.
En plus, il n'a que 17 ans...
Depuis le 15 août et jusqu'au 15 septembre 2014, l'ensemble de ce que compte le Maroc comme professionnels ou amateurs de football, s'est littéralement déchaîné contre le jeune Mounir Haddadi, le jeune prodigue du FC Barcelone, à peine âgé de 17 ans.
Du nouvel entraîneur de la sélection nationale marocaine de foot, le sieur Baddou Zaki, au président de la Fédération royale de foot, Faouzi Laqjaa en passant par le ministre de la Jeunesse et des sports, le sieur Ouzine, tous se sont donné le mot pour crier "haro sur le baudet" et accuser le jeune compagnon de Leonel Messi et Junior Neymar de traîtrise envers son pays d'origine, le Maroc.
C'est que, sollicité par le coach de la sélection Roja pour se joindre à l'équipe d'Espagne, Mounir a décliné platement l'appel que lui avaient lancé les éminences footballistiques du plus beau pays du Monde, préférant évoluer au sein de l'équipe nationale espagnole.
La presse marocaine quasi unanime de même que des milliers de facebookers marocains se sont ligués contre Haddadi pour dénoncer son absence totale de patriotisme envers le Maroc.
Quand on sait que l'adolescent est natif d'Espagne et que son père a emprunté à deux reprises une patera (barque de la mort) pour traverser le détroit de Gibraltar afin de fuir la misère qui était la sienne et celle de sa famille à Tetouan, on est en droit de se demander de quel patriotisme il devra faire preuve, encore moins son fils qui n'a connu le Maroc que lors des longues files d'attente humiliantes lors des contrôles tatillons au port de Tanger lors des visites marocaines de sa famille.
A rappeler que le papa de Mounir s'était fait arrêter une première fois lors de sa tentative de quitter clandestinement le Maroc et présenté au procureur du roi de Tanger pour tentative d'immigration clandestine et que ce fut lors de la seconde tentative qu'il a réussi à rallier la terre ibérique et à trouver, grâce à son courage, une issue à son no futur marocain.
Et on vient lui faire des leçons ainsi qu'à son jeune fils de patriotisme
Ceci au moment où hommes d'affaires, ministres et parlementaires marocains disposent de la double nationalité et acquièrent des biens meubles et immeubles à Paris, Quebec ou Londres, lorsqu'ils n'envoient pas leurs rejetons poursuivre leurs études dans les meilleures universités et autres instituts occidentaux.
Ou quand ils envoient leurs femmes accoucher en Europe au Canada ou aux USA pour émarger à la nationalité de l'état où l'épouse a donné naissance à son rejeton.
Et puis, tout le monde sait qu'aujourd'hui, le foot professionnel est devenu un business très rentable et que les options prises par les joueurs pro sont d'abord destinées à faire gonfler le compte en banque qu'à défendre un drapeau et un hymne par patriotisme.
S'il avait opté pour le Maroc, Mounir Haddadi aurait subi le minable sort de Boussoufa ou de Carcela qui ne rêveront jamais du jour où ils disputeront le Mundial ou l'Euro.
Un traître riche vaut mieux qu'un patriote désargenté et au Maroc, des anciens joueurs internationaux et des artistes de talent sont en train de crever la dalle aujourd'hui et ne survivent que grâce aux dons et à la charité des Mouhssinine (bienfaiteurs)
Ceci, pendant que les descendants des anciens vrais traîtres qui ont collaboré avec le colonialisme espagnol et français tiennent aujourd'hui le haut du pavé au Maroc
;
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire