samedi 20 juin 2026

Affaire Achraf Hakimi

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Analyse des réactions du public marocain 



Ce qui est surprenant, voire choquant dans ces réactions hostiles a la justice francaise réside dans les attaques des Marocains contre le système judiciaire français, accusé de  tenter de porter atteinte à la dignité du Maroc et de contrecarrer les succès d'un footballeur marocain.


Cela survient à un moment où le pouvoir judiciaire francais a démontré, et continue de démontrer, son indépendance totale, tant par le passé que dans les affaires majeures qu'il instruit actuellement, comme le procès et la condamnation de feu le président Jacques Chirac et de son Premier ministre Juppé, ainsi que de l'ancien président Sarkozy, du ministre socialiste Patrick Balkany et du ministre Cahuzac, et sa récente décision contre Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, l'empêchant d'exercer toute fonction politique. 


La liste est longue en la matière, ce qui témoigne de cette indépendance et de cette intégrité.


Il est vrai que ces jugements et condamnations contre ces hauts responsables politiques sont sujets, après leur prononcé, à des interventions et pressions politiques émanant des milieux politiques et partisans français, ainsi que des milieux financiers et d'influence, mais les décisions et arrêts du pouvoir judiciaire au cours de la procédure ne sont soumis à aucune pression. 


Toute pression, quelle qu'en soit la provenance, peut être contre-productive pour l'accusé. 


La justice française a également fait preuve d'intégrité en condamnant les deux journalistes qui avaient tenté de faire chanter le roi du Maroc, après qu'il a été prouvé qu'ils avaient reçu de l'argent de l'avocat de Mohammed VI en échange de l'abandon de la publication d'un livre critiquant les actions du chef de l'État marocain.


Quelles sont les réactions de l'opinion publique marocaine concernant l'affaire Hakimi, et auparavant l'affaire Lamjarred et d'autres affaires ?


Concernant Hakimi, il n'y a pour l'instant ni verdict ni condamnation contre le joueur marocain. 


Il a simplement été convoqué, ainsi que son accusatrice, devant le tribunal correctionnel afin d'examiner les charges et d'entendre les versions des deux parties.


Alors comment, dans cette situation, et à un moment où le pouvoir judiciaire applique à la lettre les procédures reconnues, une personne dépendante à la drogue et au whisky, comme l'acteur de sitcoms ridicules, Rafik Boubker, peut-elle s'attaquer à un système judiciaire bien établi comme le système judiciaire français ?


Comment quelqu'un qui n'a même pas de quoi recharger son téléphone ou se procurer des cigarettes au detail peut-il critiquer ce système judiciaire prestigieux ?


La réponse à cette question est simple et claire : les critiques adressées à la justice française par les « voyous » et les individus armés de sabres dans les quartiers populaires de Casa, Marrakech ou Rabat proviennent d’une comparaison erronée dont ce public est convaincu entre une justice marocaine qui fonctionne selon des instructions venues d’en haut et peut revenir sur les principes d’un procès équitable, et une justice juste, digne et indépendante.


De plus, il est impossible en France pour toute personne marocaine, quel que soit son rang, même s'il s'agit du roi du Maroc lui-même, d'intervenir pour faire pression sur le pouvoir judiciaire français.


Cela a été clairement démontré dans le cas de Saad Lamjarred, pour lequel le monarque marocain avait désigné,  son propre avocat et s'est engagé à payer les frais nécessaires à son procès en France.


La justice française a ses propres priorités dans l'organisation de son travail et l'examen des affaires qui lui sont soumises, et elle se moque bien de savoir si Hakimi concourt pour le Ballon d'Or ou s'il participe à la Coupe du monde.


C'est une réaction qui concerne les ignorants, les voyous et la racaille parmi les Marocains.


En fin de compte, le public marocain et le public arabe en général, doivent se rendre compte que ceux que nous appelons stars du sport ou artistes peuvent croire que leur célébrité et leur notoriété leur donnent le droit d'agir et de violer la vie et la dignité des autres, notamment en ce qui concerne les crimes sexuels, car ils croient que leur notoriété leur en donne la possibilité. 


Ce machisme s'applique également à des criminels en col blanc ​​comme Epstein, le chanteur Bruel et l'ancien ministre Dominique Strauss-Kahn (DSK), qui vit actuellement à Marrakech et offre sa maison à tous ses amis  Français pédophiles.


Que chacun s'occupe donc de ses affaires et que la justice française fasse son travail, comme le dit le proverbe français : "Chacun à sa place et les vaches seront mieux gardées"

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