au Maroc, les autorités ont saisi des stocks massifs de kérosène (carburant pour avions), des générateurs et du matériel de communication, prouvant l'existence de pistes d'atterrissage clandestines utilisées par de petits avions pour traverser l'Atlantique depuis l'Amérique du Sud.
Pourquoi le Maroc préfère le maintien de Ceuta sous autorité espagnole
Le détroit de Gibraltar reste la principale porte d'entrée du haschich marocain en Europe, caractérisé par une intensification technologique des réseaux criminels.
L'utilisation de drones capables de traverser la mer et la construction de "narco-tunnels" sophistiqués entre le Maroc et les enclaves espagnoles (Ceuta et Melilla) illustrent cette évolution.
Les autorités espagnoles ont découvert des passages souterrains, parfois dissimulés, permettant d'acheminer des tonnes de stupéfiants entre le Maroc et Ceuta.
Les drones maritimes et aériens : Des réseaux utilisent des drones perfectionnés capables de transporter d'importantes cargaisons de cannabis de nuit, évitant ainsi les patrouilles maritimes traditionnelles.
Les "Go-Fast" : L'usage des embarcations pneumatiques ultra-rapides reste une constante pour le transfert de masse.
Les Enclaves Espagnoles: Ceuta et Melilla
Les frontières terrestres entre le Maroc et les villes autonomes de Ceuta et Melilla constituent des points de pression majeurs dans le contrôle du trafic et de l'immigration, nécessitant des coopérations policières bilatérales.
De son côté, en provoquant des entrées massives de migrants vers Ceuta et Melilla, le Maroc cherche à faire diversion et en même temps pression sur les services espagnols chargés de contrôler le trafic de drogue vers le continent européen
Au Maroc, de lourdes peines viennent d'être prononcées dans l'affaire de narcotrafic dite du « Pablo Escobar du Sahara » Abdenbi Bioui et Saïd Naciri
, les deux principaux accusés, sont d'anciens membres du Parti Authenticité et modernité (formation politique créée par le conseiller du roi Mohammed VI, Fouad Ali Al Himma) au sein de laquelle le ministre marocain de la Justice occupe une place de choix, ont été condamnées à douze et dix ans de prison ferme, jeudi 25 juin.
Une ressortissante belgo - marocaine siégea au nom de ce parti dans la chambre des députés marocains entre 2016 et 2022.
En réaction aux motivations à connotations identitaires, voire ideologiques, ayant accompagné le jugement rendu par un tribunal luxembourgeois, Ali Ouassari - Médiateur agréé auprès de la Commission fédérale de Médiation - , a tenu à réagir via le texte ci - après
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"Quand la motivation d’un jugement pose question
Ce billet n’est pas un appel à l’annulation d’une décision de justice pour son résultat, mais pour les motifs qui la sous-tendent.
Récemment, une ordonnance du tribunal de première instance du Luxembourg concernant le maintien en rétention et l’éloignement d’un ressortissant marocain a retenu mon attention. Non pas pour son dispositif, mais pour la motivation qui l’accompagne.
Ce que je constate :
Un magistrat a fondé son raisonnement sur des références idéologiques issues de la mouvance identitaire radicale, sans aucune valeur normative en droit.
Ce que dit le droit :
La motivation d’une décision judiciaire doit exclusivement s’appuyer sur :
· la loi,
· les principes généraux du droit,
· la jurisprudence,
· la doctrine,
· les faits établis et les preuves versées au dossier.
Point. Pas de place pour les considérations philosophiques ou politiques.
Pourquoi c’est grave :
Introduire des arguments politiques ou identitaires dans la motivation d’un jugement, c’est :
· violer l’exigence d’impartialité,
· rompre avec la neutralité du juge,
· sortir du champ du droit pour entrer dans celui de l’opinion.
Une décision motivée par des considérations idéologiques – qu’elles viennent de la droite, de la gauche ou d’ailleurs – n’est plus une décision de justice, c’est une prise de position politique.
Ma position :
Cette ordonnance devrait être annulée, non pas pour ce qu’elle décide, mais pour ce sur quoi elle se fonde.
Une telle motivation ne peut ni servir de précédent, ni être intégrée à la jurisprudence.
Elle repose sur des fondements étrangers à notre droit positif.
La justice ne tient que par sa rigueur :
Pour conserver son autorité et sa légitimité, la justice doit rester strictement attachée aux sources juridiques. Toute dérive idéologique dans la motivation d’un jugement doit être identifiée, dénoncée et corrigée.
Et vous, qu’en pensez-vous ? La motivation d’un jugement doit-elle rester purement juridique, ou le juge peut-il exprimer des convictions personnelles ? Je vous invite au débat, dans le respect et la réflexion"
Ouassari Ali
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Georges Louis Bouchez, président du MR, a tenu de son côté à réagir à ce jugement en approuvant les motivations du juge l'ayant prononcé.
Gloub qui vient d'être nommé administrateur au sein de la Pro - league du football belge, estimant que sa présidence du club "Les Francs - Borains" n'est nullement incompatible avec ce statut, prend la défense du juge ayant prononcé l'arrêt motivé par des considérations identitaires.
...cite le chiffre de 60% d'Algériens, entrés à Ceuta
Un pourcentage peut devenir une arme redoutable lorsqu’il n’est accompagné ni d’une source, ni d’une méthode, ni d’une démonstration.
C’est précisément ce qui se produit avec cette affirmation selon laquelle «60%» des migrants ayant tenté de rejoindre Ceuta seraient des Algériens.
Le chiffre circule de commentaire en commentaire, comme une vérité acquise, dans les cercles faisandés de l’extrême-droite française et de ses appendices de service, alors qu’il devrait d’abord susciter une exigence élémentaire : qui l’a établi, comment et sur quelles bases ?Dictionnaires et encyclopédies
Tahar Ben Jelloun, l’entremetteur de Boualem Sansal dans les salons de massage littéraire parisiens, n’affirme pas directement ce chiffre ; il écrit :
«On me dit que 60% parmi eux sont Algériens».
La précaution est purement formelle.
Lorsqu’un «écrivain» surdimensionné par le complexe médiatico-politique français corrompu relaie une donnée aussi sensible, il lui donne une visibilité et une crédibilité considérables.
Le «on me dit» ne dispense pas de la responsabilité intellectuelle.
Raisonnons un instant. Si ce pourcentage correspond à la réalité, cela signifie que près de 45 000 Algériens auraient quitté le pays pour rejoindre le Maroc avant de tenter de gagner Ceuta.
Comment une telle masse humaine aurait-elle pu franchir une frontière terrestre hermétiquement verrouillée depuis des décennies et soumise à une surveillance permanente ?
Qui peut sérieusement soutenir qu’un mouvement d’une telle ampleur aurait échappé à la vigilance des services de sécurité algériens, sans laisser de traces ni susciter le moindre rapport circonstancié ?
Ceux qui connaissent cette frontière savent qu’elle n’a rien d’une passoire.
Les Marocains qui ont tenté de la franchir dans l’autre sens et ont pu faire demi-tour vivants en détalant comme des lièvres traqués dès que les premières balles ont sifflé, pourraient en témoigner.
Ce qui frappe, au fond, ce n’est pas tant la fragilité de ce chiffre que la facilité avec laquelle il est accueilli lorsqu’il conforte un récit déjà construit.
Une statistique sans origine connue devient soudain un argument d’autorité.
Le doute, pourtant indispensable à toute démarche intellectuelle, disparaît au profit de la répétition.
Cette légèreté est d’autant plus regrettable que le véritable scandale est ailleurs.
Pendant qu’on disserte sur la nationalité des migrants, des dizaines de pauvres esclaves marocains, que personne ne pleure, ont trouvé la mort en mer ou aux abords de Ceuta.
Leur tragédie est reléguée au second plan. L’émotion cède la place au comptage et la compassion s’efface derrière la spéculation statistique.
On attend d’un écrivain – un vrai, pas un greffier de la pensée officielle marocaine – qu’il oppose la raison aux emballements collectifs des grégaires du gourou Retailleau, qu’il questionne les certitudes plutôt qu’il ne les accompagne.
Reprendre une donnée dont personne n’est capable d’établir l’origine, même sous la forme prudente d’un «on me dit», loin d’élever le débat, contribue au contraire à brouiller la frontière entre information et rumeur.
L’Algérie qui dérange n’en est pas à sa première campagne de caricatures, de procès d’intention et de chiffres brandis comme des armes.
Elle a trop souvent servi de cible aux récits fabriqués et aux vérités préfabriquées pour que ceux qui prétendent parler au nom de l’intelligence ne s’autorisent plus la moindre rigueur.
Les faits ne sont pas des accessoires que l’on convoque lorsqu’ils confortent une thèse, mais le socle même de toute parole responsable.
Les statistiques ne sont pas des talismans qu’on agite pour impressionner les foules, mais doivent être sourcées, vérifiées et démontrées.
Mais qu’est-ce qu’un esprit aussi pauvre en discernement que celui de Tahar Benjelloun peut-il bien saisir de la vérité, de la nuance et de la complexité ?
Et que peut-on espérer d’une pensée en jachère, incapable de produire autre chose que les poncifs du moment ?
Militaire marocain occupé à massacrer un jeune cherchant à rallier la ville de Ceuta
Nous avons, pour répondre à cette question, l'embarras du choix.
A commencer par le duo d'extrême droite génocidaire Trump - Netanyahoo.
Les deux suprémacistes n'ont pas caché leur satisfaction hier, face à l'invasion de Ceuta par un flux ininterrompu de "Sans dents" provenant du Maroc.
Une véritable invasion de l'enclave dont seules les autorités marocaines doivent assumer l'entière responsabilité.
D'autant plus que le dernier bilan relatif aux personnes décédées en mer, dépasse les 100 âmes
Tapant dans le tas, Trump qui ne pardonne pas à Sanchez ses positions favorables à la cause palestinienne, a qualifié le premier ministre espagnol de pantin, incapable de défendre les frontières de son pays.
Dans la foulée, celui dont le roi du Maroc vient d'emprunter le nom pour le donner à un tronçon routier, n'a pas hésité à accabler Mohammed VI, le traitant d'incapable.
Penser ne serait - ce qu'un instant, que l'invasion de Ceuta fut l'œuvre de simples miséreux fuyant le despotisme d'un roi malade, découle d'une ignorance totale et élémentaire des manœuvres israélo - marocaines visant à déstabiliser Pedro Sanchez.
Mais comment appréhender et comprendre l'implication du régime monarchiste marocain dans une entreprise conçue et imposée au Maroc par Israël, alors que le royaume chérifien aurait tout intérêt à ménager sa marionnette espagnole qui fut l'un des premiers leaders européens à reconnaître la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental ?
La réponse est d'une simplicité déconcertante, à savoir que la monarchie marocaine est devenue aujourd'hui, un régime fonctionnel qui obéit au doigt et à l'œil à ses maîtres sionistes.
Sinon, comment expliquer l'implication de Mohammed VI dans la très vaste opération d'espionnage menée via le logiciel israélien Pegasus, dans le but de mettre sur écoute, aussi bien les opposants marocains que de nombreux chefs d'états, ministres et journalistes étrangers?
Sanchez comprend enfin
En visite à Ceuta pour assister de visu à l'invasion de la ville espagnole par des dizaines de milliers de va - nu - pieds marocains, Sanchez a tardivement compris que l'agent du Mossad Mohammed VI fera tout ce que lui dictera Netanyahoo, quand bien même, ce faisant, le monarque marocain prend le risque de pousser Sanchez dans les bras des dirigeants algériens
Pour ne pas mécontenter le despote marocain, le premier ministre espagnol attribua lors de sa conférence de presse qu'il donna à Ceuta, les événements actuels aux mafias de l'immigration.
Évitant ainsi de pointer du doigt le véritable parrain de cette mafia malfaisante qui n'est autre que le roi prédateur Mohammed VI.
Quant à Sanchez qui subit actuellement les foudres de certains gouvernements de l'UE favorables à Israël, bien malin celui qui pourrait dire comment il se relèvera de cette épreuve.
...dénonciateurs de la normalisation avec Israël sont systématiquement arrêtés et condamnés
Source Mediapart
Le rappeur El Mahdi Lyoubi, détenu au Maroc et symbole de la répression des artistes
30 juillet 2026 | Par Omar Brouksy
Très attendue, l’audience du rappeur et réalisateur marocain El Mahdi Lyoubi, dit Mehdi Black Wind, prévue pour le 31 juillet au tribunal de Casablanca, s’annonce déterminante pour la suite d’une affaire aux allures kafkaïennes.
Rabat (Maroc).– En arrivant, le 13 juillet, à l’aéroport de Casablanca pour prendre l’avion qui devait le ramener à Marseille, où il vit depuis près de dix ans, à aucun moment le rappeur et réalisateur marocain El Mahdi Lyoubi, connu sous le nom d’artiste de Mehdi Black Wind (MBW), n’imaginait ce qu’il allait vivre quelques heures plus tard.
Toutes les procédures précédant l’embarquement se sont déroulées le plus normalement du monde. Après avoir enregistré son bagage, il se dirige vers la police aux frontières. Son passeport est tamponné : il peut donc embarquer.
Mais au moment où il pose son pied dans l’avion, deux hommes l’abordent. Ils se présentent comme des policiers et l’invitent à les suivre.
«Est-ce que je peux savoir pourquoi ? », leur demande-t-il, d’après les éléments recueillis par Mediapart. « On ne sait pas exactement. Nous exécutons les instructions. Tout ce qu’on sait, c’est que vous êtes interdit de quitter le territoire national. Les motifs, on ne les connaît pas. »
Il est conduit en dehors de l’aéroport par les deux hommes et… libéré. Mais avant de prendre congé de lui, ils lui recommandent de se rendre au commissariat de son quartier à Salé, une ville voisine de Rabat où El Mahdi Lyoubi, 34 ans, a vu le jour et vécu avant de s’installer à Marseille.
Manifestation en soutien au rappeur marocain Mehdi Black Wind, devant le tribunal de première instance d’Aïn Sebaâ, à Casablanca, le 22 juillet 2026.
Il décide aussitôt d’appeler son ami le plus proche, Hamza Mahfoud, un ancien militant du Mouvement du 20-Février, né dans le sillage du Printemps arabe et, lui aussi, installé dans la cité phocéenne.
Il lui raconte tout ce qu’il vient de vivre à l’aéroport de Casablanca avant de prendre la route vers Salé, où vivent ses parents.
Au commissariat de son quartier, les policiers n’ont aucune information fiable à lui fournir.
« Ils n’étaient même pas au courant de son interdiction de quitter le territoire », raconte Hamza Mahfoud à Mediapart, joint par téléphone.
Après avoir passé quelques coups de fil, ils lui recommandent, à leur tour, de retourner à Casablanca, au siège de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ).
« Outrage à une institution constitutionnelle »
Mercredi 15 juillet, El Mahdi Lyoubi est placé en garde à vue à la BNPJ, avant d’être présenté le même jour devant le procureur, qui décide de le placer en état d’arrestation pour « outrage à une institution constitutionnelle ».
Depuis, il est détenu à la prison Oukacha à Casablanca en attendant la première audience devant le tribunal de la même ville, vendredi 31 juillet.
Né à Salé en 1992, El Mahdi Lyoubi a effectué l’essentiel de sa formation artistique au Maroc, à l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel et du cinéma à Rabat, avant de s’envoler en 2017 pour Marseille, où il a obtenu un master en documentaire à l’université Aix-Marseille.
Le rap, il a commencé à le chanter dès 2010 à Salé. Les paroles, en darija, le dialecte marocain, évoquent les problèmes d’une jeunesse urbaine sans perspectives, baignant dans les inégalités et les injustices sociales.
Dans le tourbillon des premières manifestations de la GenZ 212, un mouvement de jeunes revendiquant des réformes politiques et sociales né fin septembre 2025, MBW politise ses textes et adhère aux thématiques défendues par le mouvement.
Début juillet 2026, il décide de passer une dizaine de jours au Maroc pour un repérage lié à son prochain film, un dialogue entre deux jeunes artistes, l’un vivant au Maroc, l’autre en France.
Il devait également se produire à L’Uzine, un centre culturel alternatif fondé à Casablanca par l’industriel Karim Tazi, où se produisent généralement de jeunes talents aussi bien dans le théâtre que le rap ou encore la danse.
« Il voulait aussi voir en famille le match de foot entre le Maroc et la France. Heureusement qu’il l’a vu avant d’être arrêté », ironise Hamza Mahfoud.
Son arrestation a suscité une forte mobilisation au Maroc, mais aussi à l’étranger, notamment en France, parmi les artistes et les militant·es des droits humains.
Une pétition demandant sa libération et appelant les autorités marocaines à mettre un terme au harcèlement des chanteurs, publiée par Mediapart, a été signée par plus de 500 artistes, parmi lesquels l’écrivain marocain Abdellah Taïa, les cinéastes Faouzi Bensaïdi et Simone Bitton ou encore le chanteur marocain Younès Megri.
« Cette arrestation n’est pas un cas isolé. Depuis plusieurs années, et de manière intensifiée depuis le mouvement GenZ, les autorités marocaines répriment les voix critiques : plus de 1 000 personnes incarcérées, certaines condamnées à des peines allant jusqu’à quinze ans de prison,précise la pétition.
Militant·es, journalistes, artistes : la même logique répressive vise particulièrement celles et ceux qui dénoncent les abus du gouvernement. La liberté de créer, de contester et de critiquer est indispensable au rôle social et politique de l’art. »
« Il savait qu’il prenait des risques en rentrant »
Outre les militants rifains et sahraouis, condamnés à de lourdes peines de prison ferme, la justice marocaine a souvent la main lourde sur la nouvelle génération de jeunes artistes, adeptes d’une culture de la contestation et influencés par le Mouvement du 20-Février.
Pour la plupart, très connectés, ils bénéficient d’une certaine visibilité sur les réseaux sociaux, aussi bien au Maroc qu’à l’étranger.
L’un des premiers rappeurs à avoir subi les foudres de la justice du royaume est Mouad Belghouat, surnommé « El Haqed », souvent orthographié L7a9ed selon l’orthographie arabe Web/SMS, qui signifie le « rancunier ».
Il fut incontestablement le chanteur patenté du Mouvement du 20-Février. Entre 2011 et 2014, il a été arrêté trois fois et accusé, notamment, « d’outrage à fonctionnaires ».
Mahdi n’est pas radical. Il s’exprime avec l’art et par l’art.
Une amie du réalisateur et rappeur
Plus tard, en 2018, un autre rappeur, Mohamed Mounir, plus connu sous son nom de scène Gnawi, est surtout célèbre pour son singleAâcha châab (« vive le peuple »).
Il a été lui aussi accusé d’« outrage à fonctionnaires » et condamné, la même année, à un an de prison ferme. En décembre 2025, Jawad Asradi, nom de scène Pause Flow, qui rappe en darija et en tamazight (la langue berbère), a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour « outrage à agent public », après avoir passé un mois en détention provisoire.
Très attendue, l’audience du 31 juillet au tribunal de Casablanca sera sans doute déterminante pour la suite de ce procès.
El Mahdi Lyoubi sera présenté à un tribunal sans avocats, ces derniers étant en grève depuis plusieurs jours. Les amis du rappeur espèrent que le juge « va enfin dire ce qu’on reproche à Mahdi ». « On ne sait pas exactement à ce jour,s’insurge l’une des ami·es proches du rappeur. Sa famille n’a pas accédé au procès-verbal et les avocats sont en grève. Qu’est-ce qu’il a dit, ou écrit, pour mériter ce qu’on lui fait subir ? On ne sait pas plus que ce qui a été publié par les médias. »
Savait-il qu’il allait être arrêté, puis détenu, en rentrant au Maroc, après une absence de plus de sept ans ?
Ses ami·es assurent qu’il voulait surtout revoir ses parents. « C’est sûr qu’il savait qu’en rentrant au Maroc, après sept ans d’absence, il prenait des risques, mais il ne s’attendait pas à tout ça,poursuit cette proche. Il est vrai aussi que ses textes et ses chansons sont engagés. Ils évoquent les injustices sociales et les problèmes de la jeunesse, mais Mahdi n’est pas radical. Il s’exprime avec l’art et par l’art.
C'est bien parce que le roi Mohammed VI a procédé à l'espionnage de ces deux dirigeants européens via le logiciel israélien Pegasus. Et dispose d'enregistrements compromettants touchant leur intimité
...Selon de nouvelles révélations de 16 médias internationaux, dont Le Monde, Radio France ou encore Die Zeit, de nouvelles preuves impliquent le Maroc dans le scandale d’espionnage Pegasus.
Ce logiciel espion israélien a été utilisé par le Maroc en 2021 pour espionner les plus hautes sphères politiques françaises, dont Emmanuel Macron, mais également des leaders espagnols, algériens et du Front Polisario.
Le Maroc avait nié les accusations, mais le consortium Forbidden Stories apporte de nouvelles preuves avec des documents pointant directement le Maroc, ainsi qu’une source au sein du renseignement marocain.
En 2024, Macron a changé la position de la France sur le Sahara occidental en reconnaissant la souveraineté du Maroc sur le territoire, provoquant la surprise des observateurs.