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Le richissime homme d'affaires Lahcen Jakhoukh déshérite sa famille au bénéfice de Mustapha Aziz
Lahcen Jakhoukh, patron de la société Drapor (1) décède le 9 juin 2015 à Paris après avoir, sur son lit de mort, signé un testament par lequel il déshérite sa famille au profit de Mustapha Aziz.
(1)Drapor (Société de Dragage des Ports) était une entreprise marocaine fondée en 1984, spécialisée dans le dragage des ports et le traitement du sable, et leader sur ce marché au Maroc avant d'être privatisée en 2007.
L'entreprise, rachetée par le groupe Satram, a été mise en liquidation judiciaire en juin 2023 en raison de sa situation financière compromise, et ses biens ont été mis aux enchères en septembre 2024.
Début mai 2015, Lahcen Jakhoukh est agonisant à l'hôpital Paul Brousse à Villejuif (Région parisienne).
Atteint en septembre 2014 d'un cancer du pancréas diagnostiqué à un stade avancé, Jakhoukh, homme d'affaires franco - marocco - malien, se sait condamné à court terme, malgré l'assistance étroite de plusieurs médecins et sa surveillance 24 heures sur 24 par des infirmières.
Il est résigné après avoir épuisé différentes formules de soins dont des chimios.
L'infirmière qui le surveille le trouve confus par moments
Pourtant, le malade appose son paraphe le 5 mai 2015, en présence de son notaire et de deux témoins, sur plusieurs documents importants dont son testament comportant un texte qu'il dicte à partir d'un feuille pré - rédigée:
"J'institue pour légataire universel, mon ami le docteur Mustapha Aziz. qui a été le seul à me soutenir et à m'aider dans les épreuves douloureuses.
Mon légataire aura les pouvoirs les plus étendus pour prendre toutes les décisions concernant mon patrimoine successoral avec pour instruction formelle d'exclure mes enfants et Madame Loudiyi (épouse de Jakhoukh) ainsi que ma famille proche et toute personne mandatée par ma famille".
L'infirmière déclarera plus tard: "La main est fébrile et la signature est méconnaissable"
Sans transition, le notaire enregistre une reconnaissance de dette d'un montant de 10 millions d'Euros au profit de Mustapha Aziz
Dans la foulée, Jakhoukh fait don dans un troisième document ajouté au testament, d'un tiers de ses biens mobiliers et immobiliers au Gabon et au Maroc, dont des sociétés
Quel en est le bénéficiaire ? Mustapha Aziz, comme de bien entendu qui aura selon la volonté de Jakhoukh, pour mission de créer et de développer les oeuvres caritatives de son choix
Et comme il fallait taper le fer tant qu'il est chaud, un mois plus tard, le 14 juin, Mustapha Aziz lance à Casablanca, la Fondation internationale Lahcen Jakhoukh
La famille réagit
Comme on pouvait s'y attendre, les fils et la veuve Jakhoukh qui voient filer sous leur nez la fortune du père et du mari, estimée à des centaines de millions d'Euros, conteste la validité des documents signés par le père et tentent de récupérer tant les biens concédés à Mustapha Aziz que les sociétés lui ayant été cédées par le défunt.
Des avocats entrent en scène et saisissent sans attendre une experte officiant pour des tribunaux parisiens
Celle ci, après comparaison de la signature figurant sur le testament et ses annexes avec des échantillons de signatures du défunt situées entre 2002 et 2014 conclut à une altération au niveau du tracé qui démontre une sérieuse difficulté à signer.
Cette altération est visible à partir de 2014, année de la déterioration de l'état de santé de Lahcen Jakhoukh .
Sur le document de la reconnaissance de dette, l'experte relève, outre une altération de l'écriture, de nombreuses retouches et des ratures qui pourraient être, selon elle, dues à la recopie d'un texte, ainsi que des fautes sur le nom de famille pouvant indiquer une insanité de l'esprit
De leur coté, deux médecins sollicités pour émettre un avis au sujet du dossier médical du défunt, ont abondé dans le sens de l'experte
Le testament ayant été signé en France, il revient en conséquence à la justice hexagonale de statuer sur sa validité.
Le jugement
En 2023, outre l'annulation par la justice française, des documents
ayant été utilisés par Mustapha Aziz pour son appropriation des biens de Lahcen Jakoukh par le truchement d'un testament "signé" par la victime sur le lit de son agonie,
la justice marocaine, saisie de la plainte introduite par les héritiers
de Jakhoukh contre Aziz, a émis le jugement ci - après:

Ce jugement confirme celui produit par la
justice française et condamne Mustapha Aziz à 6 ans de prison ferme et
au versement d'une amende de 150 000 dirhams
Celui qui bénéficie
en Belgique du soutien de l'ex parlementaire marocaine Latifa Al Hammoud
est également condamné au Maroc à l'obligation de détruire les
documents ayant servi à son arnaque

Les Belges du Maroc de Demain
Guère refroidi par sa condamnation à restituer les biens indument détournés et à exécuter la décision de justice relative à son incarcération, l'homme d'affaires qui se dit détenteur d'un doctorat, cherche à regagner la surface, par la porte de l'associatif et du politique
Il a lancé en début de cette année une initiative visant à fonder un mouvement ayant pour vocation de fédérer les Marocains vivant à l'étranger (Marocains du monde ou MDM)
Pour ce faire, il n'a pas hésité à s'adjoindre le concours de deux escrocs patentés en les personnes des tristes sires Mohamed El Moutazakki et Hicham Jerando
S'étant fait connaitre il y a quelques années comme défenseur des personnes spoliées de leurs biens au Maroc par la fameuse mafia de l'immobilier, Mohammed El Moutazakki, a fini par tomber dans les filets de la police marocaine lors d'un perquisition effectuée dans une villa située à Casablanca
Une quantité importante de cocaïne fut saisie par la police dans la chambre qu'occupait l'intéressé dans la villa susmentionnée
Quant à Hicham Jerando, qui à partir du Canada où il réside et multiplie la diffusion de clips et autres shorts imbuvables sur Tik Tok, pour soit disant dénoncer la corruption qui sévit dans les hautes sphères marocaines (politique, Sécurité et Justice), il vient d'être condamné au Maroc, en son absence, à 15 ans de prison pour atteinte à la Sûreté intérieure de l'état et pour trafic d'êtres humains.
Irresponsable et narcissique comme on n'en fait plus, il a entraîné toute sa famille résidant au Maroc dans ses délires pseudo politiques.
De nombreux membres de cette famille sont poursuivis et condamnés.
Pour certains d'entre eux, dont une mineure, pour complicité et soutien aux activités louches du personnage.
Au Canada, Jerando s'est vu récemment condamner à exécuter 150 heures de travaux d'intérêt général et à verser 10000 dollars canadiens pour avoir diffamé un juge marocain et porté atteinte à la réputation de ce magistrat
Ce sont ce genre d'individus, limite tarés, qui s'autoproclament représentants des Marocains du monde (MDM) et qui ambitionnent de jouer un rôle politique de premier plan au Maroc, à travers leur association - parti "Maghreb Al Ghad" (Le Maroc Demain)
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