BRUXELLOIS, SUREMENT !
Tout va très bien Madame la Marquise. Le ciel est bleu. Pour vivre heureux, vivons cachés. Pour faire une Khoubza, il faut du blé, de l'eau et de la levure....
Hier, jeudi 5 novembre, à quelques jours de la commémoration de l'armistice du 11 novembre 1919, notre gouvernement a renoué avec les heures les plus sombres de notre histoire.
La loi autorisant les violations des domiciles des Belges a été voté par l'ensemble des partis de la majorité de la droite extrême siégeant au sein d'un gouvernement à la botte des séparatistes flamands
Un rappel historique s'impose
Durant la Seconde Guerre mondiale, sous l'administration militaire allemande, l'inviolabilité constitutionnelle du domicile belge a été totalement annihilée au profit d'objectifs précis :
1. La traque des Juifs et des Tsiganes
Les habitations privées des populations juives ont fait l'objet de violations brutales, de perquisitions impromptues et de pillages de grande envergure.
L'occupant recourait aux rafles nocturnes directement au domicile des familles pour alimenter le camp de regroupement de la Kazerne Dossin à Malines, en vue de leur déportation.
Ces intrusions s'accompagnaient de la confiscation immédiate des biens matériels et mobiliers (politique de spoliation
2. La lutte contre le Marché Noir et la fraude
En raison des pénuries extrêmes, des services de contrôle spéciaux et la gendarmerie violaient les domiciles des fermiers ou des particuliers suspectés de dissimuler des denrées alimentaires ou de pratiquer le marché noir.
Les forces d'occupation procédaient à des réquisitions forcées de vivres, de métaux et de textiles directement chez l'habitant
Ne nous y trompons point
La promulgation de cette loi n'est nullement destinée à "capturer" des immigrés clandestins en vue de les expulser.
Son véritable objectif ne vise rien d'autre qu'à nous habituer a l'introduction dans notre arsenal legislatif de mesures liberticides - et limite - fascistes décidées par un état de plus en plus policier.
Durant les derniers jours de la semaine qui s'achève, seul quelques milliers de citoyens se sont joints à la chaîne humaine que nous avons formée autour du Palais de Justice bruxellois
Le PS bruxellois dont le président Laaouej, très occupé par les cumuls multiples de ses mandats n'a pas jugé opportun de mobiliser ses troupes khoubzistes, pour se joindre à ces marches citoyennes.
Si nous n'y prenons pas garde, demain, ce sera autour des citoyens recevant chez eux des chômeurs, des sans abris ou des pauvres, d'assister à la violation de leurs domiciles par des descentes policières
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