...à Madrid a-t-elle été reportée ?
Une interprétation de ce report, venant des inconditionnels du regime marocain , suggère que le Maroc est un acteur dur, rusé et redoutable en politique et en diplomatie, et que Bourita, sur ordre du roi Mohammed VI, est celui qui a provoqué ce report et en a convaincu Sanchez afin de ne pas embarrasser le monarque marocain en recevant le président algérien.
Quelle stupidité !
La vérité est que le président algérien est celui qui a initié ce report, et ce pour plusieurs raisons:
la première réside dans l'initiative de Sánchez de dissoudre le Parlement espagnol et d'organiser des élections anticipées.
Cette question a été analysée par les autorités algériennes, qui ont conclu ce qui suit :
Premièrement : la visite de Tebboune, à un moment caractérisé par l'instabilité d'un gouvernement intérimaire en affaires courantes, n'est pas bénéfique pour l'Algérie.
Deuxièmement, les dirigeants algériens estimaient que la visite de Tebboune à ce moment précis ne donnerait aucun résultat à la hauteur de leurs attentes; Sánchez étant absorbé par la préparation de son parti en vue de ces élections anticipées.
Par conséquent, il ne pourrait consacrer suffisamment de temps et d'énergie à discuter avec Tebboune de questions cruciales, telles que l'approvisionnement de l'Europe en gaz naturel via l'Espagne et la gestion du conflit du Sahara occidental d'une manière conforme aux souhaits de l'Algérie, notamment au vu des tensions actuelles entre l'Espagne et le Maroc suite à l'incursion de Ceuta.
Troisièmement : l’Algérie, après une analyse approfondie de la décision de Sánchez de dissoudre le gouvernement et le Parlement espagnols, a conclu que les résultats de ces élections etaient incertaines et que la montée de la droite suite à ce scrutins était une possibilité à ne pas négliger.
Par conséquent, fonder tous ses espoirs sur Sánchez dans ces circonstances et miser uniquement sur le Premier ministre espagnol pourrait s’avérer une stratégie perdante si l’opposition de droite devait obtenir la majorité des sièges au Parlement espagnol, ce qui lupermettrait ainsi de former un nouveau gouvernement.
Cependant, les fanatiques marocains pensent – si tant est qu’ils pensent – avec leur derrière, se sont jetés sur la nouvelle du report pour applaudir le génie de leur dieu malade et son règne déclinant et bientôt achevé.
Ces mêmes ignares marocains n'ont toujours pas accepté la décision du roi d'Espagne de se rendre dans les villes espagnoles de Ceuta et Melilla les 13 et 14 de ce mois, et ils n'ont rien trouvé à dire face à la prochaine visite du roi Felipe sexto, qu'il effectuera à Ceuta en uniforme militaire et probablement accompagné d'officiers espagnols de haut rang.
Que se passera-t-il après les élections espagnoles de novembre prochain concernant les relations algéro-espagnoles ?
Si Sanchez l'emporte cette fois-ci, une nouvelle date sera fixée pour la visite de Tebboune en Espagne et sa rencontre avec Sanchez sera programmée afin de discuter des points convenus.
Si l'opposition de droite réussit en Espagne, l'Algérie, qui entretient de bonnes relations avec l'Alliance Populaire n'aura certainement aucune difficulté à continuer à améliorer ces relations en fournissant à l'Espagne davantage de gaz naturel.
Pour rappel : n'oublions pas qu'après la reconnaissance par Sánchez de la souveraineté marocaine sur le Sahara en 2022 lors de sa rencontre avec le roi du Maroc à Rabat, et la crise qui s'en est suivie entre l'Algérie et l'Espagne, un rapprochement significatif s'était produit entre les forces de droite ibériques et les dirigeants politiques algériens.
À cet égard, il convient de prendre en considération les points suivants :
Le Parti populaire d'opposition insiste sur la nécessité de rétablir une relation équilibrée et pragmatique avec l'Algérie, décrite comme un partenaire stratégique clé, notamment en ce qui concerne les approvisionnements en gaz naturel et la stabilité en Méditerranée.
Les dirigeants du Parti populaire ont exprimé à maintes reprises et régulièrement leur volonté de réparer les dommages économiques infligés aux exportateurs et aux entreprises d'infrastructures espagnoles en raison des restrictions imposées par l'Algérie
Autre hypothèse probable: se sentant attaqué de toutes part, par le duo Netanyahoo - Trump, par sa droite nationaliste et par le roi Mohammed VI qui maintient l'épée de Damocles "Pegasus" au dessus de sa tête, Sanchez fatigué et écœuré, pourrait avoir provoqué la destitution de son parlement pour pouvoir passer à autre chose.
l'Algérie.













