samedi 16 mai 2026

Mohammed VI est vraiment...


 ...un roi prédateur 




 Le journal en ligne néerlandais AD a publié un long article du journaliste néerlandais Frank Renout, dans lequel il s'appuyait principalement sur les données et les déclarations contenues dans le livre « Mohammed VI : L'Énigme » du journaliste et écrivain français Thierry Oberlé.


L'article a non seulement mis en lumière le style de vie extravagant et la richesse obscène de celui qui a été présenté pendant de nombreuses années comme le « roi des pauvres », mais a également révélé un aspect du système d'avidité, de monopole et de corruption qui entoure le palais royal marocain, à une époque où des millions de Marocains vivent dans la pauvreté, la marginalisation, le chômage et le désespoir.


Ce dossier va sans aucun doute susciter une vive controverse, notamment aux Pays-Bas, où Mohammed VI bénéficie encore d'une image soignée auprès de certains médias et hommes politiques, une image construite pendant des années grâce à des réseaux d'influence, des relations, des intérêts, des tentatives d'acheter des loyautés et le blanchiment d'un régime imprégné de despotisme et de corruption.


Ce qui a été publié aujourd'hui n'est pas un simple article anodin… mais un nouveau témoignage issu des médias européens qui révèle la contradiction flagrante entre la rhétorique officielle séduisante et la réalité d'un roi qui vit dans un monde de palais, de yachts et de richesse illusoire, tandis que le peuple est prié de se taire, d'être patient et de faire des sacrifices.


Voici une traduction du texte original


Le petit village français de Betz, au nord-est de Paris, possède un château. Mais il est difficilement visible, entouré de hauts murs de pierre et d'une épaisse végétation. La plupart du temps, le château est vide et silencieux, et les villageois passent devant sans même y prêter attention.


Mais parfois, des convois de voitures blindées aux vitres teintées apparaissent soudainement, la gendarmerie bloque la route, et l'endroit se transforme en une véritable ruche de gardes et de domestiques, et des drapeaux flottent… des drapeaux marocains, plus précisément.


Le palais de Betz, qui s'étend sur 70 hectares et comprend des écuries pour 20 chevaux de course, est la résidence de campagne privée du roi Mohammed VI du Maroc. Son père, Hassan II, l'avait acquis dans les années 1990 et, avant sa mort en 1999, il y avait organisé un somptueux banquet marocain pour 1 000 convives.


Dans sa nouvelle biographie du roi marocain de 62 ans, le journaliste français Thierry Oberlé écrit : « Le roi Mohammed VI soutient la municipalité de Betz. »


Chaque année, le roi finance le voyage de quinze villageois au Maroc, où ils séjournent gratuitement pendant trois semaines dans un hôtel cinq étoiles, et chacun d'eux reçoit 400 euros pour ses dépenses personnelles.


 Il a également financé la restauration du clocher de l'église locale, soutient le club de football du village et contribue au financement de la salle municipale.


Mais le palais du Betz n'est pas le seul refuge français de Mohammed VI.


 Il a également acquis une propriété de luxe près de la Tour Eiffel pour 80 millions d'euros. Oberli décrit l'immeuble comme comprenant « dix chambres, un penthouse, une salle de jeux, une piscine, un spa, une salle de réunion, un salon de coiffure et une terrasse de 229 mètres carrés ».


« Roi des pauvres »


Cette extravagance et cette richesse contrastent fortement avec le titre conféré à Mohammed VI lorsqu'il monta sur le trône en 1999 après la mort de son père, Hassan II, lorsqu'il fut surnommé le « roi des pauvres ».


 Il avait promis développement et progrès à cette époque, et tous les espoirs des Marocains reposaient sur lui.


Mais, selon Thierry Oberly, ces progrès ont été réalisés avant tout au profit du roi lui-même.


Le journaliste affirme : « Mohammed VI est considéré comme l'un des rois les plus riches du monde. »


Son livre présente une liste choquante des manifestations de richesse et de luxe qui entouraient le roi lui-même.


En 2002, Mohammed VI a épousé Salma Bennani, et ils ont eu deux enfants : le prince héritier Moulay Hassan et la princesse Lalla Khadija.


 Des années plus tard, le couple s'est séparé ou a divorcé en silence, sans annonce officielle de la date, avant que son avocat ne la décrive en 2019 comme « l'ex-femme ».


Le roi adore voyager, et Oberley déclare : « Son entourage comprend au moins trois avions et des centaines de personnes. »


Au Maroc, le roi se déplace entre une dizaine de palais royaux et une vingtaine d'autres résidences royales. 


Rien que dans la ville d'Agadir, on compte deux palais royaux, car Hassan II y fit construire un nouveau palais parce que l'ancien était « trop humide ».


Mohammed VI apprécie également les balades en jet ski, à tel point qu'il a été surnommé « Sa Majestéski » en France, un jeu de mots combinant « Sa Majesté » et « Jetski ».


À une occasion, son voilier « Al-Boughaz 1 » a été arrêté dans les eaux espagnoles après que la police espagnole, en raison du grand nombre de jet-skis qui l'entouraient, a cru qu'il était impliqué dans une opération de trafic de drogue.


Il disparaît de la vue


En hiver, le roi passe parfois cinq semaines complètes de vacances à l'étranger, à faire du shopping à Dubaï ou à se détendre aux Seychelles. En été, ses voyages peuvent être encore plus longs.


Oberly déclare : « En 2015, Mohammed VI a disparu de la scène publique pendant trois mois entiers. » 


En 2017 et 2018, il a passé plus de la moitié de son temps hors du Maroc. 


En 2022, il a vécu pendant près de quatre mois consécutifs en France.


Le journaliste estime que le palais royal marocain dépense environ 670 000 euros par jour et que son budget pour 2024 s’élevait à 245 millions d’euros, dont 50 millions vont directement au roi.


Quant à la fortune de Mohammed VI, elle est estimée à environ 10 milliards de dollars.


Il déclare : « Il est presque aussi riche que l'émir du Qatar, mais il ne possède pas de pétrole ; il s'appuie plutôt sur des réseaux financiers et des investissements judicieux. »


Contrôler l'économie


Après l’indépendance du Maroc en 1956, le palais royal a acquis de vastes étendues de terres, qui constituent la base de la richesse actuelle de la famille royale.


Oberly affirme que Mohammed VI a accéléré le processus d'enrichissement du palais d'une manière sans précédent.


Les domaines royaux furent transformés en un immense empire agricole produisant des céréales, des légumes et des fruits.


Il déclare : « Les familles marocaines peuvent désormais déguster des repas complets préparés à partir de produits provenant des fermes royales. » 


Le roi possède même de grands magasins où ses produits sont vendus.


 Les Marocains ne sont pas seulement des sujets du roi, mais aussi des clients du roi.


Mohammed VI détient des parts importantes par le biais de sa société privée « SIGER », dirigée par son ami et conseiller Mounir Majidi, qui perçoit un salaire mensuel de 120 000 euros selon des documents divulgués.


Le palais est également propriétaire du fonds d'investissement « Al Mada », qui a généré en 2017 des bénéfices de 420 millions d'euros.


Le roi détient également une participation majoritaire dans la société minière « Managem », dont les bénéfices ont triplé en dix ans.


Il a également investi dans le groupe « Sumed », actif dans l'hôtellerie, l'éducation et le raffinage du pétrole.


Selon Oberly, son dernier investissement a été le rachat de la société chocolatière italienne « Nutkao » en 2024 pour 450 millions d'euros.


Tout le pouvoir est entre les mains du roi.


Malgré l'existence d'une constitution et d'un parlement élu, le roi demeure l'autorité suprême au Maroc.


Il nomme et révoque les ministres, dissout le Parlement, convoque de nouvelles élections et gouverne par décret.


Oberly affirme que Mohammed VI n'est pas devenu le « roi des pauvres », ni le roi des réformes politiques qu'il avait promises.


Il est vrai que certaines réformes ont eu lieu au début, comme l'élargissement des droits des femmes et l'indépendance relative du pouvoir judiciaire, mais l'auteur estime qu'il n'y a jamais eu de véritable volonté d'abandonner le pouvoir.


Il déclare : « Le Maroc vit depuis des décennies sous un régime conservateur, où les intérêts de la classe dirigeante priment sur tout le reste. »


Corruption et drogue


Oberly estime que la corruption est profondément enracinée dans le système marocain, que ce soit pour l'obtention de permis de conduire ou de licences d'entreprise.


Cela met également en évidence une collusion généralisée dans le trafic de drogue, atteignant les plus hauts niveaux.


Il déclare : « Mohammed VI n'est pas directement impliqué, mais il le permet. »

 Le Maroc est le premier producteur mondial de cannabis.


Dans son livre, Oberley décrit le roi comme un « roi paresseux », expliquant : « C'est un chef d'orchestre qui s'est mis en retrait, tandis que ceux qui l'entourent mènent la politique et exercent le pouvoir dans l'ombre. »


état de santé


Selon l'auteur, l'une des raisons des fréquentes absences du roi de la vie publique est son état de santé.


Il déclare : « Il n'y a pas de rapports médicaux officiels, mais ses proches ont parlé de problèmes pulmonaires, respiratoires et d'équilibre. »


Il ajoute que le roi avait perdu près de la moitié de son poids ces derniers mois, qu'il se déplaçait avec difficulté et qu'il paraissait très fatigué.


À l'inverse, le prince héritier Moulay Hassan, âgé de 22 ans, est préparé à assumer le pouvoir à l'avenir.


Lors de vacances sur une île grecque, le palais royal a loué un yacht de 72 mètres pour 550 000 euros la semaine.


Le prince héritier possède également un avion privé Gulfstream G650 équipé d'un système antimissile israélien, d'une valeur de 64,7 millions de dollars.


Oberley conclut en disant : « Si je devais résumer la vie de Mohammed VI et son règne, je dirais : c'était un roi qui ne voulait pas devenir roi… mais il s'est résigné à son destin et se souciait davantage de ses propres intérêts que de ceux du pays. »


pays du cannabis


En 2024, Thierry Oberly s'est rendu à Beni Salman, ville natale de Ridouan Taghi, dans le nord du Maroc.


Il déclare : « Le clan Taghi possède là-bas un immense complexe agricole, gardé par des groupes de jeunes hommes, et de grandes quantités de cannabis étaient stockées dans un entrepôt à ciel ouvert. »


Un ancien employé de Taghi a confirmé que le complexe produit une tonne de cannabis par an.


Le journaliste a également visité la ville d’« Issaguen », qu’il a décrite comme la « capitale mondiale du haschisch », où la culture du cannabis génère des profits dix fois supérieurs à ceux de la culture des céréales, des olives ou des amandes.


Il souligne que plus de la moitié de l’économie de la région dépend du haschisch et de son trafic, et que plus d’un million de Marocains sont directement ou indirectement liés à ce commerce.


Il conclut en déclarant : « Environ 50 000 hectares au Maroc sont encore consacrés à la culture du cannabis, ce qui génère environ 10 milliards d'euros par an pour les réseaux mafieux internationaux. » 


La réalité est qe le roi vit dans un monde de palais, de yachts et de richesses inimaginables, tandis que le peuple est tenu au silence, à la patience et aux sacrifices.


 


vendredi 15 mai 2026

A paraitre en septembre prochain

 .

...le nouvel ouvrage de Khalil Zeguendi:




Montée des périls raciste, anti-marocain et islamophobe en Andalousie 

"DE CORDOUE A MOLENBEEK"


OU

"LES MUSULMANS D'EUROPE CONNAITRONT ILS LE MÊME SORT QUE CEUX EXPULSÉS DE LA PÉNINSULE IBÉRIQUE EN 1492 ?"


Extraits


(....) "En 1270, l'Espagne musulmane se réduisait au petit royaume (Taifa) de Grenade, qui sera conquis par les armées chrétiennes en 1492(....)


(...) "Sourds aux appels à l'aide émanant de Mohamed XII Boabdil, émir de la Taifa nasride de Grenade, les Musulmans de la dynastie Wattassides qui subissaient au Maroc, les assauts des forces espagnoles et portugaises ne purent apporter aucun soutien militaire au dernier bastion du règne musulman en Espagne(...)"


(...)"Si l'ultime clou de la défaite musulmane en Espagne fut planté en l'an 1492, le déclin du règne califale avait débuté le 6 mai 1085 lors de la prise par le roi Alphonse VI de Castille, de la Taifa de Tolaïtela (Tolède). 

Ce petit royaume musulman dissident du pouvoir central, fut la première étape de la reconquête chrétienne"(...)

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Juillet 2025: Terreur extrémiste à Torre Pacheco (sud de l'Espagne)

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(...) "A la suite de graves incidents survenus à Torre Pacheco, petite ville andalouse voisine de Murcie, une partie de la presse espagnole rapporta que l'agression commise le 9 juillet 2025, dont fut victime un senior espagnol âgé de 68 ans, fut le fait de jeunes émargeant à la communauté marocaine de cette localité(...)"


(...)" Aux cris de "Hijos de puta - fils de pute" et de "A  vuestro pais - A votre pays", des groupes extrémistes et violents engagèrent du 15 au 17 juillet dans les zones à forte présence marocaine, une véritable chasse aux immigrés marocains"(...)


(...) Les discours haineux émanant du parti extrémiste VOX, opposé à la présence des Musulmans en Espagne, inquiètent de plus en plus les centaines de milliers de Marocains présents en Andalousie(...")

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Un vaste tour d'Europe de la montée des intolérances contre les Musulmans est dressé dans l'ouvrage.


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Le nombre d'exemplaires de cet ouvrage étant limite, il est vivement conseillé aux personnes intéressées, de commander le leur auprès de l'auteur.




dimanche 10 mai 2026

La journée mondiale de l'âne coincide

 

avec celle de l'anniversaire du prince héritier marocain....pure coincidence 







Quelle curieuse et heureuse coincidence  que la Journée mondiale de l'âne soit célébrée chaque année le 8 mai, jour où la famille royale du Maroc fête l'anniversaire du prince héritier Hassan Alaoui.


En cette occasion dédiée aux ânes, les Marocains  du monde sont heureux de joindre leurs voix à celles de ceux de l'intérieur du Maroc pour féliciter tous les ânes du Maroc et dans le même temps le prince Hassan Alaoui et tous les membres de la famille alaouite


C’est une heureuse coïncidence que la Journée mondiale de l’âne tombe le même jour que l’anniversaire du prince héritier Moulay Hassan au Maroc.


La date de la Journée mondiale de l'âne restera inchangée et sera fêtée le 8 mai de chaque année, date qui coïncide avec l'anniversaire du prince marocain.


L'absence de festivités célébrant la fête de l'anniversaire  par la famille royale marocaine, via l'organisation de marches populaires, de défilés militaires et d'émissions télévisées sur l'ensemble du territoire national, était-elle due à la coïncidence de cet événement avec la Journée mondiale de l'âne ? 


Cette journée (sauf au Maroc) est célébrée dans le monde entier par des festivals, des processions et des défilés d'ânes pour reconnaître les services inestimables que les ânes rendent à l'humanité et leur endurance constante face à de lourdes charges, ainsi que pour souligner le manque de respect et le ridicule dont les humains font preuve à leur égard.


Nous appelons tous les Marocains à signer une pétition que nous lancerons dans quelques jours, demandant l'intégration des ânes dans notre société. Cette pétition sera adressée au Prince Moulay Hassan III.


Selon les informations circulant au Maroc,  les plus hautes autorités du pays ont donné pour instruction aux cheikhs, aux chefs de village et aux responsables locaux de dissuader les agriculteurs et les éleveurs marocains de ne pas célébrer la Journée mondiale de l'âne, afin d'éviter toute confusion…


 à bon entendeur.


Signalons aussi que Luis Enrique, entraîneur du PSG est né un 8 mai

jeudi 30 avril 2026

Un nouvel Israël au Maroc

 .

...

Article du journaliste Ali Anouzla 



Les Marrakchis lavent à grands eaux là muraille de Bab Doukkala à Marrakech suite aux prières talmudiques exécutées par des Juifs orthodoxes 


traduit par Ahmed Benseddik


La célébration de rituels talmudiques par un groupe de juifs orthodoxes devant l'un des remparts historiques de Marrakech la semaine dernière, a suscité une vive polémique au Maroc et déclenché des manifestations populaires dans la Ville ocre pour dénoncer ce que les protestataires ont qualifié de « provocation sioniste » des sentiments des Marocains, exigeant l'arrêt de toute forme de normalisation avec l'état sioniste et mettant en garde contre le danger de ce qu'ils perçoivent comme des plans d'infiltration discrète dans la société marocaine.


L'incident a débuté lorsqu'un groupe de touristes juifs, dont la nationalité est inconnue (certains pourraient toutefois posséder la double nationalité, notamment israélienne), s'est approché des remparts de la Vieille Ville en soirée. 


Vêtus de chapeaux noirs et de longs manteaux, à la manière des juifs orthodoxes, ils ont accompli des rituels talmudiques semblables à ceux pratiqués au Mur occidental (également appelé Mur des Lamentations), sous les yeux des passants. 


Des vidéos amateurs ont filmé la scène et se sont rapidement propagées sur les réseaux sociaux, déclenchant un vif débat entre partisans et opposants à la normalisation des relations du Maroc avec Israël, dont les répercussions se font encore sentir.


L'État est resté silencieux, ne publiant aucun communiqué officiel.


 Certains sympathisants sionistes ont tenté de minimiser l'incident en affirmant qu'il impliquait des touristes juifs sympathisants de la cause palestinienne et que l'heure de l'une de leurs prières coïncidait avec leur présence sur les lieux, sans que cela soit prémédité ni planifié – une tactique visant à apaiser la colère de l'opinion publique.


 D'autres ont soutenu que la scène reflétait la liberté de religion au Maroc et le climat d'ouverture et de stabilité qui règne dans le pays. 


La réaction la plus provocatrice a cependant été la question suivante : pourquoi les musulmans sont-ils autorisés à prier dans les rues et les ruelles à l’occasion de la prière du vendredi lorsque les mosquées sont bondées, alors que d'autres ne le sont pas ? 


Et pourquoi les musulmans prient-ils dans les espaces publics dans d'autres pays, en particulier en Europe, sans que cela ne suscite d'objections ?


Mais les opposants à la normalisation ne sont pas restés silencieux face à ces arguments. 


Ils ont organisé une grande manifestation à Marrakech pour condamner ces événements et exiger l'arrêt immédiat de toute forme de normalisation avec Israël. 


Des voix issues des partis politiques, de la société civile, des milieux intellectuels et des médias ont également alerté sur la gravité de l'incident.


 Certains sont même allés jusqu'à y voir une tentative de créer un nouveau « Mur des Lamentations » au Maroc, rappelant les débuts de la colonisation juive en Palestine, lorsque le mouvement sioniste avait commencé par des rituels symboliques similaires avant de se transformer en un projet d'occupation, d'expansion et de domination.


Où réside le danger ?


 Premièrement, il réside dans le fait que cet incident s'inscrit dans un processus de normalisation progressive en cours depuis la signature des accords d'Abraham par le Maroc en 2020. 


Cette normalisation, voire cette sionisation, a atteint un point où elle menace l'identité marocaine et alimente les dissensions entre les Marocains qui soutiennent la cause palestinienne et un petit groupe animé par des motivations sionistes.


Depuis la signature de ces accords, imposés par la plus haute autorité du pays, le Maroc s'est lancé dans une course à la normalisation accélérée, à un rythme sans précédent, même pour d'autres pays ayant normalisé leurs relations avant lui, comme la Jordanie et l'Égypte.


L'infiltration s'est étendue aux universités, aux écoles et aux instituts scientifiques, ainsi qu'aux entreprises et aux investissements de toutes sortes, y compris dans les secteurs militaire, sécuritaire et stratégique tels que les énergies renouvelables, l'exploration pétrolière et gazière et les terres rares.


 Elle a également inclus l'acquisition de vastes terres agricoles dont les produits, désormais étiquetés « israéliens », sont exportés du Maroc vers le marché européen.


 L'infiltration a même atteint les programmes scolaires et les sermons du vendredi.


Parallèlement, l'espace pour la liberté d'opinion, d'expression, de la presse et de réunion s'est considérablement réduit.


 Quiconque s'oppose à la normalisation, ou même exprime simplement sa solidarité avec la cause palestinienne, s'expose désormais à des interdictions, à la répression, à des arrestations, à des procès et à l’emprisonnement.


 Ceci s'explique par le fait que l'état israélien a développé des groupes de pression de plus en plus influents dans divers secteurs, des médias aux universités, en passant par certains partis politiques, ministères et institutions, dont des organes élus.


 À l'inverse, une poignée de voix pro-sionistes, protégées par les cercles officiels, se sont décomplexées et ont exprimé leur hostilité envers quiconque les critique, recourant à la diffamation et à la calomnie. 


Elles sont même allées jusqu'à poursuivre en justice des manifestants pour avoir prétendument brûlé le drapeau israélien lors des manifestations populaires qui se déroulent actuellement dans les villes et villages marocains. 


C'est un phénomène que nous n'avons même pas observé dans des pays comme les États-Unis.


Quelle est la position officielle de l'État ?


 Malheureusement, à l'heure où nous écrivons ces lignes, aucune réaction officielle n'a été observée face à ce que les médias appellent la « prière du Mur des Lamentations marocain », ce qui revient à approuver et tolérer tacitement de telles provocations. 


Les autorités elles-mêmes empêchent les musulmans de prier en groupe dans les lieux publics et n'ouvrent les mosquées officielles, sous la supervision du ministère des Habous, les biens religieux, qu'aux heures de prière, avant de les refermer aussitôt. 


Elles interdisent également le recueillement ou les rassemblements pour la prière dans ces mosquées, comme c'est le cas durant les dix derniers jours du Ramadan, où les personnes observant le recueillement sont parfois expulsées de force.


Est-ce que le Maroc ne devient un pays de tolérance et de liberté de croyance que lorsqu'il s'agit de non-musulmans ?


La gravité de l'événement, avec ses dimensions symboliques, religieuses et historiques, met en lumière un danger encore plus grand : le niveau de normalisation de l'infiltration au sein de la société marocaine. 


Ceci soulève une question politique et morale cruciale : si la majorité du peuple marocain, comme le montrent les manifestations en cours, rejette cette voie, alors à qui profite-t-elle ? 


Et qui cherche à l'imposer par la force ? 


Quiconque s'y risque joue avec le feu, car le projet sioniste ne se limite pas à la Palestine ; c'est un projet de colonisation, de domination et d'expansion sous couvert religieux, visant tout ce qui est arabe et islamique, de Tanger à Jakarta.


Si l’opération « déluge d’al Aqsa » a un mérite, malgré les immenses sacrifices que continuent de consentir les Palestiniens pour le bien de tous, c’est d’avoir révélé le vrai visage de ce projet. 


Alors, le fait de fermer les yeux aujourd’hui sur des rituels qualifiés de symboliques et éphémères pourrait ouvrir la voie à un nouvel Israël au Maroc. 


Il ne s’agit pas de simples spéculations ; c’est confirmé par les déclarations d’extrémistes, notamment du ministre sioniste Ben Gvir, qui affirmait auparavant que les premiers habitants du Maroc étaient juifs et que le territoire marocain leur appartenait.


Ce qui s'est passé devrait alerter les Marocains, tandis que les normalisateurs sionistes ne font que jouer le rôle qui leur a été assigné.


 Cependant, la plus grande responsabilité incombe au détenteur de la décision suprême, car il s'agit de la souveraineté et de l'unité du Maroc, qui ne sauraient être abandonnées à la merci des ambitions d'un projet impérialiste sioniste expansionniste qui commence par des insinuations et se termine par des diktats.



jeudi 23 avril 2026

Avant qu'il ne soit trop tard...

 .

... Appel au peuple marocain


Après la pseudo prière sioniste de Bab Doukkala, Marrakech se mobilise


 Le peuple marocain tout entier ne doit pas laisser impunie la profanation de Bab Doukkala par les sionistes.


Le choix de Bab Doukkala par les colons israéliens  ne doit pas être interprété comme un événement spontané ou passager, perpétré par un groupe de juifs religieux. 


D'après l'analyse de la plupart des Marocains libres, cette incident apparait comme un acte délibéré dont les implications dépassent la simple dimension individuelle pour toucher à quelque chose de plus profond.


Il s'agit d'un ballon d'essai conçu et planifié par les plus hautes sphères de l'État marocain, dans un contexte d'escalade et d'accélération de la ventre du Maroc aux sionistes et comme une opération cruciale destinée à prendre le pouls de l'opinion publique marocaine et à tenter de sonder les réactions des masses.


 Pourquoi, selon nous, cette opération est-dangereuse et s'inscrit-dans une série d'actions officielles antérieures menées au Maroc à l'initiative de sionistes venus d'Israël avec l'approbation et la bénédiction du chef de l'etat marocain


Premièrement, parce que Bab Doukkala est un lieu très populaire dans une ville dont les affaires sont gérées par une élite politique proche des cercles décisionnels du royaume.


Marrakech ne ressemble à aucune autre ville marocaine ; son nom et son statut sont comparables à ceux des grandes villes internationales en termes de réputation, de renommée et de présence touristique, culturelle et spirituelle.


Le pari du régime, à travers ce processus dont nous sommes certains qu’il a été planifié par les ingénieurs de la normalisation avec l'entité sioniste, consiste à anticiper les réactions populaires, non seulement à Marrakech, mais dans la majeure partie du Maroc.


 Si l'affaire se déroule sans incident, il sera entendu que la voie a été tracée et préparée pour accélérer le rythme des avancées dans cette direction, et que rien ne pourra entraver cette œuvre colonisation diabolique


 Mais si le contraire se produit, et que les masses marocaines se mobilisent pour s'opposer à ce processus et continuent de le rejeter, alors il sera compris que ce plan n'a pas encore atteint sa vitesse maximale, et qu'il existe de véritables obstacles sociétaux qui se dressent sur son chemin.

 

Ces événements transcendent leur dimension circonstancielle car ils sont liés à un contexte plus large de transformations politiques, où l'acte posé à Marrakech de maniere soit disant anodine, deviendra porteur de multiples messages et s'ouvrira sur des questions plus graves. 


 La réaction populaire à de tels événements est indissociable du niveau de conscience sociétale et de la capacité des citoyens à lire entre les lignes, à distinguer le spontané du systématique et le partiel du stratégique.


 Les sociétés ne se mesurent pas uniquement à leurs réactions immédiates, mais aussi à leur capacité à construire des positions cohérentes fondées sur une compréhension approfondie des contextes et des enjeux.


La question centrale demeure : faut-il interpréter ces événements comme de simples incidents isolés ou comme des signes s’inscrivant dans un processus global ? La réponse à cette question dépend de l’interaction de la société dans toutes ses catégories et de ses élites, à un moment historique critique qui exige une grande vigilance et une profonde perspicacité.


Le lendemain de la profanation de Bab Doukkala, avec la bénédiction des autorités locales et assurément nationales, la mobilisation à chaud des Marocains  pour condamner cet acte odieux, semble très importante.


Il est indispensable qu'elle s'accentue et s'amplifie

vendredi 17 avril 2026

Le journaliste Souleymane Raissouni...

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 démolit l'« écrivain » franco-sioniste Tahar (pur en arabe) Ben Jelloun

Sulayman al-Raysuni


Benjelloun en compagnie de Jack Lang et du despote Mohammed VI


À quatre-vingt-deux ans, l’écrivain franco-marocain Tahar Ben Jelloun s’obstine à ramper vers sa tombe sans se purifier de ses péchés et de ceux qui font de lui un écrivain à la demande (sur commande!) mangeant l’ail et l’injustice avec sa bouche.


  L’un des inconvénients de certains écrivains, dit le romancier rebelle Mohamed Choukri - auteur du Pain nu - est qu’ils « écrivent sur commande (...) et l’exemple typique de ce type d’écriture, qui en essence n’atteint pas le niveau de l’écriture littéraire sauf par exagération, est ce que Tahar Ben Jelloun écrit sur commande. » 


Le défunt Choukri, qui a déclaré que Tahar Ben Jelloun n'hésitait pas à écrire des histoires et des articles dans des journaux et magazines touristiques français, je ne sais pas ce qu'il aurait dit s'il avait vécu jusqu'à nos jours et avait vu Ben Jelloun passer de la rédaction d'articles folkloriques sur commande dans des magazines touristiques triviaux, contre rémunération uniquement, à la rédaction d'articles policiers dans l'un des sites de diffamation marocains les plus connus, en échange d'argent et d'autres choses provenant du Makhzen.


La dernière chose que l'on a demandée à Tahar Ben Jelloun d'écrire, et qu'il a écrite sous la dictée, était son attaque contre l'historien Maâti Monjib, après la publication par Le Monde d'un article sur le calvaire de Monjib avec les autorités marocaines, qui lui ont fermé les aéroports après l'avoir emprisonné, suspendu de son poste de professeur d'université, diffamé dans la presse à scandale contrôlée par les services de renseignement et fait perdre son emploi à sa femme.


Au lieu de manifester sa solidarité avec un écrivain comme lui, victime de tant d'injustices, ou au moins de garder le silence, il a écrit : « Je ne connais ni Maâti Monjib, ni son prétendu travail d'historien. Je condamne le manque d'intérêt du journaliste [faisant référence au journaliste du Monde] pour les raisons qui ont conduit à sa condamnation : une sordide affaire de détournement de fonds. »


 Mais le cas de cet universitaire fournit matière à réflexion aux ennemis du Maroc. 


En quoi cet homme menace-t-il le régime marocain ? Et ce régime est-il si faible qu’il craint ses propos ?


Ce qui m’a rappelé ce que Mohamed Choukri disait dans son livre « La séduction du merle blanc », il y a une trentaine d’années, à propos de Tahar Ben Jelloun, écrivain sur commande, c’est ce que Ben Jelloun a écrit à propos de Mounjib, lorsqu’il a dit : « Je ne connais ni Maâti Mounjib, ni ses prétendus travaux d’historien. » 


Si vous ne le connaissez pas, pourquoi avez-vous pris parti pour la version politico-policière selon laquelle Mounjib était impliqué dans une affaire de détournement de fonds ?

 Si Tahar Ben Jelloun était un écrivain indépendant, écrivant de sa propre source, il aurait mené une petite enquête et serait arrivé à la vérité : les organisations internationales que la police politique et son système judiciaire corrompu accusent Mounjib de détournement de fonds l'innocentent et confirment que sa relation financière avec elles est transparente et saine. 


Si Tahar Ben Jelloun était lui aussi un écrivain indépendant, écrivant selon ses propres convictions et non selon ce que lui dictent les adversaires de Maâti Monjib, il se serait consacré à la lecture des ouvrages de Monjib pour savoir s'il méritait ou non le titre d'historien.


Il est indigne d'un écrivain respectable que Benjelloun écrive en admettant : « Je ne connais ni Maâti Monjib, ni son prétendu travail d'historien », puis l'attaque.


Le professeur Mohammed Bougali a soutenu, dans son livre « Espaces d'écriture au Maroc », Mohamed Choukri a dit ce qu'il a dit et a ajouté : « Tahar Ben Jelloun écrit sur les Marocains et les Arabes de manière imprudente et publie à la demande. » 


Dans la dernière interview que j'ai vue de lui, il y a environ trois ans, sur Medi1 TV, le journaliste lui a demandé à la fin de l'émission son avis sur trois noms : il a mentionné le romancier et critique Mohamed Berrada, et il a répondu : Il m'a attaqué lors d'un salon du livre et a dit aux journalistes, en ma présence : « Voilà un écrivain raté qui ne connaît ni le Maroc ni la langue arabe. » 


Il a ensuite mentionné le sociologue Abdelkebir Khatibi, et celui-ci a répondu : C'était un ami proche, mon professeur de sociologie, et il m'a aidé, mais un jour il m'a dit : Nous allons mettre fin à cette relation car tu es un opportuniste.


  Lorsqu'il l'interrogea sur Mohamed Choukri, il marmonna une excuse pathétique, affirmant que Choukri n'avait pas de roman lorsqu'il lui a traduit « Pour le pain seulement » en français, et que les écrivains marocains ne l'appréciaient pas...


 Mais Tahar Ben Jelloun ne nous a pas dit pourquoi Choukri avait rompu les liens avec lui. 


Dans un entretien mené par le dramaturge Zoubir Ben Bouchta, Choukri a déclaré à propos de Ben Jelloun : « J’accepte la jalousie, car c’est un sentiment humain normal, mais je n’accepte ni la haine ni l’envie. C’est ainsi que ma relation avec lui s’est terminée. » 


Lors d'une conférence de presse, un journaliste italien qui comptait venir à Tanger pour m'interviewer m'a demandé son adresse.


 Tahar Ben Jelloun lui a répondu : « Je ne l'ai pas. Allez à Tanger, vous n'aurez aucun mal à le trouver. Il traîne toujours dans les bars où il mendie pour boire. » 


Voilà qui est Tahar Ben Jelloun : un flatteur du Makhzen (l'establishment marocain), un bénéficiaire des fruits de la corruption et du despotisme, une voix pour la bourgeoisie consommatrice superficielle, un marchand de folklore vendant des contes fantastiques au lecteur occidental.


 Avant tout, il est un ennemi des véritables intellectuels. En effet, il est un ennemi des Marocains et de la résistance palestinienne. 


Fin novembre 2016, Tahar Ben Jelloun a déclaré lors d'un séminaire en France que « le fait que la plupart des électeurs marocains aient voté pour un parti islamiste rétrograde, réactionnaire, homophobe et raciste [faisant référence au Parti de la justice et du développement] signifie que le peuple marocain est illettré et que nous ne lui avons pas expliqué quelles sont les véritables valeurs de la démocratie ». 


L’anthropologue Mohamed Naji a répondu à Tahar Ben Jelloun en affirmant que les Marocains, indépendamment de leur affiliation politique et de leur religiosité, étaient intelligents et conscients des affaires publiques lorsqu’ils votaient pour le Parti de la justice et du développement. 


Le survivant a rappelé à Tahar Benjelloun l'affaire de l'esclavage de sa domestique mineure, qui avait fait grand bruit dans les médias français en 2000, et lui a dit :


 « Comment quelqu'un qui a exploité l'innocence d'une domestique et l'a employée illégalement dans un pays démocratique peut-il donner des leçons au peuple marocain ? »


Quant à la haine de Tahar Ben Jelloun envers la résistance palestinienne, elle surpasse même celle des sionistes les plus fervents, et il suffit de rappeler ces paroles


 L’indignation morale qu’il a exprimée dans le journal français « Le Point » le lendemain de l’inondation d’Al-Aqsa, lorsqu’il a déclaré : « Je ne trouve pas les mots pour exprimer l’horreur que j’ai ressentie face à ce que les combattants du Hamas ont fait aux Juifs. La brutalité, lorsqu’elle s’attaque aux femmes et aux enfants, se transforme en sauvagerie, et elle n’a aucune excuse ni justification. »


En lisant les propos de Tahar Ben Jelloun, empreints de son parti pris quasi policier habituel, à propos de Maâti Monjib, je ne peux que faire écho aux paroles d'Al-Mutanabbi adressées à cet historien et intellectuel engagé : « Si une critique vous est adressée par un inférieur, c'est la preuve de ma perfection. » 


Et à Tahar Ben Jelloun, je dis : comment pouvons-nous vous laver de votre passé sordide si vous persistez à mourir sans même chercher la purification (La Tahara) par le silence ?

Visite réussie du pape


 en Algérie




Lundi dernier, l'Algérie, en tant qu'État et en tant que peuple, a accueilli le pape Léon XIV du Vatican, lors d'une visite historique d'une grande importance symbolique, car aucun pape n'avait visité le pays natal de saint Augustin, l'un des plus grands penseurs chrétiens d'avant l'avènement de l'islam.


Le président algérien Abdelmadjid Tebboune était en première ligne pour accueillir le pape, dont la visite de deux jours visait à « poursuivre la construction de ponts entre le monde chrétien et le monde islamique », comme l'a déclaré à l'AFP l'archevêque d'Alger, le cardinal Jean-Paul Vesco.


Cette visite – qui comprend quatre pays africains – revêt une forte dimension personnelle pour le pape, puisqu’il marchera sur les traces de saint Augustin, le grand penseur chrétien du IVe siècle après J.-C. dont l’héritage spirituel nourrit son pontificat.


Dans un contexte international tendu par la guerre au Moyen-Orient, la coexistence pacifique sera au cœur du message du pape dans ce pays de 47 millions d'habitants où l'islam est religion d'État.


Dans l'après-midi, le pape a visité la Grande Mosquée d'Alger, l'immense monument architectural qui comprend le plus haut minaret du monde (267 mètres), avant de se diriger vers la cathédrale Notre-Dame d'Afrique, le site chrétien le plus important du pays, surplombant la baie d'Alger.


Lors d'une cérémonie réunissant chrétiens et musulmans, le chef de l'Église catholique, qui compte 1,4 milliard de fidèles dans le monde, a lancé un appel à la fraternité dans un pays où les catholiques représentent moins de 0,01 % de la population.


Cette visite marque le début du premier grand voyage international du pape, âgé de 70 ans, qui le conduira par la suite au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale, pour un périple de 18 000 kilomètres dans le cadre d'un programme chargé.


L’étape la plus symbolique et personnelle pour le Pape a eu lieu mardi, lorsqu’il a visité la ville orientale d’Annaba (anciennement connue sous le nom d’Hippone), où saint Augustin (354-430) était évêque.


Dans son premier discours en tant que pontife, depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre, Léon XIV se présenta comme « un fils de saint Augustin », en référence à l'ordre des Augustins.


À Annaba, il a visité le site archéologique d'Hippo Regius, où subsistent encore les vestiges de la ville romaine et chrétienne et présidé une messe dans la cathédrale qui surplombe la ville.


À cette occasion, l'Algérie, tant ses dirigeants et personnalités politiques que son peuple, a démontré que ce grand pays du Maghreb jouit d'une crédibilité considérable auprès de l'Occident chrétien.


Cette visite s'est déroulée dans un climat tendu entre le président américain, qui a qualifié le pape "d'insensé", lorsque et le pape a de son côté, a déclaré ne pas avoir peur de Trump et vouloir mettre fin à la guerre en cours au Moyen-Orient.


Le pape a également appelé à la fin des attaques israéliennes contre le Liban. 


Les préparatifs de cette visite ont duré plus d'un an, et la présidente italienne Giorgia Meloni, actuellement l'une des personnalités européennes les plus proches de l'Algérie, a joué un rôle crucial pour sa réalisation.


L’accueil du pape en Algérie par le cardinal français Vesco peut être considéré comme un coup dur pour l’État français, qui a perdu toute crédibilité auprès de l’Algérie.


Le président Tebboune a profité de cette visite pour organiser une rencontre entre le pape et l'ambassadeur de la République sahraouie en Algérie.



Mohammed VI est vraiment...

 ... un roi prédateur   Le journal en ligne néerlandais AD a publié un long article du journaliste néerlandais Frank Renout, dans lequel il ...